Gironde, ch.-l. d'arr
4. En s'en retournant, le duc d'Anjou mit le siège devant Bazas (19 août 1378), qui avait été ravitaillé dès le 23 juillet par la ville de Bordeaux {Rec. Off., Queens Rem., Mise, Realm of Fr. ^) ; il était de retour à Toulouse le 6 octobre (Dom Vaissete, t. IX, p. 868).
5. Au 12 mars 1378, la flotte fournie par Baj'^onne au roi d'Angleterre ne comptait guère que 11 nefs et barges sous le commandement de l'amiral de Bayonne (Rec. Off., Treas. of thc Rec., Mise. ^, n» 36).
6. Mathieu de Gournai, sénéchal d'Aquitaine, est nommé sénéchal des Landes le 2 août 1378 (Rec. Off., Fasc. Rolls, 2 Rich. II, m. 6).
SOMMAIRE DU DEUXIEME LIVRE, gg 40-82. xl:x
Henri, sur le conseil d'un ne'cromancien de Tolède, lève le siège et vient se reposer à la Corogne*, tandis que les Espagnols et les Bretons se retirent dans les petits forts qu'ils avaient pris, et que le connétable de Castille avec 10 000 Espagnols met le siège devant Pampelune, défendu par le vicomte de Castelbon, le seigneur de Lescun et le Basque, à la tête de deux cents lances. Le roi de Navarre attendait toujours à Tudela^ l'armée anglaise, forte de 1000 hommes d'armes et de 2000 archers qui, sous les ordres du seigneur de Neuville et de Thomas Trivet, faisait à Pl}'mouth ses préparatifs pour aller à Bordeaux, sans pouvoir opérer sa traversée pendant plus de quatre mois, tous les grands bateaux anglais étant employés par le duc de Lancastre.
Le duc de Bretagne vient trouver à cette époque^ le comte de Flandre, son cousin, qui, à la grande indignation du roi de France, le garde auprès de lui plus d'un an et demi. P. 69, 70, 30o.
Le duc de Lancastre attendait toujours à l'île de Wight le vent favorable pour partir. -Avec lui étaient le comte de Salesbury, amiral de la mer, le comte d'Oxford, connétable de l'armée, le comte Richard d'Arondel, et autres vaillants écuyerset chevaliers*. Quand le vent est enfin favorable, la flotte anglaise se dirige vers la France^; et ayant appris que l'armée française est devant Evreux et la flotte française dans les eaux de Cherbourg, le duc de Lancastre côtoie la Normandie et passe devant Cherbourg. Il ne rencontre point les vaisseaux français, car l'amiral Jean de Vienne