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npiniàlrt''monl fidèle à ses principes. Les grandes inslilnlions sont (elles, et leur principe primordial persiste, iis(^bien des biais et reparait leinèine jnsfprà extinction.
Un catholique éclairé, (jui sortait de France, était tout étonné du catholicisme superstitieux etun pou idolàtrique d'Anvers, de Fribourg, de Tolède ou de Rome : désormais il n'y aura plus lieu à cet étonnement.
Tout ce qu'il y a de jeune dans le catholicisme en France, tout ce qui est arrivé là par l'imagination, par les idées absolues, par les systèmes, par la tète plutôt que par le cœur, par la mode, les disciples des cathédrales et de Varl c/irélieu, les convertis du Sa'uU-Sinionhme enclins à la théocratie, les hommes venus, là au sortir du jacobinisme révolutionnaire ou même sans en sortir (et il y a un noyau dont le type est Bûchez), tout cela forme une milice ardente, violente, ou même légère, qui paratle dans les églises aux Semaines Saintes, qui guerroie dans les journaux, et (jui essaye le tapage aux cours. Il n'y a plus là ombre de la vieille et saine religion gallicane et de celte modération qui marquait ses mœurs comme ses idées.
Est-ce à dire que de telles ("actions aient chance de triompher et de prévaloir? Oh! non pas. Ce n'est qu'une petite jiorlion plus bi'illanle que solide, plus bruyante ipie capable de rien foiidor. l\à pensée est que, s'il suit ce train, le calholicisme en France vise à la nord'.
liiiMi ne fait plus de bruit (|u'une secle, lien n'est moins au centre d'un, pays et d'iin temps.
Le jésuili«;me gagm^ en France sans aucun (louh\ On
ClinONIQLES PARISIENNES. àr>
nie tlonne quc.l(|ucs renseigncnifinls que je crois assez exacis. Il y a à l'heure qu'il est plus ileneuf cents jésuites ou afiiliés en France, leur méthode est autre que sous la Restauration; ils avaient alors trois ou quatre grands centres pour appeler les regards et planter leur pavillon (Saint- Achcul, elc, etc.). Les temps sont changés; ils vont en détail et font entrer l'ennemi dans la place par petites bandes. Exemple : un jésuite prédicateur est envoyé de Paris dans un diocèse; il prêche, il a du succès, on vient à lui pour la confession. Il s'oflre au curé de la paroisse pour le soulager, il fait bénévolement fonction de vicaire. Puis, au bout de quelque temps, il lui arrive de Paris une couple d'acolytes. 11 fait alors à l'évèque une demande d'habiter dans le diocèse, d'y dire la messe, d'y confesser : demande accordée. Et la maison se peuple insensiblement, mais (Vun nondjre (jui n'excède pas vingt, afin de ne pas tomber sous la loi qui régit les associations. Ainsi en bien des lieux ils s'emparent de la prédication et de la confession. Telle est la tactique actuelle, digne de ces maîtres en savoir-faire.
Mais rien de gravement menaçant au fond pour une nation, pour une société qui les secouera d'un revers de main le jour où ils oseraient oublier qu'ils n'ont jamais été chez eux en terre de France.
■le les trouve bien plus grav(Mnent menaçants pour le calliolicisme même qu'ils compromettent en l'identitianl avec eux. Conclusion : le jésuitisme peut encore gagner beaucoup en France, et le catholicisme pourtant continuer (le perdre. Le gallicanisme en se dissolvant a laissé
ii; CHRONIQUKS PAHISIENNES.
un grand lu'iilage; les jésuites peuvent en saisir un vaste
lambeau, mais la masse n'en sera pas moins diminuée,
disséminée.
Et puis la prochaine génération d'hommes d'État promet peu d'être favorable au clergé. Guizot patiente, gêné peut-être à cet endroit par sa position même de protestant et par les ménagements dus à la conscience do la reine. — Mais viennent Thiers, Ilémusat, les autres... Si le clergé remuait alors, il ne trouverait plus celle espèce de sympalhie politique que les hommes essenliellement conservateurs sont accoutumés à lui accorder.
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