‹ Chroniques politiques, 1860-1865Chapitre 34 sur 39 · Mùmtear uhmerfel àVL 18 mars · texte numérisé non relu

Mùmtear uhmerfel àVL 18 mars

assure n'avoir rien \u de pareil eu étudiant la question des vins. Il n'est même pas éloigné de croire qu'il pourrait bien y avoir au fond de ces bruits une conspiration ourdie contre son repos ; cependant ils ont fait quelque impression sur lui, et il n'a pu cacher sa perplexité. Cette campagne, a-t-il dit, n'est pas bonne. C'est* aussi notre opinion.

Ce débat qui, à nos yeux, domine tous les épisodes delà discussion de l'adresse, a quelque peu rejeté dans l'ombre les luttes oratoires d'un ordre plus élevé, mais d'un caractère moins pressant, qui l'ont précédée. La question italienne, nettement résumée dans ses termes actuels par un habile discours de M. J. Favre, a fourni à M. Billault^ l'occasion de faire applaudir une seconde fois son discours au Sénat, orné de quelques variantes nouvelles. Ce discours a reçu dans celte seconde édition des développements extrêmement étendus, mais il a été absolument impossible au public d'en rien conclure avec quelque vraisemblance au sujet des intentions ultérieures du gouvernement français vis-à-vis de la cour romaine, ce qui a fait que cette harangue a été d'enthousiasme et séance tenante classée parmi tes chefs-d'œuvre de la tribune. Cette façon de donner des éclaircissements a produit sur la Chambre un effet indescriptible. C'est ainsi qu'on juge aujourd'hui de l'éloquence politique ; les idées se sont, on le voit, quelque peu modifiées à cet égard depuis Mirabeau. Tout ce qu'on a pu inférer du discours de M. Billault, c'est que le gouvernement français est bien décidé à rester impartial entre les deux extrêmes, explication qui n'est pas d'une clarté suprême. On est fort embarrassé pour y trouver autre chose.

De l'aveu même de l'orateur officiel, le gouvernement

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