Voir U séance da Corps législatif du il mars
-JL
I tiar- **
français se présente à Rome comme conciliateur entre des prétentions opposées. Là, deux partis sont en présence ; tous deux ont leur programme parfaitement défini, mais ils ne peuvent tomber d'accord à cause de Técart considérable qui existe entre les conditions qu'ils mettent en avai)t ; survient un médiateur inspiré, assure-t-il, par Tamour désintéressé de la paix, par la pure philanthropie; il s'engage à concilier tous les intérêts, et, pour commencer, il déclare hautement n'accepter ni l'une ni l'autre des transactions proposées. Des deux côtés on lui demande alors celle qu'il a imaginée lui-même pour mettre fin au différend, et que répond-il, ce médiateur plein de conciliation? Il répond qu'il a bien aussi sa transaction, mais que c'est son secret et qu'il le garde. Plus tard peut-être il fera connaître ses intentions, s'il le juge à propos, mais il ne dit ni où, ni quand, ni comment. Il ajoute, en guise de consolation, que du reste le temps calme les impatiences^ que les passions sont mauvaises conseillères, que la providence est douée d'une sagesse infinie et finit toujours par arranger tout pour le mieux. Enfin, il leur dit encore ceci : Au revoir, mes amis, portez-vous bien. Portez-vous bien aux yeux de l'Europe.
Conseil excellent et qu'on ne saurait trop répéter aux malades, surtout lorsqu'on les regarde comme incurables! Cependant nous ne serons jamais de ceux qui croient bon et politique de donner des conseils de ce genre à une nation qui, quoi qu'on fasse, est destinée à guérir un jour de ses infirmités. ^
Nous préférons à cette politique d'immobilité qui, dans la même heure, reconnaît son impuissance et s'en glorifie comme d'une inspiration de sagesse, le parti pris net et tranché de l'honorable M. Keller \ organe du parti catho-