‹ Chroniques politiques, 1860-1865Chapitre 8 sur 39 · PRÉFACE. XV · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XV

Je disais tout à l'hçure que, si Lanfrey avait pu se tromper dans rappréciatiou .des hommes et des choses, il avait du moins toujours été sincère; c& n'était pas assez dire. Il faut ajouter qu'U a toujours considéré les événements de haut et à un point de vue philosophique. C'est cette tendance à présenter les fa^ts dans leur ensemble , en les reliant les uns au^ autres et en cherchant la loi de leur développement, qui, jointe à l'élévation des idées et des sentiments, marque ces Chroniques d'un caractère à part entre les ouvrages du même genre, et qui leur a donné cette portée par laquelle elles dépassent le temps où elles ont paru et le but même poursuivi par l'écrivain. L'intérêt qui s'attache aux idées d'un esprit éminent efe généreux domine ici les erreurs inévitables dans l'appréciation des faits particuliers; de même que les injustices partielles dans le jugement sur les hommes sont corrigées par le sentiment si élevé de justice 'et de morale qui règne dans, tout l'ouvrage. L'auteur a écrit un livre en croyant seulement jeter aux vents quelques pages de bon sens et de propagande libérale pour l'enseignement de ses contemporains et le réveil de l'opinion publique; le iîhroniqueur a fait œuvre d'historien*

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