D.N.B., XXXWVII
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de la digression fleurie. Les circonstances l’aidèrent sans doute à s'intéresser à Gray; le milieu universitaire où 1l avait vécu; surtout d’intimes relations avec Les survivants des jeunes amis de Gray, Stonhewer et Nicholls. Ce dernier lui parla de Gray avec vénération; écrivit pour lui, en 1808, ses Souvenirs du poète. Ces notes, fondées sur sa seule mémoire, rédigées sous une forme familière et décousue, constituaient cependant le croquis direct le plus complet que l’on possédât encore. Mathias les remania, les amplifia et en fit ses Observations on the Writings and on the Character of Mr. Gray, qui furent incorporées à son second volume *.
Par Stonhewer d’autre part, qui les tenait de Mason, Mathias avait eu connaissance des plus importants manuscrits de Gray : ses notes sur Pindare et Aristophane, son Linné, ses Commonplace Books (WM II 132, 551, 585). II y décela de remarquables exemples de son activité intellectuelle, méritant d’être connus, au moins sous forme d'extraits. Il demanda à Stonhewer d’en composer un volume. Le projet n'aboutit pas; mais lorsqu’en 1809 Stonhewer mourut, léguant au Collège de Pembroke les Commonplace Books, Mathias le reprit pour son compte : ce fut le point de départ de son travail (WM II 585-6).
De sorte que si son premier tome était en gros la reproduction de l'édition Mason”, dont il ne paraît pas suspecter la véracité, dans son second volume tout était nouveau.
Ici, il s’opposait nettement à son prédécesseur. Il s’étonnait de ce que « Mr. Mason se fût confiné dans des limites si étroites, alors qu'il avait toutes les pièces devant lui, et que
26. Ces Observations avaient primitivement pour titre Postscript to this Edition of the Works of Thomas Gray by the Editor (WM II 583-629). Au début, Mathias donne tous les détails relatifs à la composition de son édition. Les Souvenirs de Nicholls furent publiés sous leur forme originale dans MW V 31-53, mais non sans erreurs (Cf. lettre du Dr. Toynbee au T.L.S., 1 sept. 1927, 592). Pour les relations de Mathias avec Nicholls, voir aussi la lettre écrite par Mathias à la mort de ce dernier, MW V 3-21.
27. Il y ajoutait quelques pièces, notamment 17 lettres de Gray à Walpole, d'après l'édition des œuvres de Walpole publiée par Miss Berry, Londres, 1798, vol. V (BN 1599a).