PLAIT
pondance Gray-Mason est remarquablement riche en renseignements précis et instructifs; il n’épargna ni temps ni peine pour « expliquer les allusions obscures et identifier les personnages mentionnés », pour commenter les événements, localiser les références. Jamais satisfait, trouvant toujours du nouveau, il publiait en 1855 une brochure de Notes Additionnelles avec « de nouvelles illustrations du texte, qui pourront intéresser le lecteur... et servir de matériaux pour une édition future ». À ce supplément s’ajoutait un appendice, fruit de ses lectures, de ses recherches dans les périodiques ‘”.
Dans ses biographies proprement dites, Mitford fut moins heureux. Avant de songer à publier la correspondance, il avait composé une Vie de Gray pour l'édition dés poèmes de 1814. Les Memoirs de Mason constituaient sa source principale. Sans doute il utilise habilement, et avec un juste sens critique, quelques publications contemporaines; tire parti de témoignages autorisés ‘’. Îl s’ingénie à interpréter les lettres: replace les œuvres poétiques; fait un effort pour reconstituer le milieu universitaire, pour se représenter l’homme, ses idées, son caractère; entrevoit sa complexité, le mystère de son existence silencieuse”. Néanmoins, son exposé demeure rapide, quelque peu incohérent. Les grandes insuffisances de Mason subsistent. Mitford cherche dans la nuit; la matière lui manque.
Ï] ne saura pas se détacher de cette première rédaction. Concentrant son effort sur l'édition de la correspondance, il continuera à publier sa Wie avec des remaniements partiels, des notes, des appendices. S'il apporte chaque fois quelque nouveauté, il ne se préoccupe pas de l’assimiler à l’ensemble. Pourtant, au contact des documents qu’il manie, sa connaissance de Gray s’élargit, se précise et s'affirme”. D'abord