Préface, lviii-lxii
52, Ex. : Ed. 1816, xi, xxxiii, xlvi & sq., Ixxiv-v. Ed. 1836, zxvi & sa.,
xxxix, xlix, Ixv-vii.
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hostile à l'édition Mathias, il finit par en adopter le meilleur (MW V 225-332). Il fournit d'excellents aperçus suï le caractère de Gray; mais il faut les chercher dans ses arücles du Gentleman's Magazine, où il donne de longs extraits, fort osés pour l’époque, des notes de Gray sur sa maladie, en en soulignant le rapport avec sa mélancolie, sa stérilité littéraire, et le problème de sa solitude; où il découvre des détails ignorés sur son érudition, sur sa méthode de travail, sur l'intérêt, la curiosité de ses recherches ”.
Mitford eut une excellente occasion de rassembler et de fondre ces éléments lorsqu'on lui demanda une nouvelle Vie pour l'édition d’Eton *. Il ne le fit qu’à demi. Sous une forme plus légère, épurée, enjolivée, adaptée à un public plus large, il suivait son premier canevas; n’utilisait que timidement la substance de ses appendices et de ses articles, la riche matière des lettres retrouvées **.
En un sens, Mitford, et c’est la rançon de ses recherches prolongées, ne put donner à son œuvre une forme définitive, ni même exploiter complètement les matériaux qu’il ne cessait de recueillir. Jusque dans sa grande vieillesse, il poursuit une perpétuelle ébauche. À soixante-treize ans, alors qu’il publiait sa correspondance de Mason, et assistait encore à la vente des manuscrits de Gray chez Sotheby et Wilkinson, il découvrait de nouvelles lettres de West, rêvait de regrouper tous les amis de son cher poète : « Di cette façon, disait-il, nous reconstituerons à nouveau le petit cercle » **. Seule la mort vint interrompre une tâche qui ne s’achevait jamais.
Mitford n’en laissait pas moins, en dehors des mille renseignements dispersés dans ses écrits, une correspondance de Gray à laquelle, numériquement ét à une notable exception près ‘’, on ajouta fort peu par la suite; deux volumineux dos-