Trisaïeule du poète Algernon Charles
29. Ces détails sont empruntés à une page spécimen du carnet de pochede Gray pour l’année 1754 publiée dans le Catalogue of rare books sold’ by auction by Messrs. Hodgson & Co., London, Dec. 15th. 1916, p. 226.
on the Pleasure arising from Vicissitude (AB 81-3), qu'il ne devait jamais terminer.
Pendant tous ces mois, il se livre à de longues recherches pour Walpole, où s'exercent son goût et sa connaissance de l'histoire d'Angleterre. Il s’agit d'interpréter des peintures dont Walpole a fait l'acquisition; ce lui fut une occasion de se plonger dans les vieilles chroniques, dont il transcrit des pages en-
-tières. Îl s’occupe en même temps d’'héraldique pour Chute, qui vient d’hériter de la résidence familiale de The Vine (Hampshire). |
Gray quitta Cambridge dans la semaine du 21 juin et se rendit à Stoke. Mais au lieu de s’y fixer cette fois, il fait des excursions dans les environs : une première en août (inconnue); une seconde fin août et début de septembre dans le Northamptonshire et le Warwickshire. Il ne s'intéresse plus seulement à la campagne, mais aux monuments et aux souvenirs historiques des lieux. Il visite Warwick, perché sur une colline dominant l'Avon, avec son vieux château des Beauchamp et Neville, sôn vieux pont de pierre, et les ormeaux qu’aimait Sir Philip Sidney; la chapelle et ses tombeaux; Guy’s Cliff, à deux milles de la ville, sa grotte et son ermitage. Passe par Stow, Woburn et Wroxton.
De retour à Stoke au milieu de septembre, séjourne une semaine à Londres auprès de Wharton (St Pancras Lane, Cheap-
. side); rentre à Cambridge dans la semaine du 27 septembre. La fin de l’année est occupée à lire sans enthousiasme le Bar-. barossa de Brown et à terminer son Progress of Poesy, dont il est devenu las. Il l'envoie à Wharton, en lui demandant de ne pas le transcrire et de ne le montrer qu'aux spécialistes capables de scander Pindare.
Gray reste à Cambridge jusqu’au 24 avril. Pendant les mois d'hiver, son mal s’est aggravé (insomnies, douleurs au cœur et dans les reins, oppression, adénite). Cependant il a en tête de nouveaux projets d’odes pindariques, ne voulant pas publier sa première seule. Il pense à une ode sur The Liberty of Genius, en fait un plan, puis l’abandonne et commence le Bard.
Mai et juin furent sans doute passés à Stoke, mais il fit probablement quelques visites dans les environs : chez son ancien ami d'Université le Dr. Clarke, d'Epsom; à Cobham (Surrey); à Richmond. En juin, il souffre de la goutte et de trou-
bles digestifs graves, qui vont le contraindre à un régime 4 ni sévère.
Sur la côte Sud. À peine remis de sa crise, il reçoit la visite de Chute, qui l’'emmène chez lui à The Vine (mardi 15 juillet). Le samedi 19, ils partent ensemble pour une excursion sur le littoral de la Manche. Gray admire la route pittoresque longeant la côte de Fareham à Southampton (baies gracieuses, vues sur la mer et l’île de Wight, Portsmouth, Southampton). Ils visitent Titchfeld, les ruines de Netley Abbey, Bevis-Mount et Winchester. Retour à The Vine le lundi 21; Gray rentre à Stoke le jeudi 31 juillet °°.
Au cours de son voyage, il a négligé son régime: les douleurs et les troubles de digestion recommencent: il se plaint d'un malaise général et doit se résigner à consulter un médecin (Dr. Hayes), qui prescrit une saignée et un traitement dépuratif. Cette indisposition le retient à la maison pendant tout le mois d'août, et il ne peut aller chez Walpole, selon son désir.
Pourtant The Bard commence à prendre tournure; il en envoie la première partie à Wharton le 6 août, et, encouragé par l'accueil qui lui est fait, la seconde le 21.
Légère amélioration au début de septembre, qui lui permet d'aller passer une semaine à Strawberry Hill (du 3 au 9); après quoi il est encore tourmenté par de pénibles accidents. Triste, découragé, il abandonne The Bard, mais il doit rester à Stoke jusqu’à la fin d'octobre. Au retour, il s'arrête à Londres chez Wharton, qui lui a offert l'hospitalité dans son nouvel appartement (King's Arms Yard, Coleman St.) et lui donnera quelques conseils sur sa santé. Retour à Peterhouse dans la semaine du 21 novembre (au plus tôt). Il eut le regret d’avoir manqué la visite d'Edward Bedingfeld , admirateur enthousiaste de ses poèmes. À la fin de l'hiver, George Hervey, désigné pour l'Ambassade de Lisbonne, voulut l'emmener comme secrétaire. Gray déclina l'offre *?.
30. Les dates de ce voyage sont établies d’après le carnet de poche de 1755 conservé au collège de Pembroke. Cf. infra, App. |, pour les détails de la maladie de Gray.
31. De York. Parent de Lady Swinburne, avec qui Gray -avait voyagé en octobre 1753. Par des lettres en sa possession, le Dr. Toynbee fera connaître dans sa prochaine édition l'importance des relations de Gray avec cette famille.