Respectivement résidences de Shenstone et de Lyttelton
on locale qui ne lui permet pas de voyager, d'une dépression générale (« mechanical low spirits »); il tremble comme une feuille au moindre souffle de vent. Tristement, il écrit à Nicholls qu'il ne peut aller en Suisse, de ne pas l’attendre, qu'il se contentera de Old Park. Gisborne lui conseille de changer d'air; il prend un logement à Kensington. Walpole se préparant à partir pour Paris, il alla le voir, se plaignit de la goutte, de douleurs dans l'estomac. Walpole le trouva très changé et malade. Le 22 juillet, plus abattu que jamais, il rentra à Pembroke.
La dernière crise. Le 24, il fut pris d’un malaise au dîner; on dut le transporter dans sa chambre. Il demande à Brown, qui veille auprès de lui, d'écrire à Wharton de ne pas compter sur sa visite. Le Dr. Glynn est venu, a diagnostiqué « la goutte à l'estomac », mais ne se prononce pas encore sur la gravité du mal. Le 26, après une assez bonne nuit, il a des nausées, passe la journée étendu sur son canapé; toujours incapable d'écrire, il charge Brown, qui ne le quitte plus, de donner de ses nouvelles à Wharton, à Nicholls. Bientôt des convulsions l’étreignent; on fait appeler le Professeur Plumptre, qui vient, avec Glynn, deux ou trois fois dans la journée‘ Le 28, Brown, inquiet, mande Stonhewer de Londres. Le 29, les convulsions se multiplient. Sa cousine Dorothy, son vieux serviteur Stephen et Brown attendent la fin. Stonhewer arrive dans la soirée, accompagné de Gisborne. Le lendemain, ils assistent à trois consultations et repartent sans espoir. À neuf heures l’agonie commence. Gray a senti venir la mort: il s’éteignit paisiblement à || heures du soir (mardi, 30 juillet)
Par les soins de Brown, qui était, avec Mason, son exécuteur testamentaire*®’, sa dépouille fut transportée à Stoke Poges. Le 6 août, Gray fut enseveli, conformément à son désir, à côté de sa mère et de sa tante Mary Antrobus, dans le cimetière qu'il a immortalisé.
63. Cf. Memoirs of the Rev. F. Cary, I, 233, ouvrage cité par Mitford, MC, p. 487.
64. Pour ces détails, les déclarations de Cole-{MW I App. C, c) ne concordent pas exactement avec la lettre de Brown (MW IV 204). Cette dernière lettre, écrite au chevet du mourant, doit être plus conforme à la vérité.