Ap. Unger, Manctho, p
2. Ap. Wachsmuth, Li/dus, p. 264 : Mrjvi ’IouXi'<;> i0 Kvwv èijio; àvatsXXsi.
3. Il est très caractéristique que Lepsius, quand il publia le décret de Canope, déclara que cette date était une énigme qu’il ne pouvait résoudre (car l’hypothèse qu’il présente ensuite n’est pas une solution); quant à penser que le 20 juillet pouvait être une date fausse, et que le décret donnait la date vraie, il n’y songea pas du tout.
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
qui, ut supra dicturn est', et Solaris et canicularis et dei annus vocatur, nunc agi vertentem annum centesimum.
Censorin dit avec raison qu’en l’an 238 ap. J.-C., où il écrivait (c. 21, 6 sq. ; 18, 12), le 1er Thoth est tombé au 25 juin; mais la donnée suivante, qu’il serait tombé au 21 juillet en l’an 139, est fausse ; il tomba, en cette année-là, au 20 juillet1 2 * * 5. Depuis Scaliger et avec raison, — si nous ne voulons pas admettre que Censorin ait commis une erreur grave, — on a corrigé la date en a. d. XIII Kal. Aug. Si l’année 139/140, commençant au 20 juillet 139 ap. J.-C., était la première d’une période nouvelle, l’année 238/239, commençant au 25 juin 238, serait en fait la centième.
La donnée 1er Thoth = 20 juillet, pour le commencement d’une période Sothiaque, n’est pas seule en contradiction avec les témoignages qui font du 19 juillet le jour normal du lever de Sirius; il y a aussi le fait de la 4e année, où le 1er Thoth tombait au 20 juillet ; l’année suivante, il retombait au 19 juillet. On devrait donc admettre que c’est plutôt l’an 1461 de la période précédente et que la nouvelle commença avec le 19 juillet de l’an 140 ap. J.-C. (tel est l’avis d’Unger)
1. Cf. XVIII, 10: «Ad Ægyptiorum annum magnum luna non pertinet, quem græce xuvixôv, latine canicularem vocamus, propterea quod initium illius sumitur, cum primo dieejus mensis, quem vocant Ægyptii 6ü)v0t, caniculæ sidus exoritur. Nam eorum annus civilis solos habet dies CCCLXV, sine ullo intercalari, itaque quadriennium apud eos uno circiter die minus est quam naturale quadriennium; eoque fit ut anno MCCCCLXI ad idem revolvatur principium. Hic annus etiam Ÿp.iaxôç a quibusdam dicitur, et ab aliis 6 0eoû èvia-jTÔ;. »
2. Oppolzer a essayé de sauver la date fournie en admettant que, dans le crépuscule du matin du 21 juillet, le lever de Sirius aurait d’abord été visible à Alexandrie, et les Égyptiens auraient compté le crépuscule matinal comme appartenant au jour précédent. Mais
1“ rien dans la donnée de Censorin ne désigne Alexandrie; 2“ d’après la donnée d’un astronome contemporain, Ptolémée, le lever de Sirius à Alexandrie ne tomba pas au 21 juillet, mais seulement au 22 juillet; 3“ les Égyptiens, nous l’avons déjà vu, comptaient le crépuscule du
matin, non pas pour le jour précédent, mais pour le jour suivant.
L’hypothèse d’Oppolzer est donc fausse.
ou que, si le 20 juillet était le jour normal, la nouvelle période avait déjà commencé avec le 20 juillet 136 ap. J.-C.
Cette dernière opinion est celle de Brandes1. Il croit l’avoir prouvée en démontrant, d’après l’Almagest, qu’en 132 comme en 135 ap. J.-C., le 1er Thoth est tombé au 21 juillet; donc en 136-139 il tomba au 20 juillet. Mais de ceci, autant que je sache, personne n’a jamais douté; il en résulte simplement que les années juliennes 140, 136, 132 et autres ap. J.-C. sont des années intercalaires. La correspondance entre le calendrier égyptien et le calendrier julien en reste parfaitement fixe; elle est indépendante du débat au sujet de l’an qui commence la période Sothiaque. Bœckh a déjà montré2 comment la donnée de Censorin peut s’accorder avec le fait ci-dessus mentionné : au sujet des 4 années dans lesquelles, selon le calendrier égyptien, le lever de Sothis tombait au même jour, il admet que pour la première ce jour correspondait au 20 juillet julien, pour les trois suivantes au 19 juillet3.
Usener ajoute à cela une combinaison avec la règle intercalaire de l’année alexandrine fixe. On sait que cette année commence avec la première année d’Auguste, au 31 août 30 av.