‹ Chronologie égyptienneChapitre 137 sur 179 · XX : 17 (?), II, et an 22, 15, II · texte numérisé non relu

XX : 17 (?), II, et an 22, 15, II

Les jours tombent donc surtout dans la première moitié u IIe mois; deux seulement un mois entier plus tard, au ébut du III1 2' mois, si bien qu’on peut se demander s’il n’y a 'as ici une erreur ; toutefois, comme on l’a dit plus haut, on

1. La proposition dans est omise, comme il arrive souvent dans les îxtes de cette époque.

2. Pour cette interprétation de hjt, le Dictionnaire de Berlin donne e nombreuses preuves.

ANNALES DU MUSÉE GUIMKT

peut très bien admettre un déplacement d’un mois dans 1 fixation du jour de fête pour les deux années qui se suiver (XVI et XIX).

Merneptah, le fils de Ramsès II, est monté sur le trôr au plus tard vers 1234 av. J.-C. 1 Si nous prenons l’aniu 1230 pour la réduction des dates, nous trouvons :

3, II (XIX) = 29 juillet jul. = 17 juillet grég.

13, II (XVII) = 8 août » = 27 juillet »

3, III (XVI) = 28 août » = 16 août »

Si l’hypothèse que le n° XX appartient à l’an 22 de Ran

ses III (cf. p. 257) devait se justifier, on aurait l’an 111 av. J.-C. et l’équation :

15, II = 28 juillet jul. = 17 juillet grég.

On devrait interpréter de la même façon la date d l’hymne de Louxor, publié par Daressy2, sur une inondt tion en l’an 3 d’Osorkon II (vers 860 av. J.-C.), an 12,

— - 4 août jul. = 26 juillet grég. ; mais, ici, le contex prouve qu’il est nettement question de l’apogée de la cru Il y a toute vraisemblance pour que la date ait été m écrite ou mal lue (Breasted, Ancient Records, IV, 743). I

nous admettons qu’on avait écrit ou observé

1 III <=>o

« le 12, VII », on aurait comme date le 3 octobre jul. 8(

= 24 septembre grég., ce qui conviendrait très bien3.

1. D’après les généalogies des rois Chetas contemporains, je tie maintenant pour très vraisemblable que Ramsès II (contrairement à que j’ai dit p. 68) doit être reculé de 10 ans, et placé à peu près 1310 à 1244. Séti I", qui est mort dans la force de l’âge, aurait régi au plus 10 ans. Si, au contraire, Merneptah est bien monté sur le trô seulement vers 1244, les dates de jour données ici devraient êtj.* avancées de 2 ou 3 jours.

2. Recueil, XVIII, p. 181. Cf. XX, p. 80, n" CLIX. C’est une tran cription hiéroglyphique d’un texte hiératique.

3. Cette hypothèse a été entièrement confirmée, depuis 1908, à la su d’un nouvel examen de la pierre par MM. Borchardt et Legrain. ■ texte est réellement conforme à la lecture proposée ici par M. Meye Cf. Neuc Nachtrage, ap. Æ. Z-, XLIV, p. 116. (Note du trad.)

Dans les inscriptions des quais de Louxor, du temps des vnasties XXIIe et suivantes, qui se rapportent à la hau- •ur maxima de la crue, la seule date de jour qui soit donjêe concorde d’une façon excellente : l’an 3 de Sabataka1 2, est-à-dire environ 700 ans av. J.-C., le 5, IX = 16 octobre il. — 8 octobre grég. \

De telles dates n’apportent pas, naturellement, des jreuves certaines ; mais on voit qu’elles concordent très ien avec notre système chronologique ; aussi devons-nous is accueillir à titre de confirmation.

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