Les années courent de la façon suivante
Années royales
pénultième du roi A
Année 1 roi B ^
dernière
(incomplète)
16 Payni
15 Payni
16 Payni
12 Choiak
13 Choiak
f 12 Choiak 13 Choiak
Année 2 »
Années cioiles 1" Thot )
l'r Thot
fête d’IIorus
1" Thot
1" Thot
fête d’Horus 1” Thot
( 12 Choiak
Pour un autre calcul, à mon avis incorrect, cf. Sethe, loc. cil., p. 72.
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
C'est de même qu’on en a usé avec les années de recensement. En effet, il est évident que, si elles donnent auss leur nom aux années royales, leur durée ne peut cependan pas avoir changé avec la nouvelle année royale, de façon ; risquer de tomber, pendant un règne, au moment de l’inondation, et, sous un autre règne, pendant la moisson ; au con traire, elles étaient liées aux saisons naturelles de l’année Il est vraisemblable que le recensement tombait dans le: mois d’hiver (janvier-février), entre les semailles et 1; moisson, ou bien entre la moisson et l’inondation (maijuin). Quand une année est indiquée comme « année d< recensement », cela signifie que, dans cette année, au termtixé, il doit y avoir un recensement, et qu’il a dû êtr proclamé au commencement de l’année.
Sous la IIe dynastie (lignes 4 et 5 du recto), où les année civiles et les années de règne tombaient ensemble, 1 recensement, à chaque deuxième année, n’offrait pas d difficulté. Il en est autrement sur le verso, au temps de 1 Ve dynastie, et peut-être aussi sous Snofrou, chez qui non n’avons aucune indication sur le recensement annuel. 1 peut être arrivé ici, que, par suite d’un changement d règne, les recensements se trouvent apparemment à deu ans l’un de l’autre, parce que la dernière année royale in. complète est inscrite sur la pierre comme une année plein et entière, tandis que l'intervalle réel ne comporte qu’un année civile, exactement comme pour le « service d’Horus sous la Ire dynastie.
Sur les rapports entre l’année de règne et l’année de recer sement, voici une autre indication : la note sur le recensemei (comme aussi les différentes indications éponymes de Tanné se trouve généralement à la fin de Tannée intéressé' après les fondations du roi et les événements divers ; f verso, c’est dans une colonne verticale spéciale, séparée d> précédentes par un trait. Il en est ainsi déjà pour Snofrou. It de la première année, on n’a conservé que la fin : « Naissais
des deux enfants du roi de la Basse Égypte », ce qui est une désignation de l’année d’après une fête, que peut avoir suivie une note sur le recensement. L’année d'après ne contient que des indications sur une guerre contre les Nègres, sur les constructions et sur les barques, mais dans les deux années suivantes, on trouve à la fin : « 79 (ou 8e) fois du recensement». Le verso’ présente plus de détails. A la i ligne 2, sous Ouserkaf, le reste de la première année meni tionne « troisième fois de la trouvaille (?) », que devait suivre une donnée sur le recensement. A l’année suivante, après les fondations du roi, vient une colonne spéciale : « année de la 3e fois du recensement du gros bétail ». De même,
à la ligne 3 sous Sahoure' : « 3e fois de la trouvaille(?)
l’année après la 2e fois du recensement»; et à la ligne 5,
; sous Nefererkere' : « année de la 5e fois », c’est-à-dire « du recensement ». Par contre, dans l’année où eut lieu l’avènement au trône, se trouvent en tète, 1. 1 (Sepseskaf) et 1. 4 i (Nefererkere'), les indications d’après lesquelles l’année est nommée officiellement « réunion des deux pays, procession autour des murs » — et c’est à bon droit, car elles se rapportent au jour du nouvel an de l’année du règne. Ainsi i exprime-t-on, aussi clairement que possible, que la « trou- I vaille » et le « recensement » ont lieu dans le cours de l’année intéressée, mais que l’année royale existe également |à côté de cette année du recensement.
D’après ces analogies, nous pourrons comprendre aussi les données relatives à la dernière année de Sahouré' (ligne 4 du verso). Ici, nous trouvons, dans le morceau conservé, d’abord les dates sur les fondations du roi et les produits apportés du pays de Mafkat (la presqu’île de Sinaï) et de Pount. Ensuite, vient, dans une ligne spéciale : « année après
1. Dans ce qui reste de la ligne 1, les indications correspondantes
ne se présentent pas.
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la 6e (ou 7e) fois du recensement; 9 mois, 6 jours »'. Avec raison, Setlie fait ressortir que ces deux données concordent ensemble et avec les précédentes, qu’on n’a point intercalé ici une sorte d’année incomplète dans un espace étroit. Car alors on n’aurait pas fait mention de ces 9 mois et, de plus, il aurait manqué à l’année précédente (qui alors serait complète), contrairement à la règle constante, la désignation « d’après le recensement ». Par conséquent, il n’est pas douteux que la dernière année de Sahoure', dans les 10 mois de laquelle il est mort, le 6 Paophi (cf. supra), a été l’année après le 6e (7e) recensement et que la précédente, non conservée, a été celle de ce recensement même. Ses années de règne commencèrent le 6 Tybi (ce serait, pour l’an 2670, le 25 octobre jul.; le jour de sa mort, le 6 Paophi, serait le, 27 juillet); le recensement a dû tomber dans l’hiver ou dam le printemps suivant.
Au Papyrus de Turin, on ne peut discerner un compu d’après des années civiles ; au contraire, les règnes y son comptés, comme dans Manéthon1 2, en années, mois et jour et le total donné en résulte par addition. Nous avons déj: parlé des quelques passages où l’on trouve exclusivement de
1. Le nombre du recensement n’est malheureusement pas certaii Sans doute, les trois copies donnent toutes des restes des signes ^ ht sep « après la fois », et aussi des restes de tenout « recensement
mais, comme nombre, Pellegrini donne , Naville donne , dei;
groupes qui correspondent plutôt à 6. Schæfer, d’après Borchardt, dont