‹ Chronologie égyptienneChapitre 145 sur 179 · III · texte numérisé non relu

III

dans le texte , mais il a lui-même lu et traduit 6. V. plus loin p. 2r

— quant au nombre des mois et des jours, v. plus haut p. 272, n. 2. ! à côté de ces chiffres, comme le porte la copie de Borchardt, il y a

signe j", cela signifie simplement que cette année ne s’est composéeq de 9 mois.

2. C’est ce que montre Josèphe, qui a le plus souvent encore couser les mois, tandis que l’Ëpitomé les a presque partout laissés de côté <i a compté les années en chiffres ronds.

années pleines : d’abord, pour des rois qui se suivent l’un l’autre, Nebka, Zoser et Zoser-Atoti, aux dynasties I Ie— VIe ; ensuite, pour trois rois de la VIe dynastie ; et ici le total n’est donné lui aussi qu’en années pleines. Mais comme les autres rois de ces dynasties ont des mois et des jours, ces cas exceptionnels doivent s’expliquer par des circonstances historiques, telles qu’usurpations, règnes parallèles, etc., ou, parfois, par une erreur dans la tradition 1 . Dans beaucoup (d’autres cas, les matériaux ne permettent pas de prononcer un jugement, pas même pour la XIIe dynastie. Pourtant les derniers rois et le total donnent ici des mois et des jours, et le fait se représente partout où les nombres sont entièrement conservés. Aussi, pouvons-nous affirmer avec certitude que le Papyrus et les listes officielles de rois n’ont 'généralement compté que par années royales, avec les mois et les jours en excédent, même si, dans des cas particuliers, ils ont été peut-être influencés par un calcul basé sur les iannées civiles.

LE VERSO DE LA PIERRE DE PALERME (Dynasties IV-V).

Nous allons essayer maintenant de reconstituer le verso de la pierre. Nous devons, aussi bien que Sethe, partir d’une hypothèse absolument indémontrable (abstraction faite de la supposition que les espaces d’années dans chaque ligne étaient environ d’égale grandeur), c’est que le recensement a eu lieu tous les deux ans. Les résultats ne peuvent donc prétendre à plus qu’une certaine vraisemblance ; toujours est-il qu’ils donnent un maximum, au delà duquel

1- Kxceptionnellement, il a pu arriver aussi qu’un roi soit mort juste ' le jour anniversaire de son avènement au trône.

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

on ne peut guère aller dans la reconstruction du contenu de la pierre.

D'après ce qui a été dit plus haut, il est clair que nous ne pouvons pas, comme Sethe l’a fait, faire concorder la « 5e fois du recensement » sans plus, avec la 10e1 ou 9e année du roi donné, mais nous devons rechercher si on ne pourrait pas faire revenir un rythme régulier de 2 ans, sans se soucier du changement de règne. Les dates qui se présentent à l’observation, dans le Papyrus de Turin, sont :

[Ouserkaf] 7 ans, x mois.

[Sahoure'] 12 ans, x mois.

[Nefererkere'] non conservé.

Puisque les mois en excédent, sur la pierre, sont indiqués ici comme année distincte, nous avons donc à retrancher pour Ouserkaf 8 sections d’années et pour Sahoure' 13. Inversement, il y aurait à compléter dans le Papyrus pour Sahoure' : 12 ans, 9 mois, 6 jours.

A la ligne 4 se trouve le reste de la dernière année, incomplète, de Sahoure' : 9 (?) mois, 6 jours (v. p. 272, n. 2), j — du 6./5. jusqu’au 6./2. de l’année égyptienne, — comme « année après la 6e ou 7e fois du recensement ». L’année de l’avènement au trône de Nefererkere', dont le commencement seul est conservé et qui courait du7./2. jusqu’au 6./2., I serait donc la première fois du recensement sous ce roi. A la ligne 5, est conservée la fin de 1’ « année de la 5e fois » de ce roi. Entre deux, il y avait donc 7 années (1 ap.s, 2,

2 ap., 3, 3 ap., 4, 4 ap.), et 1’ « année de la 5° fois » serait la 9e année de règne de Nefererkere'. Comme les traits I de séparation entre les deux années, aux 1. 4 et 1. 5 (avant l’an 1 et après l’an 5 du recensement), tombent presque I exactement à la même place, la largeur complète de 1; •

1. Sethe tient pour vraisemblable, que la première année d’un ro indiquée par la « réunion des deux pays », n’a jamais été une année d recensement.

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