Lisez 1 ap. : 1" fois après le recensement, etc
pierre comprendrait 9 années de Nefererkere', et il nous en serait conservé à cette place environ le - (les moitiés
de deux années).
A la ligne 3, 1’ « année après la 2e fois du recensement » sous Sahoure', nous est conservée en très grande partie. Pour sa dernière année, à la ligne 4, comme je l’ai dit déjà (p. 276, n. 1), la lecture n’est pas certaine : l’année est celle après la 6e fois ou celle après la 7e fois. Entre deux lignes il manque ainsi soit 7 ans (3, 3 ap., 4, 4 ap., 5, 5 ap., 6), soit 9 ans (3-7 du recensement). Dans le premier cas, les lignes d’années ont été un peu plus grandes ; dans le second cas, un peu plus petites qu’entre les lignes 4 et 5.
La dernière année de Sahoure' était, d’après le Papyrus, sa 13e année de règne. Si nous lisons : « l’année après la 6e fois », alors 1’ « année après la 2e fois » (ligne 3) est la 5® année du roi ; la lre fois, sa seconde année, et son année d’avènement était une année après le recensement. Si nous lisons « après la 7n fois », alors 1’ « année après la 2° fois » serait la 3e du roi et son avènement au trône répondrait à l’année après le 1er recensement. A la rigueur, on pourrait encore l’expliquer, en supposant que Sahoure' aurait organisé lui-même le dernier recensement sous Ouserkaf, peut-être comme régent à la place de son frère malade, et qu’cnsuite il aurait continué à compter à partir de ce moment. Mais ce n’est pas vraisemblable ; et alors, il ne reste qu’une des trois hypothèses : ou bien, il y a 6 sur la pierre; ou bien, il y a eu une perturbation dans la suite régulière des recensements; ou bien enfin, ce à quoi on ne se résoudra pas volontiers, le nombre du règne dans le Papyrus est faux.
Si nous en restons à la lecture « 6 », qui est la plus vraisemblable, il manque alors entre la 1. 3 et la 1.4:7 années 1/2. De plus, l’année de l’avènement au trône de Sahoure' est alors une année après le recensement. Mais il ne s’ensuit pas nécessairement que la 8e année en excédent d’Ouserkaf
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
ait été une année de recensement. Nous ne connaissons pas la date de son avènement. Si nous admettons qu’il soit arrivé au trône après le terme usuel du recensement, alors sa 8e année pourrait être tout aussi bien une année après le recensement, comme la première de son successeur. Nous aurions alors :
conservé
Ouserkaf an l
Sahoure' an 1
1" rec.
ap. 1er rec.
2' rec.
ap. 2‘ rec.
3e rec.
ap. 3” rec.
4e rec.
ap.4* rec.
ap. rec.
l#r rec.
ap. 1" rec.
La 3e fois du recensement, qui est conservée à la 1. 2, serait donc sa 5e année' et l’intervalle entre les 1. 2 et 3 comprendrait 7 divisions d’années (quoiqu’il y ait seulement 6 années et 2-3 mois).
Dans l’autre cas, nous aurions :
conservé
Ouserkaf an \
Sahoure' an l
ap. rec.
1" rec.
ap. 1" rec.
2° rec.
ap. 2' rec.
3‘ rec.
ap.3e rec.
4° rec.
ap. rec.
1" rec.
ap. 1" rec.
et l'intervalle ne comprendrait que 6 intervalles d’année (=à peu près 6 ans). Les deux espaces d’années aux 1. 2 et 3 s’équivalent complètement ; la largeur de la pierre comprendrait dans le premier cas, à cette place, 8 espaces
d’année, dans le second cas 7 espaces, dont ^ ou - nous serait conservé. Comme le morceau conservé est ici plus large, dans la proportion de ~ , qu’aux 1. 4-5, et que les deux
années de Sahoure1 ont été évidemment plus larges que celles de Nefererkere'2, les deux suppositions pourraient être possibles ; cependant la première (ligne complète en 8 espaces d’année) est bien la plus vraisemblable.
Avant Ouserkaf se trouve la fin de la IVe dynastie et ici la pierre nous donne les indications les plus précieuses.
1. Auparavant il y a trois fois de la « trouvaille ». De même, pour Sahoure' (1.4) la 3“ fois de la « trouvaille » est « l’année après le 2e recensement ».
2. Le scribe a pour Nefererkere' disposé les signes beaucoup plus étroitement; il voyait évidemment que sans cela il ne ferait pas tout tenir dans sa place.
A la 1. 1, uii morceau important de la première année de Sepseskaf est conservé. Ici, les espaces réservés à chaque année auront été plus petits que dans les lignes suivantes ; malgré cela, il est clair qu’il n’a pu régner que peu d’années et que, dans l’intervalle qui va jusqu’au morceau conservé à la 1. 2, il y a encore place pour 4 (ou 5) années d’Ouserkaf. Si nous considérons (avec Manéthon) Sepseskaf comme l’avant-dernier roi de la dynastie et si nous lui donnons les 4 années du Papyrus, alors Tamphthis le suit encore avec 2 années, au total 6 ans, plus des mois en excédent à deux ireprises' ; dans l’intervalle jusqu’à la 1. 2 se trouvaient donc (si nous défalquons comme déjà retenue la lre année de Sepseskaf) 4+2?+ 4 ou 5 = 10 à 12 sections annuelles. En fait, on ne peut pas en placer davantage.
Maintenant, il y a, avant la lre année de Sepseskaf, une place d’année non remplie, sauf la mention finale [x mois]1 2 24 jours. Je ne vois qu’une explication : le règne, auquel ces chiffres appartiennent, passait pour illégitime. Chronologiquement, il devait entrer en ligne de compte et, par conséquent, scs années sont dénombrées dans la table ; mais elles restent vides ; les fondations et les faits historiques ne sont pas décrits. C’est donc au roi Bicheris qu’appartient cet espace vacant. Cela correspond parfaitement au silence absolu des monuments sur ce roi ; d’autre part, les conclusions que nous avons tirées plus haut du Papyrus de Turin, de la table de Sakkara, de Manéthon et d’Eratosthènc, reçoivent ici la confirmation la plus désirée, celle d’un monument presque contemporain.
Nous pouvons bien admettre que la IVe dynastie était achevée avec la première ligne, et que la seconde ligne commençait avec la première année d’Ouserkaf. Il en résulterait la répartition suivante des années : (je garde la
1. On pourrait penserqueces mois, parex. pour Thamphthis, n’étaient pas comptés à part.