‹ Chronologie égyptienneChapitre 15 sur 179 · INSCRIPTIONS CALENDÉRIQUES. — TABLES D’ÉTOILES · texte numérisé non relu

INSCRIPTIONS CALENDÉRIQUES. — TABLES D’ÉTOILES

Depuis l’époque où il fut constitué, le calendrier civil de l’année vague en Égypte est resté sans changement jusqu’à la fin de la civilisation égyptienne. L’essai que fit Ptolémée III Évergète de l’améliorer, par l’introduction d’un jour intercalaire chaque quatrième année, a échoué, malgré le décret solennel des prêtres qui sanctionnait la mesure, de sorte que nous n’en saurions absolument rien, si le décret n’avait été conservé par une inscription1. Plus tard, lorsque Auguste imposa aussi au calendrier égyptien l’année fixe de 365 jours 1/4, identique à l’année Sirius et l’année romaine, la vieille année vague continua d’être en usage dans le peuple et sans aucun changement pendant des siècles encore2, — et les astronomes eux-mêmes continuèrent à l’employer (cf. p. 1, n. 1). On voit avec quelle ténacité les Égyptiens tenaient à leur calendrier. Un passage bien connu des Scliolies sur les Aratea de Germanicus3, dit que les rois avant de monter sur le trône devaient jurer dans le temple d'Isis (c’est la déesse Sotliis), neque mensem neque diem intercalât uros se neque festum (liera immutatnros, secl CCCLXV dies peracturos, sicut institutum sit ab antiquis. Comme beaucoup de traits semblables qu’on rapporte des rois, ce n’est peut-être qu’une formule légendaire qui définit l'idéal des prêtres; mais elle exprime d’une façon complètement juste l’opinion qui régnait en Egypte.

Or les équations, qui se présentent dans les documents,

1. Je ne puis tenir pour fondée l’opinion de Brugsch, rpii suppose que l'année eanopienne aurait servi de base aux calendriers d’Edfou et de Dendéra ( Thésaurus, II).

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