Sethe, Urkundcn der 18 Di/n., p. 44, transcrit par (j
le nom, dont les derniers signes sont indistincts.
culmination d’étoiles. D’après notre terminologie, ils sont intercalés clans les mois de l’année fixe juste à la place où ils se trouvent dans l’année civile, et dans le papyrus Ebers, par conséquent, après le 22 du mois Techi ; ensuite le reste du mois interrompu (ici du 23 au 30 Techi) se poursuit, comme, au calendrier romain, le reste de février après l’introduction du jour intercalaire entre le 23 et le 24 février.
11 est notoire, et je l’ai souligné plus haut (p. 43 sq . ), que -qjj (avec ou sans o), wepet ronpet, désigne aussi bien le jour de l’an idéal, c’est-à-dire le jour du lever de Sirius, — par exemple au décret de Canope et dans les formules funéraires des Mastabas1, — que le premier jour de l’année civile vague; il en est ainsi dans de nombreux comptes de Kahun (XIIe dynastie), où il se place à côté de (j 0 0 ^ o
(Griffith, Kahun Papyri, pl. XXIV et XXV), de même dans les contrats de Hapzefai (XIIe dynastie) et dans les fragments du calendrier d'offrandes de Thoutmes III à Eléphantine (cf. supra, p. 43, n. 2), où la fête du lever de
1. De même, dans le texte connu d’Hatsepsout, qui place son intronisation par son père au jour de l’an (Navillc, Der el-Bahari, III, 63;
Sethe, Urhundcn dcr 1S D., p. 261, 33; 262, 1. 7 ]j ^ h
semble que ce soit par fiction que la première année de règne d’un souverain coïncide avec le jour de l’an de l’année idéale, puisqu’on réalité la reine calculait ses années à partir d’une date toute dilférentc (qui tombait entre 1 VI et 30 XII. Cf. Breasted, Ancicnt Records , 11, 233). Comme le reconnaît Gardiner et comme Breasted le signale, il s’agit ici de formules stéréotypées, déjàen usage au Moyen Empire pour l'avènement d’un corégent; preuve en sont les fragments qui donnent en partie un duplicatum littéral de l’inscription d’Hatsepsout (Æ<j. Inschrijïcn aux der kgl. Museen, Berlin, III, p. 138), et qui se rap- 1 portent à l’installation d’Amenembet III par son père Sésostris III. Il | est probable, qu’ici aussi, le jour de l’an est nommé en tant que jour du couronnement. Les textes de Dendéra (cités par Brugsch, Thésaurus , p. 110) suggèrent également que le jour où le roi montait sur le trône devenait le jour de l’an. Cette fiction explique qu’en bien des cas connus, les années d’un roi, en Egypte, comptent à partir du jour de l’an qui précède son avènement au trône : ainsi la partie de l’année commencée par le prédécesseur est attribuée au successeur.
ANNALES DU MUSEE GUIMET
Sirius tombe au 28, XI et se trouve par conséquent séparét de lui.
Cette amphibologie dans l’expression, qui nous parait s bizarre et si peu pratique, se retrouve dans les noms de trois saisons, qui, selon le contexte, peuvent désigner soi les saisons naturelles, soit les trois divisions conventionnelle de l'année vague (cf. p. 12). La théorie, avec une indépen dance souveraine, s’affranchit de ce fait que l’année civile dans ce monde de contingences imparfaites, ne peut réalise la véritable année de Sirius.
La trouvaille de Gardiner, s’appuyant sur la vieille décou verte de Brugsch, nous a appris une troisième signification de l’expression (heb) icepet ronpet, qu’on trouv
dans le calendrier du papyrus Ebers’, à savoir : la fête di mois Mesoure c (Mesore) « naissance de Re' », qui désignai originellement le premier, et plus tard le dernier mois d l’année. Cela concorde avec le fait que le dieu Re'-Hor achouti « dieu du soleil à l’horizon », au Ramesséum et dan le calendrier d’Edfou, est le dieu gardien du mois Mesore
Et maintenant, voici une nouvelle bizarrerie : le dépla cernent des fêtes de mois et des noms de mois qui e dérivent ne s’est pas accompli à un moment déterminé de façon à détacher une appellation de l’autre ; au contrair toutes deux, au moins dans le Nouvel Empire, subsister inséparables. Tandis qu’au papyrus Ebers, et dans les texte de la XXP dynastie cités par Gardiner, règne la classificatio ancienne, plus d’un siècle avant ces derniers le plafon astronomique du Ramesséum montre la classification non velle, d’où sont issus les noms postérieurs des mois. Voit leur ordre :
1. Au contraire, dans le calendrier de Ramsès III. basé sur 1 an unormale, le lever de Sirius se place au nouvel an, tandis qu'iei ( cep ronpet manque. Dans les calendriers de Dendéra, Edfou, Esne, le joi de l'an est, au rebours, désigné comme irepet ronpet, mais la désignatif; du lever de Sirius est omise.
Papyrus Ebers et Textes de Gardiner Ramesscum
Wepet ronpet Mesou-re' I. Re'-Hor-achouti XII. Techi II. Techi I. (Lever de Sirius)
etc.
Renenoutet IX.
Renenoutet VIII.
Epiphi XII. Epiplii XI.
Il s’agit de trouver une explication de ce fait bizarre et du déplacement des fêtes et des noms des mois.
Les textes de Dendéra’, qui nous restituent ici d’antiques traditions, montrent que le lever de Sothis « au matin de jla fête du nouvel an », « au premier jour de l’année, au premier mois de la saison Echet » TT f i 1 re£ardé
comme <i le jour de la naissance de Rec » ou « du disque solaire» |jj ^ û • La naissance du soleil, par quoi commence l’année égyptienne, doit nécessairement être en relation avec la course du soleil, et, dans une année qui commence en plein été, ne peut être que le solstice d'été, lequel, d’ailleurs, marque aussi le commencement de l’année dans beaucoup de calendriers grecs. Ainsi se confirme l’hypothèse, souvent exprimée, que le calendrier égyptien se rapporte au cours du soleil, aussi bien qu’à Sirius4.
Cela devait arriver d’autant mieux que l’année de Sirius, de 365 jours 1/4 et la véritable année solaire sont presque de même longueur, et aussi parce (pie le lever de Sirius et le solstice d’été tombaient presque simultanément, au moment où l’on dressa le calendrier égyptien1 2. Dans l’année