Lepsius a essayé de s’appuyer sur l’hypothèse que la date
indique seulement le mois de Thoth en général, et non pas le 1er Thoth.
4. Die Kaleiularischcn Opferfestlisten im Tcinpel cou Mcdinet-
Habu, 1881.
Il en est de même des calendriers des temples ptolémaïques et romains de Dendéra, Edfou et Esneh'. Dans ces temples (et aussi ailleurs) le 1er Thoth est désigné par -yjy heb wep ronpet « fête du nouvel an »; d’après le décret de Canope, le jour du lever de Sirius est désigné par cette même expression dans les écrits sacrés (cf. supra p. 19). Et les mêmes termes se trouvent au tombeau de Hapzefade Siout (cf. supra p. 24) [commencement du Moyen Empire], et dans les fragments du calendrier d’offrandes de Thoutmosis III à Éléphantine1 2. Et pourtant, puisque dans ce même calendrier d’Élépbantine la fête du lever de Sothis est indiquée pour le 28 Épi phi, elle ne tombait donc pas alors au 1er Thoth. Nous savons également que l’année calendérique du Moyen Empire n’a pas été une année fixe, comme il le paraîtrait d’après l’inscription de Hapzefa, mais bien une année vague, dans laquelle, en l’an 7 de Sésostris III, le lever de Sirius tomba au 16 Pharmouthi (cf. supra p. 20) ; nous connaissons le même fait pour le commencement du Nouvel Empire, par le calendrier du papyrus Ebers (v. plus bas p. 46 s.). Au temps des Ptolémées, le décret de Canope témoigne de l’existence de l’année vague seule; c’est elle qui, par l’insertion de la fête des Evergètes (6e épagomène) doit être accommodée chaque quatrième année, «pour que les saisons se placent correctement par rapporta la position actuelle du monde (/. avec TT] v vüv oùa av xaTâaTaaiv toü /.oap.ou), et qu’on ne voie pas quelques-unes des fêtes publiques, qui doivent être célébrées en hiver, se célébrer à l’avenir en été, parce que l’étoile (Sot/iis), tous les quatre ans, se déplace d’un jour, — tandis que d’autres fêtes, qu’actuellement on célèbre en été,
1- Brugsch, Matériaux pour servir à la reconstruction du calendrier, 1804; Drei Festhalender, 1877; Thésaurus, p. 303 sqq.