Ilfol , combiné avec les fêtes d’Amonet de Chnou
mou, Lepsius, Dcnhniater, III, 43, c ,f (Brugsch, Thésaurus, p. 303,
fr. b, c.)
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
sont célébrées à l’avenir en hiver, comme cela s’est produit jadis et se produirait encore maintenant, si la composition de l’année en 360 jours plus 5 jours complémentaires restait en usage ». D’où il suit, comme nous l’avons déjà remarqué plusieurs fois, qu’avant l’introduction du calendrier alexandrin, on ne peut trouver une seule date qui appartienne à l’année fixe, tandis qu’à toutes les époques de l’histoire d’Égypte, même abstraction faite des dates fournies par les astronomes grecs, nous possédons assez de données que l’on doit calculer en toute sûreté d’après l’année vague.
Quant aux dates assignées aux fêtes dans les calendriers de Médinet-Habou, elles ne peuvent, en dépit de la mention du lever de Sirius, appartenir qu’à l’année vague. En effet, de même que la fête d’Ouaga est placée ici au 18 Thoth1 2, elle est tombée au même jour, mille ans plus tôt du temps d’Hapzefa (v. plus haut p. 24). Si le calendrier de Médinet- Habou avait été réglé sur une année fixe fictive, cette fête, au temps de Hapzefa, aurait dû tomber à un tout autre jour.
Il en est de même des autres fêtes de ces calendriers et de tous les calendriers semblables5. Si, dans ces calendriers, le lever de Sotliis ou la fête du nouvel an àj / est placée au 1er Thoth, il ne s’ensuit pas qu’ils donnent une année fixe, mais qu’ils sont basés su/4 l'année normale égyptienne. Que la fête de Sirius fût une fête mobile, c’était un fait si connu et compréhensible qu'il n’était pas nécessaire de le dire. Mais si l’on voulait l’indiquer dans le calendrier des fêtes, on ne pouvait la mettre qu’à la place qui lui appar-
1. Dümichen ( Kalenderinschriftcn , pl. 13) donne pour la fête d’Ouaga, comme pour la fête de Thoth, qui la suivait, le 19 Thoth; mais Brugsch, qui a collationné à nouveau le texte ( Gcsch . Æyr/pt., p. 607, et Thésaurus, p. 565), donne pour la première le 18 Thoth, pour la seconde le 19 Thoth; ce qui est certainement exact.