‹ Chronologie égyptienneChapitre 27 sur 179 · J 1 Ml · texte numérisé non relu

J 1 Ml

AAAAAA (T) I | | AAAAAA ^ . . .

AAAAAA

Chontchat [= PayniJ

Phamenoth, » »

Pharmouthi, » »

Pachon, » »

AAAAAA (V) | | |

AAAAAA

AAAAAA 1 1

Apethont [= Kpiphij.

Payni,

Pour chacun des 11 mois suivants, le 9e jour est nommé aussi, avec omission des 5 épagomènes qui, ici comme ail-

1. Ecrit dans une forme cursive, qui s’est déjà présentée et qui vient, comme le Dr Môller me l’a prouvé, de la graphie

60 ANNALES DU MUSÉE GUIMET

leurs, ne sont pas comptés comme faisant partie de « l’année ». (Ils manquent aussi au plafond du Ramesséum, v. plus haut, page 47.) Devant chaque date, se trouvent les noms des divinités du mois ou des fêtes du mois, dont la plupart sont devenus plus tard les noms usuels des mois égyptiens. On devrait donc y voir l’indication des mois d’une année fixe commençant avec le lever de Sothis, et regarder le calendrier comme un calendrier double de l’année fixe et de l’année vague. Mais le premier de ces mois, Teclii, ne se trouve ni proche de la fête de Sirius où nous devrions l’attendre, ni aux environs de Thoth de l’année civile, mais entre les deux, près du 9 Mesori, et il n’est tenu ici aucun compte des épagomènes'. Par suite, on devrait attendre le dieu Mesori, Re‘ Harmachis, près du 9 Epiphi ; à sa place, nous trouvons ici la fête connue du nouvel an NE7 •

Brugsch a prouvé1 2 que ce signe a été effectivement employé au temps des Ptolémées comme un équivalent de Mesori. Mais, d’autre part, il est impossible de séparer la c fête du nouvel an de la fête de Sirius » NE7 du « lever de Sothis » mentionné à côté. Nous nous trouvons ici devant de véritables énigmes que je suis absolument incapable de résoudre3.

L’importance historique et chronologique du calendrier n’en est heureusement pas affectée. Les deux premières lignes disent en toute précision qu’en l’an IX d’Aménophis Ier, le lever de Sothis et la fête du nouvel an de l’année sothiaque sont tombés au 9 Epiphi. Si donc le 9 Epiphi était le 19 juillet jul., le 1er Thoth dans la première année

1. La contenance du mois de Techi est donc, ici, de plus de 35 jours, du 9 Mesori au 8 Thoth de l’année vague.

2. Æ.Z., VIII, 1870, p. 119; cl. les textes. Thésaurus, p. 266, 1. 16, et les textes F aux pages 271, 272.

3. Lehmann, qui s’est attaqué à une partie des difficultés ( Zicci Hauptproblcme, p. 194 sqq.), n’a pas non plus trouvé de solution.

de la Tetraétéride (c’est-à-dire l’année bissextile julienne) tombait le 15 septembre, et dans les trois années suivantes le 14; l’an IX d’Aménophis Ier fut, par conséquent, l’une des quatre années de 1550/49 à 1547/46 av. J.-C., et l’an premier de son règne se place de 1558/57 à 1555/54. Comme son prédécesseur Amosis, l’expulseur des Hvksos, a, d’après les monuments, régné au moins 22 ans, le Nouvel Empire commence en 1580 av. J.-C., difficilement plus tôt, mais peut-être deux années plus tard (vers 1575).

II. Le fragment de calendrier d’Éléphantine 1 est certainement daté du règne de Thoutmosis III 2 ; d’après ce fragment, la fête du lever de Sothis, pour laquelle on énumère les offrandes, tomba au 28 Epiphi ; le 1er Thoth tomba donc dans la première année de la Tetraétéride au 27 août, dans les trois années suivantes au 26 août. Ainsi le ca- 1 lendrier date de l’une des années 1474/73 à 1471/70 av. J.-C. Malheureusement la donnée de l’an du règne, qui ne devait pas manquer dans le texte complet, n’a pas été I conservée. Nous ne pouvons dire qu’une chose, c’est que : les années en question sont tombées dans le temps de Thoutmosis III, et vraisemblablement dans les derniers temps de son règne personnel.

Or, Thoutmosis III déclare que, le 21 Paclion dans sa XXIII1' année de règne [laquelle, d’après le passage connu de ses annales, commença au 4 Paclion], et le 30 Mécliir de l’an XXIV ont été fêtes de nouvelle lune ( e N5^)3. Par

1. Lepsius, Denlanüler, III, 43, e(Brugsch, Thésaurus , p. 363); cf.

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supra, p. 31 : . © ! ! J } <=> A,

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suit le dénombrement des ollrandes.

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