Il est nommé dans le fragment L., D., III
3. Les deux passages (Lepsius, Dcnhiuülcr, III, 32, 13, et Mariette, Karnak, 12, 7) ont été souvent commentés par Brugscb, en dernier
lieu ap. Thésaurus, p. 95 et 323 (cf. p. 280 et ailleurs).
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
nouvelle lune, faut-il comprendre la néoménie réelle, la première apparition du croissant, et non pas la conjonction, à laquelle les astronomes ont attribué le nom de nouvelle lune1 ? Cela n’est pas plus douteux pour moi que pour Lelimann. Dans cette hypothèse, Lehmann, avec l’assistance de Ginzel 2, a cherché les nouvelles lunes en question dans la première moitié du XVe siècle ; il croyait que les néoménies du 19 mai 1493 et du 27 février 1491 av. J.-C. répondaient aux conditions voulues et plaçait les cinquante-quatre ans de règne de Thoutmosis III du 8 mai 1515 au 21 mars 1461. Mais comme l’an 1493 (jul. av. J.-C.) a été une année bissextile, il résulte de ces deux dates dans le calcul de Lehmann :
Jour du nouvel an civil.
1er Thoth, an 22 = 2 sept. 1494.
1er Thoth, an 23 = 1er sept. 1493.
1er Thoth, an 24 = 1er sept. 1492.
1er Thoth, an 25 = 1er sept. 1491.
Jour du nouvel an de l’an du Roi.
4 Pachon, an 23 = 2 mai 1493.
4 Pachon, an 24 = 2 mai 1492.
4 Pachon, an 25 = 2 mai 1491.
En réalité, le 1er Thoth, en l’année julienne 1494, tomba le 1er septembre, et dans les années 1493 et 1492 le 31 août.
1. C’est à celle-ci que Mahler (Æ. Z., XXVII, 1889, p. 97 sqq.) rapporte la date; il pensait d’abord, avec Brugsch, à une année fixe. Cf. Eisenlohr, Proc. Bibl. Arch., 1895, p. 281.
Mahler en est arrivé à fixer le règne de Thoutmosis III du 20 mars 1503 jusqu’au 14 février 1449. Dans une lettre communiquée par Eisenlohr, il est prêt, dit-il, à reconnaître l’année vague; il arrive alors aux nouvelles lunes astronomiques du 16 mai 1482 et du 24 février 1480, et place Thoutmosis III du 4 mai 1504 au 18 mars 1450.