‹ Chronologie égyptienneChapitre 30 sur 179 · Ainsi calcule Lelimann, loc. cil · texte numérisé non relu

Ainsi calcule Lelimann, loc. cil

3. D’après le temps de Greenwich, auquel il faudrait ajouter 2 heures en chi lires ronds pour les lîgyptieps.

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

Jour du nouvel an civil.

Néoménie.

1er Thoth, an 22 = 28 août 1480.

1er Thoth, an 23 = 28 août 1479.

1er Thoth, an 24 = 28 août 1478.

1er Thoth, an 25 = 27 août 1477.

30 Mechir = 23 fév. 1477'.

Jour du nouvel an de l'an du Roi.

Néoménie.

4 Pachon, an 23 = 28 avril 1479. 21 Pachon = 15 mai 1479.

4 Pachon, an 24 = 28 avril 1478.

4 Pachon, an 25 = 27 avril 1477.

4 Pachon, an 26 = 27 avril 1476.

Ainsi le règne de Thoutmosis III tomberait du 4 Pachon an I = 3 mai 1501 av. J.-C., au 30 Phamenoth an LIV = 17 mars 1447 av. J.-C.

Les dates des monuments ne suffisent pas pour indiquer exactement la durée de l'intervalle entre Aménophis Ier et Thoutmosis III ; au contraire, rien que parce que ces deux règnes se rapprochent, le temps des troubles dynastiques sous Thoutmosis I et II et Hatsepsout se laissera fixer avec plus de sûreté. Ce n’est pas ici le lieu d’expliquer en détail que la date admise par nous pour Thoutmosis III (date inférieure à celle de Mallier de 2 ans, et à celle de Lehmann de 14 ans) s’adapte très bien à celle pour Aménophis Ier et pour le commencement du Nouvel Empire. Je veux seulement mentionner que si l’évaluation ci-dessus est exacte pour son règne, la sortie de Thoutmosis III de Zarou, le 22 Pharmouthi an XXII, tombe le 16 avril 1479. Au 4 Pachon 23 = 28 avril 1479 il était à Gaza, au 21 Pachon = 15 mai eut lieu la bataille de Megiddo. Selon le calcul grégorien, c’est-à-dire d’après l’année solaire, toutes ces dates se trouvent 13 jours plus tôt : le séjour à Gaza serait donc au 15 avril. Cela pourrait convenir parfaitement ; mais un écart d’un demi-siècle serait encore admissible.

1. Le 29 février 1477 suivant est le jour intercalaire julien.

D’ailleurs on sait que les synchronismes, tirés des tablettes d’El-Amarna, avec les souverains babyloniens et assyriens, si peu qu’ils aient pu fournir une chronologie annuelle exacte, exigent cependant qu’on place Aménophis III à la fin du XVe siècle et Thoutmosis III au commencement. Nous pouvons donc poser en fait que, si les dates Sothiaques pour Aménophis Ier et Thoutmosis III permettent de définir le temps de ces rois, de même, en retour, les dates trouvées isolément confirment d’une façon parfaite la justesse de nos idées sur la période Sothiaque et ses rapports avec l’année vague, et font taire enfin tous les doutes.

Moins fondés encore scientifiquement sont les doutes émis contre la date Sothiaque qui nous a été révélée en 1899 pour le Moyen Empire; car ils reposent uniquement sur l’opinion préconçue que cette date aurait dû être considérablement plus reculée.

LA XIIe DYNASTIE

La date Sothiaque déjà citée page 20 de ce livre, provenant d’un papyrus trouvé à Kahun et donnant la VIIe année d’un roi, s’applique, comme l’éditeur du texte Borchardt l’a démontré', au règne du roi Senwosret ou Sésostris III (nom qu’on lisait jadis Usertesen). Le lever de Sirius tombant au 16 Pharmouthi, le 1er Thot, dans la première année de la Tétraétéride, était le 7 décembre, et dans les trois années suivantes le 6 décembre; la date s’applique a l’une des quatre années 1882/81 jusqu’à 1879/78 av. J.-C.; la première année de Sésostris III est donc comprise entre 1888/87 et 1885/84.

De plus, les documents trouvés à Kahun contiennent un

1. ÆZ., XXXVII, p. 99 sqq. Le journal du temple, où se trouve la donnée, est de la même écriture pour les années V-IX et mentionne Senwosret II comme mort et Senwosret III comme vivant.

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

compte1 de la XXXe et XXXIe année d’un roi, qui peut difficilement être un autre que Sésostris III ; il serait donc attribuable aux années 1859/58 à 1856/55 — et 1858/57 à 1855/54. On y compte six fonctionnaires du temple dont les revenus sont dénombrés; chacun d’eux a été en fonctions un mois, et de fait on passe toujours d’un mois à l’autre. Les mois sont datés d’après le calendrier civil, mais sont évidemment des mois lunaires ; ils comptent :

Du 26 Payni

au 25 Épiphi,

Du 25 Mesori

au 20 (?) Thoth

an XXXI

Du 20 (?) Paophi

au 19 Athyr

an XXXI,

Du 19(?) Clioiak

au 18 Tybi,

Du 18 Mecliir

au 17 Phamenoth,

Du 17 Pharmouthi

au 16 Pachon.

Nous obtenons ainsi les 12 mois suivants :

26 Payni jusqu’au 25 Épiphi

= 30 jours

26 Épiphi

24 Mesori

25 Mesori

20 Thoth

21 Tliotli

19 Paophi

20 Paophi

19 Athyr

29 Athyr

18 Clioiak

19 Clioiak

18 Tybi

19 Tybi

17 Mecliir

18 Mecliir

17 Phamenoth

18 Phamenoth

16 Pharmouthi

17 Pharmouthi

16 Pachon

17 Pachon [

15 Payni]

Totaux

355 jours.

1. Publié par Borchardt, op. cit., p. 92. D’après une communication du Dr Môller, il faut, dans la suscription, lire : «An XXXI », comme le donne la traduction; de même l. 7. Les autres nombres sont vraisemblablement bien rendus, mais quelques-uns sont fortement endommagés.

2. Le calcul de l’année commence donc avec le nouvel an civil au 1" Thoth.

C’est donc une année lunaire avec un jour intercalaire.

Comme on le voit, les mois pleins alternent régulièrement avec les mois défectifs ; le jour intercalaire, pourtant, s’ajoute à un mois plein à la fin de l’année civile, de sorte que ce mois a 31 jours. Il en résulte que ces mois ne reposent pas sur l’observation, mais sur un compte brut.

On a supposé que les jours qui commencent ces mois étaient jours de nouvelle lune et servaient à compter astronomiquement l’année qui s’y rapporte et dont la durée serait à peu près donnée par la date Sothiaque.

Le calcul appliqué1 ici repose à vrai dire sur de fausses hypothèses au sujet de la période Sothiaque et du mois lunaire; mais séduisante est la pensée d’obtenir par là une fixation exacte de ladite année et en même temps de l’an VII, d’où part la date Sothiaque; ce serait aussi pour la période Sothiaque un moyen de contrôle, grâce auquel nous pourrions corriger ou confirmer nos suppositions. M. le professeur Ginzel m’a fait l’amitié de calculer les nouvelles lunes astronomiques et les nouvelles lunes civiles2 (ces dernières sous le nom de « nouvelles lunes civiles » dans le tableau ciaprès) pour les années 1859 jusqu’à 1848 av. J. -G1., et avec l’aide de la période lunaire de 19 années, la liste peut se constituer d’une manière suffisante pour le but cherché. Comme, d’un autre côté, les dates juliennes sont fixées pour les jours j égyptiens dans chaque année, la comparaison peut se faire facilement. Mais elle aboutit à un résultat absolument négatif. Dans l’hypothèse de Mahler, qui s’appuie sur Op-

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