D’après Bénédite, ap. Sethe, loc. cit
3. Un autre de ces rois est peut-être le roi O |1 , dont le nom de
naissance est Amenemhet-Senebf (pour sa titulature complète, cf. le cylindre publié par Newberry, Scarabs (pl. VII, 3).
4. Les noms des rois Hyksos assez nombreux c|ui apparaissent sur les
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
Hyksos, de suite après les premiers puissants souverains, les choses n’allaient pas beaucoup mieux. Nous ne possédons pas d’autres point d’appui, mais rien n’empêche vraiment de conclure que le temps des Hyksos, d’accord avec les dates fixées précédemment, correspond en gros à un siècle, de 1675 à 1575.
Il est manifeste que les rois de la XVIIe dynastie, comme les contemporains des Hyksos, appartiennent aussi à la XIVe dynastie. Les souverains égyptiens locaux et sans pouvoir de Xoïs et de Thèbes furent d’abord les uns et les autres sous la domination des envahisseurs étrangers, Ceux-ci ont pu faire disparaître la dynastie de Xoïs; les Thébains ont au contraire surgi en libérateurs de l’Egypte.
Le papyrus n’a conservé aucun total de dates1. Mais il est très possible que le papyrus ait, tout comme Manéthon, considéré les dynasties simultanées comme se suivant dans le temps; nous pouvons l’admettre quand même les totaux ainsi donnés dussent rester indéfiniment en arrière des chiffres présentés par Manéthon.
Nous savons aujourd’hui, grâce aux documents, rassemblés et excellemment commentés par King2, que les chroniques
scarabées et ailleurs (en tout nous en connaissons environ deux douzaines), et qui figurent certainement dans les dernières colonnes du papyrus de Turin, ne prouvent rien en faveur d’une durée plus longue de leur souveraineté. Selon toute vraisemblance beaucoup d’entre eux ont régné simultanément dans différentes parties du pays et usurpé le titre royal, tout en reconnaissant probablement un roi supérieur résidant à Avaris (à ces suzerains appartiennent les différents Apophis). Ce sont circonstances semblables à celles qui se sont produites au temps de Piankhi et des Assyriens. La rareté et la pauvreté des monuments montre clairement que nous ne pouvons pensera une domination hyksos séculaire.
1. J’ai déjà attiré l’attention (p. 85; sur les petits fragments qui contiennent certainement des notices historiques, colonne XI, 134 et colonne XII, lô9et IbO.
2. L.-V. Iving, C/tronicles concerning earltj Babt/lonian Kings, 2 vol.. 1907. L’hypothèse de Ranke que je ne m’étais pas risqué à adopter dans mon travail sur Sumériens et Sémites en Babylonie ( Abhandl . d. Berl. A/.., 1906) p. 10, 1, a été complètement confirmée. Chammourabi
babyloniennes ont procédé ainsi et que pour la IIe dynastie, en réalité contemporaine de la fin de la Ire et du début de la IIIe — ils la faisaient rentrer toute dans les totaux, comme si elle était intercalée entre les deux autres.
l’ère de l’an 4U0
Pour terminer ce chapitre, j’ai encore à parler d’un monument, le seul document égyptien sur lequel une ère soit indiquée. C’est la célèbre « Stèle de l’an 400 ». Trouvée par Mariette à Tanis1, cette stèle représente Ramsès II devant le dieu Setli; derrière le roi se tient le vizir, chef des troupes étrangères et de la cavalerie, commandant de la forteresse Zarou, grand-prêtre de Seth, etc.., Séthi !.
L’inscription qui suit donne tout d’abord la nomenclature des titres de Ramsès II (lignes 1-4). Voici la suite :
L. 5 : Sa Majesté a ordonné d’ériger une grande stèle de granit rouge au grand nom de ses pères (/www ^ ^ '), pour que reste établi (ou « soit érigé » I ses pères ( ^ ^ ) .
) le nom du père de
L. 6 : Roi Séthi Ier, de constante prospérité ^ /ww pour l’éternité comme Re' chaque jour.
L. 7 : An 400, Mesori 4e jour, du roi (Seth-'a-pehti) | du fils aimé de Rec (Noubti) j , aimé de Re' Harmachis, vivant toujours et éternellement.