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1. Apion, Ægijpt., livre IV, clans Tatian, Ado. gant ., 38 (d'où Clem. d’Alex., Strom., I, 21, 101, et Eus., Prœp. cccing., X, 11, 13 sqq. ; cf. Jules l'Africain dans Eusèbe, Prœp. uoung., X, 10, 10 sqq.; Justin martyr, Coll, üd ( ir ., 9) : Xaxi<r/ai|/E xr,v Avapiav ”A[Mû<ti;, y. a Ta xciv Apyetov Yêv6|ievoç ’Tvayov, <;>; èv xoï; Xpdvoiç àveypa^ev 6 MevSr|Uto; Hxo).£|i.aïo;.
2. C1'. Baickh, que suit Niese, d’après Eusèbe, Arm., I. 157 : « llujus veroSetliosqui et Rrameses ;cod. L.,Lat. : Xîüi.vti; -/.ai l'aij^/rr,; ; Théopli., Ad Autol., in, 21 : Toü 6k Ooiihoî /ai P at/sTTr,;. I.c cod. !.. porte la rubrique : EOpÉOr] h îxkp(>) àvTtYpâç<;> ovlxcoç" |xe8, ôv VéOcoat; xai Papéacr,; 6jo ASeXçot. 'Ü pkv vavxixr,v ïyto'i 6'jvap.iv xcrj; /axa ÛâXaxxav àitavxàma; /ai 6ia-
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
Il est ensuite parlé plus en détail des expéditions militaires de ce dernier ; puis vient le récit de la rébellion de son frère, Harmais1, que Séthosis, de retour, réduit à la soumission. L’extrait se termine par ces mots : 'H Se ycopa. sxXtjGt] àuô toü aÛTOÜ ôvôp.aTOç Ai.'yuTrroç* Xéyet yàp cm ô piv SéOcoç éxaXstto A’tyuTTTO^, "Apy.cuç ôè ô àâsX'foç aÛTOÜ Aavaôç' taüta piv ô MaveGcoç. C’est la raison pour laquelle on a pris non seulement ce récit IV b, mais encore toute la liste IV a : elle doit établir le synchronisme avec l’histoire grecque, et montrer combien l’Exode des Juifs, identifiés avec les Hyksos, est plus ancien que le début des traditions grecques, — conséquence qu’en a tirée Josèphe.
Maintenant, il est possible que Manéthon ait parlé réellement de Danaos et d’Ægyptos, et les ait reconnus dans les deux frères Séthos (= Ramsès) et Harmais ; mais ce n’est pas très vraisemblable, et Josèphe ne l’affirme pas expressément. La phrase « Manéthon dit cela », exprime seulement que Josèphe a trouvé cette donnée dans le texte rectifié et raccourci par ses prédécesseurs. Je tiens pour beaucoup plus vraisemblable, que l’un des apologistes juifs, pour trouver un repère chronologique qui pût en imposer aux Grecs, ait fait des recherches sur Danaos et Ægyptos dans Manéthon et ait cru les reconnaître dans les frères ennemis2. D’où la mention : « Ce sont Ægyptos et Danaos, et, d’après
j/îipcop.Évou; È7ro).iripy.îr |j.et’ ou tcoXÙ 6 i y. al tôv àvsXwv "Apu.aiv aXXov
aùtoü à8s),ipbv èimpoTcov t-pç AcyuTtTou y.ataoTr1'iai. Ce n’est pas, comme le croit Gutschmidt (Kl. Schr., IV, p. 450 sqq.), une variante tirée par Josèphe lui-même d’un autre manuscrit de Manéthon, mais sûrement une correction du texte de Josèphe, pour adopter la lecture Si0<osi; /.ai 'Pap.s<T(rï]ç (non ô -/.ai). Elle a pour but d’expliquer la venue de deux rois et d’écarter Ramsès, dont il n’est plus question par la suite.
1. L’histoire rappelle de loin le récit fait par Hérodote sur Sésostris et son frère (II, 107; modernisé par Diodore, I, 57, 6 sqq.); cependant, dans le détail, elle en diffère tout à fait et, n’en dérive point.
2. Eusèbe et le Livre de Sotliis les identifient même avec les rois Harmais (n° 14) et Ramsès II (n° 16). Cf. p. 125.
le premier, le pays s’est appelé Égypte » ; on doit croire aussi que Josèphe, qui a trouvé cela dans l’extrait, l’a pris pour du Manéthon authentique, et, par sa conclusion Tauxa piv ô MaveOcoç, a placé sans raison les mots précédents Xsyst yàp x.t.X, dans la bouche même de Manéthon.
Ce qui suit immédiatement va prouver combien Josèphe est peu conséquent avec lui-même. Les totaux réels du n° 1 Tethmosis (= Amosis) au n° 17 (Aménophis) donnent exactement 333 ans; Josèphe, au § 103 (= 231), donne ce chiffre pour somme, tandis qu’il assigne 393 ans à l'intervalle entre l’Exode et l’arrivée de Danaos à Argos. Sa source a donc ajouté les 59 ans de Séthos’ (§ 231), c’est-à-dire placé le départ de Danaos (Harmais) pour Argos à la dernière année du règne de Séthos. Comme l’Exode doit se placer dans l’année qui précéda la première de Tethmosis (qui est dit expressément au § 94), il y a donc eu en réalité entre les deux événements, d’après le comput ordinaire des Grecs, un intervalle de 393 ans. Or Josèphe, afin de trouver l’intervalle entre l’Exode et Osarseph que Manéthon identifie avec Moïse, compte au § 231 (= 280) encore une fois les 59 ans deSéthos ; puis 66 ans de son successeur Rampsès ; au total, avec les 393 ans = 518 ans. Tel serait son comput personnel ; par contre, c’est dans sa source qu’il avait trouvé les 393 ans.
V. Le dernier et le plus important extrait de Manéthon est l’histoire d’Osarseph et des lépreux ( c . Ap., 26, § 232- 250), que d’après le § 229 = 105, 287, Manéthon a qualifiée lui-même de légende populaire. L’extrait commence au § 231 avec une suite de la liste des rois ; le récit lui-même débute, au § 232, par un résumé, que le § 237 change en citation directe, auquel succède à son tour, § 251 (= 266, 300), un résumé sommaire. Mais ici encore, la conclusion
1. C’est ce qu’a bien vu Lepsius, dont Gutschmidt {Kl. Schr., IV, 459) repousse à tort l’explication ; Unger se trompe aussi certainement dans son interprétation de Manéthon, 170 sq.
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n’est pas bien adaptée. Après avoir raconté, au § 238, que les Lépreux soulevés à Avaris avaient pris pour chef un prêtre d’Héliopolis, Osarseph1, et que ce chef leur avait donné des lois opposées à toutes les institutions sacrées de l’Égypte, il dit : § 250 (= 265), AeysTou ôs, cm <ô> TT] v uoXtTdav xat t ovç vopic .ovç aÙTOÏç xaTaéaXop.evoç iepsùç TO yévo^ 'HXoOTToXÎT7]Ç ovopca '0(7apC7'/]'p CX7TO TOÜ £V ’HXiOU- UÔXst GsoO ’OcRpSCOÇ, WÇ p-STS^T) £CÇ TOUTO TO yévoç, fJ.£T£T£07] Touvopca xac TrpoçrjyopsûGT) Mcoua^ç. Voilà donc Osarseph introduit de nouveau, tout comme au $ 78. Avaris est nommée deux fois dans les mêmes termes au §86 sq. Évidemment le § 250 n’appartient pas au texte primitif, mais c’est un morceau d’un extrait plus court; de sorte qu’on peut se demander si l’identification avec Moïse vient de Manéthon, ou si elle ne serait pas plutôt le fait d’un écrivain antijuif que dément ensuite la source apologétique de Josèphe.
La série des rois, des § 231 sq., 245, 251, qui continue immédiatement la liste précédente (IV a et IV b), donne comme l’Africain :