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Hatr/]ç plus connu); le fait joint à la donnée sur le — s(lpotTTjç vop.oç a permis de dire cette ineptie que le pays de Saïs en a tiré son nom. Tout le reste est simplement un extrait du texte plus complet que Josèphe a conservé ; 1° l’arrivée de l’étranger; 2° l’installation de Salitis; 3° la conquête de Memphis — (les nos 2 et 3 sont intervertis dans l’épitomé); — 4° la fondation de la ville dans le nome Séthroïtique [l’épitomé a laissé de côté le nom d’Avaris]; 5° la domination exercée à partir d’ici sur l’Égypte. Enfin, au § 6, tous deux s’accordent en ceci, qu’après avoir donné un développement historique sur Salitis, ils se bornent pour ses successeurs aux noms et aux chiffres. L’épitomé, cependant, ajoute au texte de Josèphe la désignation de Phéniciens. Manéthon ne l’a pas donnée, manifestement; il s’est contenté, à l’égyptienne, d’une indication vague: « Des gens de race inconnue venus des pays de l’Orient. » A qui voulait une donnée plus exacte, c’était fournir l’occasion de chercher de quelle race ils étaient, — et la question était d’autant plus importante, s’ils étaient les ancêtres des Juifs ; l’un a déclaré qu’ils étaient Arabes (ce qui ne vient pas de Manéthon, évidemment), l’autre, l’épi tomé, les a pris pour des Phéniciens. Comme à propos de Sésostris (cf. supra, p. 75), les Extraits de Manéthon ont été modifiés ici par de; additions étrangères. Aucune des deux données n’a de valeui historique, même comme indication de plus anciennes tra ditions égyptiennes.
Pour tout le reste il n’y a que la liste des rois. Ici, à côt< de l’Africain et d’Eusèbe, il faut considérer la liste di Livre de Sothis que le Syncel/e tient pour du Manétho authentique; il' l’a cependant corrigée à l’occasion d’aprè Josèphe, comme il le dit lui-même (p. 194, 1. 20, comp 232, 15). Mais, dans sa contenance originelle, le Livre a Sothis n’est rien autre qu'un extrait modifié de Josèphe. E
1. Lui ou sa source Pauodoros, cf. Gelzer, Afviccinus , II. p. 211.
effet la liste du Livre de Sothis est une misérable compilation, dans laquelle des noms manéthoniens et d’autres — i égyptiens et inventés — sont mêlés comme à plaisir', tandis que dans Josèphe (c. Ap., I, 75-102), la liste de rois est celle-là qui ne contient pas les rois du § 231 sqq.2 De plus le dernier roi de la XXe dynastie ©oücoptç y a été ajouté ; il est difficile de dire si c’est hasard, ou parce que l’auteur a jeté un regard sur lepitomé manéthonien3. Ici la liste du Livre de Sothis a donc pour le contrôle des noms et des chiffres à peu près la valeur d’un mauvais manuscrit de Josèphe.
L’auteur, on le sait, a connu l’épitomé plus ancien de Manéthon, qu’il a voulu remplacer par une liste meilleure, c’est-à-dire plus facile à mettre en harmonie avec la Bible ;
1. II s'agit des n"s 1-25 (cf. p. 30, 2) et 50-61 de la liste. La fin, à partir du n° 62, est tirée d’Eusébe. Dyn., XXI sqq., mais non sans beau-
| coup d’arbitraire. Les noms viennent sûrement, pour une part, d’une I source autre que Manéthon, que l’auteur a dépouillée arbitrairement (les n”' 8 Sesonchosis et 9 Amenemes sont empruntés à la XII' dynastie, les n0* 59 Athothis, 60 Kenkenes, 61 Uennephesà la Ire dynastie) : avant tout, la longue listedes n0' 10-24, où les noms royaux et les noms propres des XVIIIe et XIXe dynasties sont clairement reconnaissables : 10 7.; — Amosis; 11 ’A-/S7i?6pr)ç, c’esi à-dire 'Achcproure' (Aménophis II), ou un des noms royaux de ce genre; 12 ’A-f/ops-L = 0-j-/opsj ç, Diod., I. 50. c’est-à-dire Uakhkere, le prénom de Bokchoris; 13 ’Apga-jnr,; = Marinais; 14 Xagoi; — Cha'mues, le (ils de Ramsès II; 15 Mtagoüc = Miamoun (Ramsès II, etc.); 16 ’Ageff-^c; (?), 17 OvGqç, abréviation du n" 2> • ; o-jirigapr,; = Usermarè, nom royal de Ramsès II et de Ramsès III (0,Jù)<Tip.ipYj{ chez Eratosthène) < )ùwon;j.âpriç (cod. H-jw^taiprg) et ’Oa-vgavS-ji:, Diod., I, 47); 18 PagïT/,; = Ramsès. Ajoutez cinq développements du nom de Ramsès : 19 'P a;xî77o; xiv/j;, 21 'Pap.î77"/-17£wç, 22 'Pap.£77ap.jv(o,
1 23 ' Paa£77r, ’lo-jga <T<Tr„ 24 'Pa pinf, O-jâppoo, dans lesquels Gutschmidt (kl. Schr., I, i>. 238, 244 sqq,), avec raison, reconnaît dillicilement des noms véritables de la XX' dynastie.
2. Eusèbe aussi, dans sa Chronique (voir aussi Prie/i. ecuny.), emprunte à Josèphe le premier morceau (Ilyksos et XVIII” dyn.), mais non 1 histoire d’Osarseph. L c/.irrr du Sothis ne connaît-il donc Josèphe que par Eusèbe?
•1. Plus loin ; ce roi revient comme n” 58; de même, Amensès comme n” 55 et Rampsis comme n" 54.
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à cette liste, il a emprunté le nom d’Amosis qui jouait un si grand rôle dans la littérature chrétienne comme Pharaon de l’Exode. Puis, il s’en aide, en présence des données de Josèphe, pour identifier Amosis etTethmosis : ”A(juoctiç ô /.ai TéÔfiwaiç, formule que le Syncelle a reprise.
Le Livre de Sothis a qualifié les rois Hyksos de Tanites ; c’est par eux qu’il a commencé sa XVIIe dynastie’. D’ailleurs sur la division des dynasties donnée par le Livre de Sothis, nous n’avons que peu de certitude, si ce n’est que lui aussi, comme Manéthon, comptait 30 dynasties en 3 To[j.ot, et 113ysv£ai avec 3555 ans, y compris la dynas-
tie des dieux (Syrie., p. 97).
Voici la suite des dynasties dans l’Africain :
XIIIe Dyn. 60 Diospolites 453 ans
XIVe » 76 Xoïtes 184 »
XVe » 6 Pasteurs (la liste de Josèphe) 284 »
XVIe » 32 autres Pasteurs 518 »
XVIIe » 43 autres Pasteurs et 43 Thébains. . . 151 »
XVIIIe » commence avec Amosis.
Dans Eusèhe, la XIIIe et la XIVe dynastie concordent1, mais ensuite viennent :
XVe Dyn. Diospolites (non dénombrés) 250 ans
1. Syncelle, p. 193. La XVI' dynastie liait avec le n° 25 Koncharisen l’ail 700 de la période Sothiaque (p. 30, 2). P. 194 : Kal SisSslavTo Tavtta’ [ix'j'J.iïç 3 oï -/.ai iSao-O-suo-av Aty-JUTo-j èu i tr,; t* 6‘jvaareiaç ètvj tvS. Mais C( ne sont pas les quatre, ce sont les six rois suivants qui donnent ensemble 254 ans, et l’on dit aussi, p. 195, 4, de Si li tes : HpôiTo; -Ov ? tt,« i? 8v va'Ttsta; 7tapà Mavs6ü>. Le septième roi est Aseth (n° 32); le huitième mA|aw(tiç 6 -/.ai Té0(j«offiç (p. 33), et le Syncelle désigne celui-ci, p. 117, 18 127, 5; 128, 3, comme deuxième roi de la XVIII' dynastie (eteomm 14 ls d’Aseth, ]>. 117, 18; 118, 1; 127, 5, 8; 128, 10). Malgré la très sur prenante concordance avec Kusèbe, il ne reste donc rien à faire qu’ corriger en 6 le nombre de 4 rois (p. 194, 3).
2. La XIV' dynastie a, d’après lui (Syncelle, p. 114), 181 années dan un manuscrit et 484 dans un autre; le dernier chiffre est aussi celui d la traduction arménienne.
XVIe Dyn. 5 Thébains 190 ans
XVIIe » Pasteurs (4 rois, cf. plus bas) 103 »
XVIIIe » commence avec Amosis.
Le déplacement de la dynastie des Hyksos résulte évidemment des efforts faits pour donner aux listes royales de Josèplie une suite continue; il en est de même dans le Livre de Sothia. Celui-ci est donc dépendant de Josèplie (comp., p. 117, n. 2, et lui a emprunté la localisation des Pasteurs à la XVIIe dynastie. La rédaction eusébienne ellemême est un arrangement de l’épitomé de l’Africain qui cherchait une meilleure concordance avec Josèplie. Pour remplir la brèche, on a inséré 2 dynasties, les Diospolites et les Thébains qui sont découpés dans la XVIIe dynastie de l’Africain, composée de 43 ©eéacot AtocrrcoXtTat. Le fait qu’Eusèbe n’a pas donné de nombre de règnes pour sa XVe dynastie en montre clairement le caractère secondaire'.
La Chronique de Barbarus, qui n’est d’ailleurs qu’un extrait de l’Africain, contient une autre liste de ce temps fp. 381’)2. Là, la XIe dynastie a été omise, de sorte que les chiffres des dynasties retardent d’un numéro. Voici quelles dynasties correspondent au 2e Tomos de Manéthon :
1. Les chiffres de la XVI* dynastie (Tliebæi, 190 années) et XVII' (I’astores, 10ff années) viennent du Canon d’Eusèbe.
2. Ap. Eusébe, édit. Schcene, I, p- 2M; Friek, Citron, min ., I, 288.
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