‹ Chronologie égyptienneChapitre 59 sur 179 · jwpi; (= Polybe · texte numérisé non relu

jwpi; (= Polybe

?olybe).

on il 201 ans.

2Rhapsakes, chiffre 66, oslphe et Eu-

■" ’ de Sot/iis ; il est diflicile de décider quelle est la forme correcte. — 3. MY|çpap.p.o\jO<l>7i;

oph. n a pas les n°* 11 et 12, et place le n° 15 après 16. — 7. ’Appiainr);, L.; Armesis, Lat.; 1~ - 11. D’après Sync., p. 13ü, 12, peut-être 21 ans. Cf. p. 126, n. 1. — 12. Barbares, 260 ans. ne 8; le total montre que c’est un lapsus. — 17. C’est-à-dire les totaux réels des chiffres

LES LISTES DE LA XVIIIe ET DE LA XIXe DYNASTIE FT LES LÉGENDES D’OSARSEPH ET DE RAMSÈS III

(voir le tableau)

La liste du Livre de Sot/iis offre encore ici une relation avec Eusèbe; chez tous deux, Ramesses I et II (Jos., n°s 15 et 16) ne font qu’un seul roi et additionnent leurs ans de règne, à savoir: 1 an, 4 mois -f- 66 ans, 2 mois, au total 68; chez tous deux ce Ramesses et son prédécesseur Ilarmais passent pour être Aigyptos et Danaos, tandis que Josèphe y reconnaît Ramesses III (n° 18) et son frère qui ne paraît pas dans la liste des rois’. D’ailleurs, en ce qui concerne la forme des noms, le Livre de Sol/iis n’a qu’une valeur conditionnelle; quant aux nombres, ils sont pour la plupart gravement défigurés, et plutôt par hasard qu’avec intention.

Pour le reste, il parait évident que le même Epitomé sert de base à toutes les listes conservées. Dans l’Africain, Ramesses II (n° 16) manque; dans Eusèbe (abstraction faite de la fusion de Ramesses I et II), c’est Ramesses IV (n° 21) ; plus loin, c’est Amenses (n° 4), et dans le premier livre, Rathotis (n° 11). Mais, pour chacun de ces cas, la liste parallèle prouve que le nom existait a l’origine dans l’ Epitomé. La seule différence importante avec Josèphe, c’est, au n° 1, Amosis à la place de Tethmosis. Et, ici, les listes postérieures gardent la tradition originelle. Dans Josèphe. Tethmosis est, comme nous l’avons vu, une correction pour

1. De même chez Eusèbe, dans le Canon, et che/. le Synoelle, la liste tout entière des noms Achencheres (Athoris, Cheneheres), Acherres (que suit encore Cherres), se confond avec les noms donnés au Lirrc de Sothis. Le Canon et le Lierc ch- Soi/iis donnent encore au n" 8 ’Aia-vm^Oi; contre de Josèphe et du premier livre d'Kusèbe L’Africain a

la même forme, mais pour le n” 3, et au n" 17 il donne ’AutviofiO; ce sont des variantes qui ont été fabriquées d'après h* n" 3 de la \1\ d\ nastie ’Auai/içOf,; (plus correctement NL/ipn,; — Merueptah).

ANNALES DU MUSEE GUIMET

rétablir l’accord. Pour les nombres. Josèphe présente la numération ancienne; chez les chronographes, les mois sont comptés tantôt en plus, tantôt en moins pour faire des années pleines, souvent aussi défigurés par des fautes d’écriture. Tels sont, dans l’Africain : le n° 3 (Aménophis I, 24 ans au lieu de 21 ') ; le n° 10 (Acherres, 32 ans au lieu de 12), et aussi le n° 11 (Rathôs, 6 ans au lieu de 0; cf. Eus., Canon; dans le Livre de Sothis, 29 ans1 2).

Ajoutons que cette liste semble se moquer complètement des données historiques. Il s’agit de la période la plus florissante du Nouvel Empire, c’est-à-dire, avec la XIIe dynastie, l’époque la mieux connue et la plus glorieuse de l’histoire de l’Egypte. Mais comment l’a-t-on traitée ? Plus mal encore que la XIIe dynastie. C’est à peine si, dans cette liste, on peut repêcher un ou deux noms de rois célèbres. En tête, il est vrai, on a placé correctement Amosis; mais son fils et successeur Aménophis I est séparé de lui par un Chebron inconnu. La sœur d’ Aménophis, la reine Amesses, peut bien être, comme Setlie3 4 l’a pensé, la reine A'ahmes, femme de ThoutmosisI; mais ni celui-ci, ni Thoutmosis II, ni Ha'tsepsout ne sont nommés, tandis que Thoutmosis III apparaît deux fois, comme Misphres = Menchepcrre' [prononcé à peu près Mespe-re' par Manéthon] et comme Misphragmouthosis = Mencheperra'-Thoutmose', — tous deux

1. Le Syncelle (p. 130, 12) compte pour les rois 2-6 seulement 69 ans au lieu de 72; il paraît aussi n’avoir compté que 21 ans pour Ainénnphis I comme Josèphe et Eusèbe. Mais le total de la dynastie lui attribue au moins 24 ans.

2. Dans Eusèbe, les nombres sont, d’ordinaire, encore plus défigurés.

3. Die Thronieirrcn unter den Nachfolgern des Thutinosis I (Unters. zur Gesch. und Alterthumskunde Aegyptens, I, 1896), p. 5. Il résulte de ce que je viens de dire que, pour le reste, je ne puis pas regarder comme juste la façon dont Setlie cherche à conserver le plus possible de Manéthon (au moins l’hypothèse proposée par Lepsius d’une coupure île dynastie après Misphragmouthosis, p. 57).

4. Sethe, p. 19, 71sq., l’a reconnu avec raison; il établit aussi que

n’ont ensemble que 38 ans, 7 mois, tandis que Thoutmosis III a régné 53 ans, 10 mois, 20 jours'. Ses successeurs

furent :

En réalité : D'après la liste :

Aménophis 1 1 Thoutmosis régna 9 ans, 8 mois

Thoutmosis IV Aménophis régna 30 ans, 10 m.

Aménophis III régna 36 ans Horos » 36 » 5 a

Il paraît donc que les deux premiers rois ont échangé

leurs places, tandis qu’Aménophis III apparaît sous le nom d’Horos1. Son temps de règne est donc à peu près exact; il en est de même peut-être de celui de Thoutmosis IV. tandis que celui d’Aménophis II est trop élevé. Sous les souverains suivants 10-13, se cachent les rois hérétiques, ensuite vient Harmais = Haremhebi, qui a régné beaucoup plus longtemps que 4 ans, 1 mois3. A Ramsès I on attribue, semble-t-il avec raison, 1 an, 4 mois, et à Ramsès II, GG ans, 4 mois (il est mort dans sa 67e année); mais, entre les deux, manque Séti I.

Et maintenant la confusion augmente. Car dans Josèphe on trouve deux fois un roi Setlios, qui s’appelle aussi Rainesses : en lui sont combinés Séti I et Ramsès II ; et, la pre-

c’est le même que le Mes pli res (de Plin. 36, 64. 66), auquel appartiennent les deux obélisques d’Alexandrie.

1. Ou bien, si l’on ajoute à part les Epagomènes, comme les Egyptiens le font très souvent, 53 ans, 11 mois, 1 jour.

2. Il serait donc le roi u>p, qui, d’après Josèphe (jj 232), a vu les dieux ; cela s'applique très bien, en eiïet, à Aménophis III.

3. De l’inscription du temps de Ramsès II publiée par Loret, A Z., 39, 1 sq. (Inscription du Sud, 1. 8 >, où la 59* année de Haremhebi a été mentionnée, il résulte, comme Goret l'a reconnu avec raison, que, dans la chronologie, on a compté à Haremhebi le temps des rois hérétiques. De la fin d’Aménophis III jusqu’à l'avènement de Ramsès I. il s’osl écoulé pour le moins 60 ans.

Dans Josèphe, les rois de ce temps oui régné ensemble 40 ans, 9 mois ; dans l’Africain, où les 32 ans d'Acherres doivent manifestement être corrigés en 12 ans, ces rois ont régné 67 (plus exactement 47) ans. De Haremhebi, nous connaissons ia 2P année de règne.

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

mière fois, Ramsès II est encore cité comme son propre successeur sous le nom de Rampses ( va v. : Rapses, Rapsakes). Son tils Merneptah partage son sort : comme Ramesses avec ses 66 ans (la troisième fois arrondis à 60), il n’apparaît lui-même pas moins de trois fois. Sous Thouoris se cachent ensuite les souverains des temps troublés après Merneptah. Le tableau suivant, que je reproduis d’après mon Histoire, I, p. 315, met quelque clarté dans cette situation.

Ramsès 1

Papiaaïjç, 1 an.

4 m.,/os.,

Afr.

Séti I

SéOcoç ô xai Pa <xia-

Papéaarp Mia-

<ry)ç, 59 a., Jos. =

poùv, 66 ans

Eï0wç, 51 (55)a.,

2 m., Jos.,

Afr., Eus.

Eus.

'Pap^r,?, 86 ans,

Ramsès 1 1 /

Jos., Afr., Eus.

Merneptah

’Apsvuxpt;,

’ApÉvwcpiç, Jos. =

19 ans 6mois,

’App£VEip0î)î, 20

Jos., Afr.,

ans, Afr.; 40a.,

Eus.

Eus.

EéOioff ô xa'. PafAÉaairiç, Jos = 'PapÉaor); 60 ans, Afr

’AppEvspvîjç

5 ans, Afr.

26 a., Eut

Pour éclaircir cette confusion étonnante, on s'aidera de l’observation que le double nom Sethos-Ramesses, dans Josèphe, n’est employé que là où le souverain en question est introduit pour la première fois, §§ 98 et 245. Plus tard, au n° 18, il s’appelle toujours Sethos (Sethosis), §§ 101, 102, 231, — tandis qu’au n° 21, il s’appelle seulement Ramesses (§ 300 sq . ) 1 , ou Rampses (§ 251) comme il le doit, puisqu’il porte le nom de son grand-père ($ 245). Donc, au § 98 ô xai 'Pafjti<7(77]ç est une interpolation après üsôcoç, § 245 üéOco tôv xai est une interpolation après 'Rap-sacr/j ; la forme

1. De mêmedans Cliairemon (Jos., c. Ap ., I, 298, 292 'Apsvtoçtv y. al tov Ci àv aÙTo-j ' I >a|XîT'ir,v). Son récit n’est malheureusement qu’une mauvaise répétition de celui de Mauéthou.

du dernier nom, Ramesses, revient évidemment à l’interpolateur, puisque le texte primitif donnait ici Rampses. En d’autres termes, la suite originelle des noms, dans Josèphe.

était :

Page 1