‹ Chronologie égyptienneChapitre 68 sur 179 · Rec. archèoi., VII, pl · texte numérisé non relu

Rec. archèoi., VII, pl

qui s’imposait à lui, ce fut plutôt un avantage qu'un désavantage. Grâce à un examen atttentif de la fibre du papyrus, et de l’homogénéité des caractères écrits au recto et au verso des petits fragments, il a pu les assembler autant que possible les uns aux autres, et en a réduit le nombre à 164 — dont 16 grands, formés de 10 à 12 petits fragments, sinon plus. Les grands fragments 71, 81, 97-99, qui s’adaptent immédiatement les uns aux autres, et sont composés d’innombrables petits morceaux, présentent les restes de 13 à 14 lignes formant le haut de trois colonnes homogènes. Ces fragments ainsi reconstitués, il les a classés en 12 colonnes et numérotés. En cet état, le Papyrus parut pour la première fois dans le calque très soigné de Lepsius1 ; ensuite, sur la base du dessin de Lepsius, Wilkinson publia une nouvelle collation, qui ne relevait que deux erreurs2 3; mais il reproduisait les contours-limites des fragments primitifs, autant qu’ils étaient encore reconnaissables, ainsi que la disposition des libres dans chacun des fragments, et la description du verso \

Dans les ouvrages modernes, il est souvent question d’une copie du Papyrus faite par Champollion, sur laquelle il y aurait plus à lire que dans ces publications; depuis, on aurait donc perdu des morceaux du Papyrus. Mais c’est là une légende, que les indications très explicites de Champollion-Figeac ont détruite depuis 60 ans: cela prouve que son mémoire, quoique souvent cité, n’a point été lu. De Champollion, il n’existe que la copie (citée plus haut) de 48 fragments isolés. Quant aux 8 frag-

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