‹ Chronologie égyptienneChapitre 8 sur 179 · I II I I · texte numérisé non relu

I II I I

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) Le 5e jour doit être

naturellement le 5e épagomène (voir une désignation analogue AiecopH en*..? pour le 5e épagomène ap. Wilcken, Ostraka , I, 809); mais la naissance d’Isis tombe au 4e épagomène et comment peut-elle correspondre à la fête d’Amon du nouvel an ? Le lapicide a-t-il mal interprété le texte à reproduire? La fête d’Amon du nouvel an est d’ailleurs bien connue à Thèbes et aussi à Napata (Stèle de Pianchi, 1. 25.).

2. L. 43 sqq. : Tf(ç (nmdtÇsto; TOU èviautoü pisvo JCTirjç èxTüiv xpiaxo ffiwv é£fxov;a Tjgspajv -/.ai xcov -jaTEpov upoa’Vopu'TÔsurwv cuay tïïvts ïipspàiv. On sait

cédé l’année égyptienne, c’est un fait certain; mais c’étaient de vrais mois lunaires, qui n’ont rien à faire avec le calendrier égyptien postérieur. Les 12 mois d’une égale longueur de 30 jours sont néanmoins inséparables des 5 épagomènes; ils ont dû être constitués à la même époque. Une année de 360 jours a sans doute exercé de tout temps une attraction magique sur les dilettantes, et elle le fera encore plus dans l’avenir, — cette croyance est proprement la pierre de touche du dilettantisme en chronologie ; — mais historiquement cette année n’a jamais existé (excepté en matière de comptes, voir Hérod., I, 32 [de même dans l’énigme de Kleobulina et ailleurs], ou dans le payement de la solde à nos soldats, comme un procédé commode pour faire des chiffres ronds) et ne peut pas exister (à moins qu’un dilettante à la façon de Mahomet ne l’impose aux croyants), vu qu’on ne peut y arriver ni par le mois lunaire, ni par l’année solaire. Les intercalations, nécessaires au compte par mois lunaires, conduisent beaucoup plus nécessairement à une année solaire de 365 jours, en chiffres ronds (12 mois lunaires — 354 jours -}- 11 jours, c’est-à-dire plus

d’un g de mois). Les Égyptiens devaient avoir déjà découvert que c’était à peu près la véritable durée de l’année solaire, lorsqu ils comptaient encore par mois lunaires purs.

qu’Eudoxe soutenait que l'année primitive égyptienne était le mois (Proclus, in Plat. Tint., p. 102, Die /il) ; probablement il expliquait ainsi les totaux élevés des règnes des dynasties divines. Cette hypothèse a été recueillie par Diodore, I, 26 (Jlécatée d’Abdère?) etVarron (ap. I.actance, Inst.. II, 12 = Plin , VII, 155). Plus prochede 1’ année égyptienne divisée par saisons est la conception d’une année de 4 mois(Diod., I, 26. 5; Plut., N uni., 18; Solin, I, 34; saint Augustin, Cio. Dci , xn, 11). Censorin (10, 4) reste isolé avec la conception que la plus ancienne année égyptienne se composait de 2 mois (Jahn et Ilultsch corrigent avec raison iiians/ruuin)', le roi Ison 1 aurait allongée à I mois, Arminos à 13 mois (sic) 5 jours. On sait quel succès ces fantaisies ont eu auprès des chronographes chrétiens; Panodore en a tiré sa conception que l'année originelle avait la durée d’un jour.

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

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