LA PARTIE INFÉRIEURE DE LA DEUXIÈME COLONNE ET LA TROISIÈME COLONNE
La partie inférieure de la deuxième colonne contient les successeurs de Mènes. A elle se rattache sûrement (comme l’a vu de Rouge) le fr. 30 = 10 lignes (la première mutilée), avec mention de l’âge des rois; sa dernière ligne appartient au bord inférieur d’une colonne; elle ne peut, par conséquent, dépendre de la col. 3, puisque celle-ci se termine par un total de dynastie; par contre, elle concorde très bien, pour l’écriture et l’écartement des lignes, avec la col. 2'.
Le roi Ménès reçoit à la 1. 12, comme à la 1. 11, le vœu de santé | |\ qui d’ailleurs dans le Papyrus ne se présente encore qu’isolément (par ex., col. 3, 1. 8 pour Houni). Les rois sont toujours déterminés par le signe ^j. Il est singulier que pour Ménès il n’y ait pas de rubrique.
La 1. 15 (fr. 20, 1) ne contient que le nombre « 28 jours », qui est écrit en marge, du côté de la col. 1, et lui est rattaché par un trait, comme aux fr. 61, 72 a. 97. La comparaison avec les autres listes de rois montre que dans la col. 2 cette ligne était laissée vide, tandis que dans les trois autres cas le nom du roi est inséré.
La col. 3, elle aussi, ne présente point de ligne entièrement perdue. Le morceau de tête fr. 18 se compose de deux lambeaux. Comme Lauth, de Horrack, de Rongé1 2 l’ont reconnu, il faut mettre entre les deux le fr. 32, de façon à ce que la première ligne du fr. 32 remplisse la brèche entre les deux moitiés de la cinquième ligne du fr. 18. Au fr. 32 s’adapte le fr. 34, (pii certainement appartient à cette co-
1. Longueur totale des neuf lignes entièrement conservées, ldi'""' : en moyenne, 14""", 5 pour chaque ligne.
■i. Les doutes exprimés dans les VI prem. d;/ti. (p. 154 et suiv.) sont
injustifiés.
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
lonne, car les dernières lignes contiennent les noms des trois derniers rois de la Ve dynastie et la somme des souverains de Menés à Ounas. D’après le verso, cette ligne forme la ligne finale de la page; aussi serait-il très invraisemblable qu’après le total on eût fait suivre encore une ligne avec le titre ou le premier règne de la dynastie suivante.
Dans les éditions, le fr. 34 est ajouté au fr. 32. de façon à ce que la première ligne du fr. 34, qui n’est conservée que sur la moitié de sa hauteur, devienne identique avec la dernière du fr. 32. Cet arrangement est inacceptable, car sur le bord deux traits s’entrechoquent sans suture possible: ils devraient être les deux restes du signe j" ; mais il est impossible de les réunir1 2. Par conséquent, la première ligne du fr. 34 doit avoir été au-dessous de la dernière du fr. 32. Si nous la plaçons en respectant l’interligne de 16 mm, qui est celui des lignes voisines, nous obtenons alors pour la partie écrite de la colonne une longueur de 391 mm, c’est-à-dire un écart insignifiant avec la longueur trouvée pour la col. 2 = 400mm. Aussi peut-on admettre que nous avons reconstruit correctement la colonne.
La colonne a donc eu 27 lignes, séparées en moyenne de 14m,n, 5\ La largeur est d’environ I60mm.
A cette colonne appartient sûrement le fr. 31 avec les noms Hounii et Snofrou. Si maintenant, comme Wilkinson le pense (appear to correspond3), on doit réunir le fr. 47 au
1. Wilkinson dit à propos du lue si mile des deux fragments : « do not join well. No. 34 should be placed a little liiglier. » Mais cela même ne servirait à rien.
2. Dans le détail, l’intervalle des lignes varie de 16""n à 11"'"'. L.a dernière ligne n’est séparée de la précédente que de 11 , preuve que l’es-
pace était étroit. Le scribe voulait sans doute mettre le total sur cette colonne.
3. Le fr. 45 n’y appartient pas («not corresponding »). Du fr. 33 (trois lignes avec des lambeaux de titres de rois), il n’y a rien à dire: aux fr. 35-39, il est difficile de trouver quelque chose: quant au fr. 40 voyez page 115.
’Al’VIvl S DE TURIN
Col. 2. i. c|