‹ Chronologie novenaireChapitre 2 sur 62 · AD ROY · texte numérisé non relu

AD ROY

SlBE,

La ficntaMse de Ciceron , parlant des guerres civiia de son temps , est très- véritable à la preuve des teos, qui dh : La souvenance des perUs que Von a pamz donne plaisir quand on en est hors et en seureté. Voylà pourquoy , Syre , ayant eu l'honneur que Vofitre Majesté a receu aggreablement | selon sa Inmté acooustuiiiée| son Histoire septénaire de la paix si heureuse de vostre France , sous la protection et providence de vostre sage et divine conduitte, do repie et des af&ires dont Vostre Majesté a une singulière prééminence par dessus tous autres roys cl princes , tant anciens que du siècle présent -, sur b mesme confiance de vostre bonté , j'ay pns en laain oeste recherche curieuse de vos labeurs imnicnaes, et des lieureux succez qu'il a pieu à Dieu ^OQs y donner par sa grâce , et ce par Tespace des neuf années desdites guerres royales , tant contre ks estrangers que contre les mauvaises humeurs et impressions imaginaires, plustost que les personnes, de plusieurs \os subjects s'estans mescognus de l^nrs devoirs , que vostre invmcible magnanimité a surmontez et vaincu vivement , et vostre mesme <iebonnairelé et démence a reduicts et ramenez dooeement. J'ay aussi rapporté TEpitomeraccourcy des remoëmens précédents vostre règne , là ou redoit d*une part vostre très-chrestienne patience à t<Aenr constamment les efforts despiteux des uns , Cl lesblasmes calomnieux des autres, d'ailleurs aussi rostre générosité impitoyable se roidissant contre le bix de tant d'afDictions. En outre , Sire , j'ay com* pns h dironologie de toutes les choses advenues par Vmt le monde, pour les rapporter en vostre emi- MBt théâtre de la France , comme un parangon de vos vertus ezoeUentes , dont il ne se trouve en tout Toniven ancon joste paralelle, estant vostre Majoré aossi nûraciileiise an maniement des affaires en

la paix, que prodigieuse aux exploicts militaires en la guerre : cause pourquoy Funivers , qui Ta veu , admire en Vostre Majesté, Estats et couronnes, la Providence divine , qui s'est eslargie si libéralement envers vostre royale personne, pour la munir d'une si vigoureuse générosité , et si robuste et infatigable valeur de température contre froid , chauld , faim et veilles, notes illustres de grands capitaines,

l'une de vos mémorables sentences , avec celle que Vostre Excellence disoit : Ma sentence que fayme le mieux , ii vtx&v n dnoexviTv (S) , que vous avez heureusement apprises dès vostre aage de huicl à neuf ans, où j'ai eu l'honneur de vous servir sous le sieur de La Gaucherie , qui vous servoit de percepteur , mais surtout ceste sagacité comme d'esprit prophétique, sans flatterie , de prévoir si clairement à quoy chacun affaire se peut terminer. Ces dons là de Dieu ne sont que pour Vostre Majesté vrayement héroïque, dont nous sommes tous ûifiniement tenus de louer ce grand donateur d'esprit , et le prier dévotement de tous nos cœurs qu'il lui plaise vous conserver , maintenir et augmenter en toute prospérité très-heureuse et longue vie. De Vostre Majesté,

Sire,

Le très-devoûe orateur , très-humble et très-fidelle serviteur domestique,

De vostre collège royal de Navarre , ce 8 décembre 4607.

(1) Eodurer le froid avec constance , ne pas se laisser abattre par la cbaleor.

(2) Vaincre ou mourir.

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