I. C. D. M. T. XII
députez que luy avoient envoyé Casaiitt êi d*Aix, et qui lors de ceste réduction s*en revenoient à Marseille avec vingt galères d'Espagne pour effectuer leur promesse. Les histoires anciennes ayant laissé à la postérité divers exemples de la misérable fin et de la punition divine qui est tumbée sur les rebelles, séditieux et tyrans, devoit servir d'instruction à Casault et à d*Aix ; mais l'or d'Espagne ayant esbloûy leur Jugement, Casault mourut misérablement, et Loys d' Aix l'a survescu parachevant ses Jours en calamité : leurs familles, qui trenchoient des souveraines , se sont veuës réduites à des extrêmes nécessitez, tellement qu'ils serviront d'exemple encor à la postérité , aussi bien que Bussy le Clerc qui &isoit le tyran dans la Bastille de Paris, d'un capitaine des Arpens dans Rouen, et de tant d'autres qui durant ceste guerre civile ont faict des leurs.
Si le roy Henry III, l'an 1585, quand Daries, second consul de Marseille , y fut pendu pour avoir voulu réduire ceste ville du party de la ligue, dit à leurs députez en les recevant d'une face Joyeuse : • Je loué vostre brave resolution, mes amys. Je vous accorde ce que vous m'avez demandé , et d'avantage, s'il estoit besoin; ma libéralité ne suffira jamais pour recognoistre vostre fidélité , » à ceste fois que ceste mesme ville qui avoit esté non seulement de la ligue près de sept ans, mais qui s*en alloit estre du tout espagnole , fut reduitte par la diligence de M. de Guise aux termes de son devoir, et du tout rasseurée à l' Estât de la France, plusieurs ont escrit que, lors que Sa Majesté en receut le premier advis, il ditjoignant les mains et levant les yeux au ciel : « Je recognois de plus en plus que Dieu me départ de ses grâces , qu*ll a pitié de cest Estât, et qu'il le veut retirer des longues calamitez qu'il a endurées. •
Le Roy, ayant désir que ceste province fust pacifique, envoya M. de Roquelaure vers M. d'Espemon luy dire s'il se vouloit rendre son ennemy. Après quelques allées et venues qui se firent pendant l'esté de ceste année, il y eut une suspension d'armes, et ensuitte M. d'Espernon estant contenté d'ailleurs, suyvant la volonté de Sa Majesté, il se retira de la Provence, et laissa ce gouvernement libre à M. de Guise. Voylà comme le second endroict où le Roy eut la guerre en ceste année fut, sinon du tout en paix an moins en repos.
Le troisiesme où la guerre se remiia le plus
▼ante, empoisonné, à ce qoe Ton dit» par les liguenri- On grava sur la porte Reale les yers sol Tans :
Oecisuijusti Libertœ Casatns armis ,
Laut Chri$U>f urbs régi, Liberta$ sic datw nrbi.
CRHONOLOQIB «OTBRMKB DB PAtltt CkVK. [1596}
d'aucuns qui, desirans «i âûre deiiifane,i(iit
ce fat en Pfcardie, car le Roy, comme nous avons dit, y avolt assiégé La Fere, espérant que, ceste place prise, il n'auroit plus d'ennemis qu'au delà de la rivière de Somme. Ce siège ftat long durant cest hyver qui ftit beaucoup pluvieux, et où tant les assiegezique les assiegeans eurent h
"^lirant le mois de Janvier le Roy estoit logé à Folembray, là où M. l'evesque du Mans, assisté de l'evesque de Sarlat et autres députez de 1 assemblée générale du clergé, qui se tenoltlors aux Augustlns à Paris, luy vint présenter le cayer de leurs plaintes, et luy fit une très-docte remonstrance, les principaux points de laquelle
«tolent : . c« m-
Ou'Us estolent envoyez exprès vers Sa Majesté pour luy tesmolgner l'affection et fideUté de tout le clergé à son service, recevoir ses cornmandements, et luy faire leurs très-humbles remonstrances et supplications.
t Nous ne prétendons, diUl, ny entendons exciter ou entretenir par ceste supplication les euerres et dissentions civiles : nous avons deu sçavoir, et ces derniers temps l'ont monstre et apris par expérience, que, pendant icelles, la discipline, tant nécessaire en nostre Estât, ne peut estre maintenue ny restablle. Nous avons one autre guerre qui nous est perpétuelle en ce monde contre ce lier dragon ennemy du genre humain, en laquelle, pour nous rendre victorieux . ceste cy ne nous est propre : nous n y combattons d'espées , lances et autres arm« matérielles; nostre souverain capitaine les fait changer en socs et contres de charrue, en feux et autres instrumens de labourage, et pacifiques ;
nous desirons la paix et tranqulUté publique, rt la demandons ordinairement en nos prières à Dieu, le supplians qu'il fece cesser les divisions aul ont presque destmlt et ruyné le royaume, et nons sont signes manifestes qu'il est courroucé grandement ; nous poursuivons et procurons les moyens de l'appaiser et attirer sa fiivenr et bénédiction. , . .
f Vous ne voudriez céder, Sire, en grandeur de courage ny de zèle au service de Dieu, à Constantin, lequel , après avoir quitté le paganisme et embrassé la religion chresUenne, convia «es sublects d'en faire de mesmes, et commanda oue les temples des Idoles fussent fermez ; moins encores à Recharedus, roy des Vlsigott en Espagne,lequel, ayant quitté l'arrtantem^ fltconîertirdrmesme tous ses subjects de l'heresie à , f.y de l'Eglise catholique. Vostre exemple en a desjà esmeu plusieurs, et feit rechercher lustruction, ayans recogneu leur erreur, 1 ont abjuré, et sont retournez à l'Eglise. 11 s'en trouve
retenus de quelque bonté, ou autre mpect dain, qu'un advertissemeot et cxhortatkMi de Vostre Majesté leur fera perdre, et sera Voeeision à tous de ne fermer les aureilles ny rejetter l'instruction que nous leur voudrons dooDcr. Nous desirons leur Mre cognoistre leur misotbie captivité , les laoqs et seps èsqaeli noitre ennemy commun les tient empestrez et attad». Nous combattons, non contr'eux, mais pour en, à fin de les remettre et vendiquer en la vnji liberté des enfans de Dieu. Les bostons dot prétendons combattre en fCeste guerre sont ta doctrine et le bon exemple , lesquels, aydad'oraisons et prières instantes envers Dleo, ace» pagnées de Jeusnes et larmes, qui sont lés ms^ armes des ecclésiastiques, auront TefiGet plo certain et victoire plus asseurée que tonto» très. La doctrine est de tout temps certaine cl infaillible en TEglise, contre laquelle les porto d'enfer et les assauts de Tennemy ne peavot prévaloir : il essaye tien la corrompie, maii Tesprit de Dieu , qui la gouverne , enseigne et conduit en toute vérité, ne permet jamais qal ait ceste puissance. Il ne se trouve que trop de personnes que cest ennemy trompe et abuse, et en tous siècles ; mais ceste colomae «t 1» ferme de vérité n'est jamais esbranlée.
» Pour asseurer d'avantage ceux quiserwgent sous son obéissance, nous supplions trèshumblement Vostre Majesté nous authoriser, permettre et trouver bon que faasloospoblieree nos diocèses le concile de Trente pour nwiigwvemer cy-après en la discipline eccicsiastiqa, selon les constitutions d'iceluy, et orfoonff à vos juges nous tenir la main à l'exécution. SI se trouve quelque chose en cest estaWissanflil de police en quoy les droicts royaux de Vos» Majesté soient altères, nous n'entendons y twcher, non plus qu'aux anciennes W»'^ * immunitez du royaume et de l'Eglise ^vk cane; dequoy nous nous asseurons que nostre Sainct Père donnera volontiers les ûeduttàm nécessaires , comme aussi pour les pri^fcp concédez , ou en gênerai ou en particulier, m^ mes les exemptions de ptasieups chapitres dei églises cathedralles et collégiales, et aoW commonautez , ausquehi ne pretendoos ^ dicier, attendant la déclaration de Sa ^o^^ » Il nous desplaist beaucoap de d«*^*^ " honte et vergongne de nostre estât; msisa» nécessaire que le mal se cognerfsse poory a»f cher et apporter le remède; et en la caoa« Dieu, moins qu'en nulle autre, il ne fc«t ^ prévaricateur. En la bergerie du fils de Diei nous avons peu de bons capitafnes et fisy»l*
CSBOHOLOGIB NOTIHATIB
teus; il se trouvera les trois quarts des bergeries et troupeaux despourveus de légitimes et vrays pasteurs; de quatorze areheveschez, les six ou sept sont du tout sans pasteurs , et s'en peat remarquer tel auquel depuis quarante ou ciaqoante ans il n'en a esté veu aucun; d'environ eent eveschez, on estime y en avoir de trente 00 quarante du tout despourveus de titulaires; et es antres, y regardant de près, il s'en trouveroit aucuns confidentiaires et gardiens , ou parvenus à ceste dignité par voyes illicites et reprouvées par les sainets décrets ; comme aussi d'autres qui ne se donnent pas grande peine d^oteodre, sçavoir et faire leurs charges : en quoy, combien que le mal soit grand , et d'autant plus grand que, ces charges estans les prindpaleset es principaux chefs, il s'estend plus aysement par tout le corps, toutesfois le desordre n*y est encores passé si avant comme es abbayes et es troupeaux réguliers, lesquels anciennement apportoient beaucoup de bénédiction et de faveur divine à ce royaume, tant par la doctrine et bonne vie de ceux qui s'y rangeoient, que par leurs prières et oraisons , lesquels, d^autant que leur vie et conversation estolt plus salncte et aggreable à pieu , aussi estoient-eiles mieux reeeuës et exaucées. A présent ces bergeries, au lieu de bénédiction , nous attirent malédiction et ruyne , estans la plus grande part despourveaés de pasteurs et légitimes gouverneurs, maniées, pour le temporel [car du gouvernement spirituel, qui est toutesfois le principal, on ne s'en donne plus gueres de peine] , par des personnes laïques , qui , du revenu desdié et voué par les fondateurs an service de Dieu , s'approprient et en jouyssent, et ce par le moyen de quelque œcoDomat, ou soubs le nom de quelque mercenaire confidentiaire et excommunié. Le comnuindement et supériorité sur ces malins, lequel est de droit divin, hors le commerce les honunes, et pour lequel on devroit choisir les personnages recommandables de piété et loctrine, est vendu à beaux deniers oontans, caillé en mariage, en troque et eschange de hoses temporelles, en recompense, ou de sériées ou d'autre chose, au veu et sceu de Yostre fajesté et de messieurs de vostre conseil : on e s'en cache plus. Nous avons apporté un meloire de ce qu'en avons peu sçavoir en vingtînq diocèses, et s'en trouve Jusques au nombre 'environ six vingts èsquelles ou il n'y a point I tout d'abbé, ou celuy qui en porte le nom est légitimement pourveu. Ces bergeries esus ainsi despourveuës de vrays pasteurs, et ces larges vendues, traiBquées et brouillées , les iailles de Dieu sont dispersées et les troupeaux
M PAtHA CAYËT, [1696] 723
gastez et ruynez; ce loup ravissant y entre H. brement , ne trouvant point de garde qui s'oppose ; il y fait beau mesnage , perd , gaste, et royne tout; et les fautes qui s'y commettent, tant au gouvernement qu'en la conversation des religieux, excitent grandement l'ire de Dieu, lequel non seulement ne preste l'oreille à leurs prières , mais, qui pis est , le service qu'ils luy font l'offense et luy est mal agréable; et ne nous tout point chercher ailleurs d'où vient qu'après tant de victoires et conquestes, ne pouvez establlr la paix en vostre royaume , et ranger vos subjccts en vostre obeyssance : ces desordres qui sont en la maison, Tanatheme qui est au milieu de nous, empeschent Dieu d achever ce qu'il a commencé, que espérons neantmoins, pourveu qu'il vous plaise, voir finir sous vostre authorité et commandement.
» Nous supplierons hardiment Vostre Majesté, continuant tes très-humbles supplications faites aux roysvos prédécesseurs, desquelles avons résolu ne nous départir jamais jusques à ce que l'ayons obtenu , qu*ll luy plaise rendre et restituer à l'Eglise les eslectîons, pour estre pourveu aux bénéfices eslectife vaccans par eslection canonique, selon les sainets décrets et ancien usage du royaume, de personnes capables et sufflsans, et y donner commencement par ceux qui sont de présent vacans et tenus en œconomat, comme aussi ceux tenus en confidence après la confidence jugée, pour laquelle juger, et afin que cest anatheme et opprobre de confidentiaires soit esté du milieu de nous , et qu'il n'arrive plus , vous sujpplions trouver bon et nous autboriser de publier par nos diocèses la bulle de Pie cinquiesme, selon qu'elleaesté reformée parSixtecinquiesme, contre les confidences ; mander que, selon icelle, il soit procédé contre lesdits coupables et soupçonnez, et ordonner à vos Juges y tenir la main. Ces eslections rendues à TËglise rempliront nostre ordre de personnages doctes, capables et suffisans, nous donneront de bons chefs et pasteurs qui feront florir l'Eglise en ce royaume, et Vostre Majesté sera deschargée de ce grand fardeau et compte dangereux à rendre ; et ceste constitution contre les confidences, publiée et exécutée, estera l'anatheme qui est au milieu de nous et nous rendra Dieu plus propice et favorable.
» Encores qu'il soit arrivé quelquesfois que nos roys et le royaume n'ayent esté en bonne In* telligence avec ceux qui tenolent le siège souverain de l'Eglise et la chaire de sainct Pierre, et que deffences fussent faites d'aller k Rome pour provisions de bénéfices et autres expéditions , toutesfois le magistrat séculier n'a Jamais entrepris ordonner sur le spirituel , sur la provision
CHRONOLOOn ROVBNAIEB Dl PALMA CAYBT. [1596]
des beneQces , mission aux charges ecclésiastiques, absolutions, dispenses et autres expéditions , soit de grâce , soit de Justice , tant ils estoient religieux et respectneux envers Dieu et son Eglise. Ces dernières années èsquelles nous avons veu au gouvernement temporel des choses monstrueuses, et contre le naturel du François, qui est d'estre doux et gratieux , respectueux , obéissant et affectionné à son prince naturel ; ces derniers temps , dis-Je , nous ont aussi apporté en nostre estât des novalites estranges, des entreprises sur Tauthorité et puissance spirituelle , des œconomats spirituels qui sont sans fondement de loy ou constitution canonique ou civile t sans edict ou ordonnance du royaume, sans usage uy pratique ; invention d*esprits qui, aveuglez de leur interest ou de celuy de leurs amis, n*ont par adventure bien considéré le desreiglement qu'ils introduisoient en l*Eglise, ny ceux qui depuis en ont donné sous vostre nom, le tort et injure quMlsluy faisoient, et le danger auquel ils le constituoient. Nous ne devons point ftdre difficulté de la dire , puisqu'un evesque du royaume, fort affectionné à vostre service, l'a baillé par escrit, refusant de donner collation sur la présentation de ces œconomes spirituels ; que ceux qui vous avoieot donné l'advis d'entreprendre cela mettoient Vostre Majesté en danger d'encourir l'indignation de Dieu , comme avoient faict Saûl et Ozias, roys des Julik, pour avoir entrepris sur l'authorité et charge des prestres et serviteurs de Dieu : à l'un il fut dit par Samuel qu'il avoit fait follement, et que pour cela sa succession n'auroit le royaume ; l'autre fut soudahi frappé de la main de Dieu , et demeura lépreux tout le reste de sa vie. Ce pouvoir de donner l'administration des choses spirituelles, dépend entièrement de l'authorité et Jurisdiction ecclésiastique, qui a esté donnée, non aux roys et princes, ny par conséquence à leurs officiers, mais à ceux que Dieu appelle au régime et gouvernement de ceste Eglise. Les roys et roynes sont appeliez en Esale ses pères nourriciers et nourrices, pour les liberalitez dont ils dévoient user envers elle et la deffence qu'ils en doivent prendre ; mais les evesques et autres supérieurs en l'Eglise sont appeliez par David princes sur toute la terre , ainsi que sainct Hierosme et sainct Augustin l'interprètent, par ce que le gouvernement spirituel leur en appartient. Sur ceste authorité et pouvoir donnez de Dieu à son Eglise et aux pasteurs et supérieurs en icelle, les entreprises sont de plusieurs sortes : car non seulement messieurs du grand conseil ont baillé ces œconomats spirituels, mais, passant plus outre , sur les simples brevets de no-
mination, et sans antre provisioD, ont aathorlié et donné pouvoir aux nommez se ingérer de prendre possession des prelatures, les gouverner et administrer au temporel et spirituel; et se trouve que, par ce moyen, plusieurs eaflins qui sont encores sous la verge, et ne sçavent pres^ s'ils sont au monde ^ et beaucoup moins ce qui est de la religion , sont establis en Fadministntion des maisons reguliaires et au gouvernement de ceux sous lesquels ils devroient estre; et ceste entreprise a passé Jusques aux prindiÂles charges , sçavoir des archeveschez et eveschei, èsquelles ils ont donné pouvoir et authorité de prendre possession et s'entremettre du goave^ nement , tant spirituel que temporel , comme s'ils eussent eu leur mission légitime. C'est choee entièrement contre le droict divin, et préjudiciable aux âmes de vos subjects, qui, an liei d'avoir de vray s pasteurs qui assurent leurs cessciences, en ont qui sont entrez, non par la porte, mais par la fenestre, non de la paîrt de Dieii, mais des hommes. Ont aussi lesdits sieurs de vostre grand-conseil , outre-passant les bornes de leur Jurisdiction, qui n^est sur les beneâcei coUatifs , fait entr'eux quelque règlement pov le regard desdits bénéfices , sur l'occasion da deffences d'aller à Rome, comme aussi aocnns des parlemens sur la mesme occasion en auroient arresté ; par dessus lesquels reglemens ils se trouvent avoir entrepris de donner, par lews arrests, pouvoir d'admettre les résignations en faveur, de bailler dispences de tenir plasieofs bénéfices , et des séculiers aux réguliers ; et an contraire, comme aussi des dispences de mariage en degrez deffendus, des absolutions d'irreguliritez, et plusieurs autres expéditions qui sont de grâce et réservées à la souveraine puissance de notre Sainct Père; et en confondant les autborltez et Jurisdictions qui sont distinctes en l'Eglise [ chose qu'ils ne voudroient estre lUete et ne la soufifriroient en leurs Jurisdictions] , ont commis le plus souvent des prélats qui n'avoient aucun pouvoir ne Jurisdiction sur lespersomics on bénéfices dont estoit question, et quelquesfois , qui est encores pis, des ecclésiastiques qui n'en ont aucune; et s'est trouvé des prélats et autres ecclésiastiques lesquels , s'accommodans à ces ordonnances ou concessioBS de vos Juges , ont donné ces provisions et autres expéditions : en quoy il s'est commis tant de choses préjudiciables à l'Eglise de Dieu et an saint de vos subjects , que Je craindrols ennuyer trop Vostre Mejesté si J'en voulois proposer senlement une partie ; et , sans y entrer d'avantage, nous la supplierons très-humUement que , tout ainsi qu'elle veut estre rendu à Cmar ce qui est
CMBOnOLOGIB NOVSIIAIBB DB PALMA CAYET. [Iô96j
àCffisar, elle rende aussi à Dieu ce qui est à Diea, et qu'il luy plaise maintenir et conserver son Eglise et ses serviteurs qui sont appeliez au goQveroementd'icelleen Tauthorité et jurisdictioD qu'il leur a donnée , révoquant tout ce qui a esté falct à leur préjudice, et , pour cest effect, par un edict particulier, déclarer que ce qoe vos Juges ont ordonné touchant le spirituel a esté par entreprise sur ladite jurisdiction et {Miissance de TEglise, et toutes leurs ordonnances sur ce fidctes nulles faute de pouvoir, les easser et révoquer, comme aussi les provisions des bénéfices, dispenses, et autres expéditions fajctes en conséquence réelle ; avec defTences à vos subjeets de s*en ayder et servir, et à vos juges, quand elles viendront devant eux, d'y avoir aucun esgard , reservant aux parties se pourveoir par les voyes de droict, ainsi qu'elles advjseront.
• Nous ne prétendons toutesfois toucher aux reglemens faicts en vos cours de parlement, en termes de droict, et selon que Ton avoit cous« tDine d'user au royaume en telles occasions , et aux provisions faictes en conséquence, mais seulement à ce qui a esté introduit de nouveau.
B Nous voQS supplions aussi très-humblement, Sire, vouloir commander, par un edict et ordonnance générale , aux gouverneurs et lieutenans de provinces et de villes , capitaines et conducteurs de trouppes, comme aussi à toutes sortes de gens de guerre , de quelque qualité qu'ils soient j de porter honneur aux églises et lieux destinez au service de Bleu, leur deffendre, uir grandes peines, ausquelles seront tenus non seulement les conducteurs des compagnies, nais aussi les capitaines en chef, encores qu'ils t'y fussent presens, de ne plus faire corps de [arde es églises, ne y establer les chevaux, ly les appliquer à usages profanes; semblable- Qent de ne travailler ny molester les ecclesiasiqoes , et ne loger plus en leurs maisons, tant es illes qu'aux champs ; ne leur prendre ny les Mlier de ieurs biens, ny vivre à leurs desens, ains les laisser jouir et user librement de ;qni leur appartient, mesmes de leurs maisons : habitations, et surtout des presbytaires et aîsons des curez, afAn qu'ils y puissent deeurer, instruire le peuple en la crainte de Bleu, administrer les saincts sacremens.
• Nous aurions encores à vous proposer et pplier de plusieurs choses importantes à la nservation de nostre ordre, et particuliereent remonstrer la pauvreté et le peu de com- ^ditez qu'avons de vivre, qui est telle, qu'en Qsieurs quartiers du royaume les prestres et Ds d'église sont réduits à la mandicité, et trou-
vent avec peine du gros pain pour appaiser leur faim , de façon que , s'il n'y est remédié , il se trouvera cy après peu de personnes qui veuillent s'addonner à ce sainct ministère et functions spirituelles ; mais ayant desjà longuement retenu Vostre Majesté, je le remetray à quelque autre occasion qui s'en pourra présenter.
» Nous dirons seulement en passant, et quand on voudra le prouverons fort clairement , que les commoditez que Bleu nous avoit donuées sont depuis trente ans diminuées et amoindries des trois quarts , et par adventure quelque chose d'avantage; et ne peut on justement trouver mauvais que nous en plaignons. Ces commoditez temporelles nous sont nécessaires pour passer ceste vie en faisant nos charges, et aussi pour donner courage aux personnes d'entrer en ce joug et honorable servitude ; mais ce qui touche le plus au cœur à ceste compagnie qui nous a envoyez, et dont nous avons charge faire plus grande instance à Vostre Majesté , est le restablissement de l'honneur de Bleu presque descheu par tout le royaume, et de la discipline tant nécessaire en nostre ordre. Pour cela nous implorons vostre authorité et puissance royale. Adjoustez , Sire , ceste pitié à vos autres vertus ; elle seule vous apportera plus d'heur et de prospérité en vos affaires, plus de repos et tranquilité au royaume , que tous les autres , ausquelles elle donnera leur ornement et naifve beauté, vous comblera d'honneur et gloire, et rendra vostre mémoire plus recommandable à la postérité. »
Yoylà les principaux poincts de la remonstrance de l'evesque du Mans , laquelle il finit en ces mots :
• Le zele et affection , Sire, qu'avons à vostre grandeur et salut [en quoy nous ne cédons à aucun autre ordre, ny moy , qui porte la parole , à aucun autre de vos subjeets et serviteurs] me peut avoir transporté, dont je la supplieray très-humblement m'excuser. Nous avons encores plusieurs autres choses à proposer, desquelles ayant apporté un petit cahier , nous nous contenterons vous le présenter et supplier trèshumblement le vouloir faire respondre fovorablement. »
Sur ceste remonstrance Sa Majesté, par ses lettres patentes qui furent peu après publiées, révoqua les œconomats dits spirituels , et remit les chapitres des églises cathédrales en l'administration du spirituel , qu'ils ont de droict durant le siège vacant, lesquelles lettres furent vérifiées au grand conseil le 20 may. Inhibitions et deffences furent faites à tous gens de guerre
CHBONOLOGIB NOVSNAUB
de ne loger ou faire loger leore troupes ez églises , ny aux maisons des ecciesiastiques , y faire corps de garde et y mettre leurs chevaux. Pareilles deffences furent faites aux juges ordinaires , thresoriers généraux , maires et consuls des villes , de taxer et imposer lesdits ecclésiastiques en aucuns emprunts, ne les faire contribuer aux munitions , fortifications , subsides et aydes des villes. Les lettres en furent vérifiées en parlement le 13 may ^ comme aussi celles par lesquelles lesdits ecciesiastiques furent exemptez de bailler ^ par déclaration , adveu et dénombrement , leurs terres et possessions , avec faeulté de pouvoir racheter leurs terres ailienées encor pour cinq ans, pourveu qu'il y eust lezion d'un tier de Juste pris.
Sur le cahier de leurs plaintes il fut fait un edict par lequel le Boy ordonna que la religion catholique, apostolique et romaine, et le libre exercice d'icelle , seroit remis en tous les lieux et endroicts de son royaume ; que les églises et biens appartenans aux ecciesiastiques leur seroient rendud et restituez par ceux qui s'en seroient emparez durant ces derniers troubles, deffendant à toutes personnes de les y troubler et empescher, sous quelque prétexte que ce fust : pour le regard des biens scituez en Beam et royaume de Navarre appartenant aux evesques et chapitres d'Acqs, Bayonne et Tarbes, et autres beneficiers desdits diocèses , veut et ordonne pleine et entière mainlevée leur estre donnée: admoneste les archevesques , evesques et chefs d'ordre qui ont droict de Visitation, de vacquer soigneusement à la reformation des monastères, et ebjoint à ses procureurs généraux tenir la main à l'exécution des ordonnances qui seront faictes par lesdits prélats ausdites visitatfêns. Cent édict contenoit trete articles où il y avoit pltisieurti choses Concernant \^ graduée Dominez i pour les hos|[>itaux et maladeries, pour IVnterreraëdt éé ceux qht ne teroieiit tnbrts eh la r^iision catholique ^ Kf^ostolique et rohiaiiie , pouf la répétition des rèiiqdes et orneihetis de^ églises , fSt pour les éstats db ëonselllers affectez aux ecclésiastiqtxés.
Lh principale dccBsttih de bestê àlisèttibiét générale fut pour Ift cbntifiuation de la levée de treize cens mil livres par an qui se fait sur lé clergé pour le payement et acquict des rentes deuês à l'Hostel de la vil le de Paris, et aussi pour adviser comme se pourraient payer les restes des décimes qu'ils dévoient du passé. Le clergé fit ses protestations accoustumées , suppliant le Roy les descharger , tenir et faire tenir quittes desdites rentes, ou bien leur bailler juges non suspects et non intéresse! pour juger de la va-
OB PALIU CAYET. [têW]
lldité ou invalidité des oontraeti ea verta doquels l'Hostel de la ville de Paris les preteoM obligez. Au contraire , les prevosts des marchau et escheVins de Paris remonstrerent et dirent que les contraets desdites rentes faicts et pssMi au profict de THostel de Ville estolent booi et valables, soustenans que par vertu d'iceox ib pouvoient contraindre au payement lesdits di eiergé. Mais le Roy ayant fait entendre par nosieurs de son conseil à messieurs de rassemblée que le temps et la saison n'estait à propos pour disputer et débattre de telles affisires, et (jaU desiroit estre secouru d>nx pour appaiser la Clameurs du peuple qui ont leurs rentes assignées sur ladite nature de deniers du clec^, lesquels se payent à l'Hostel de Ville de Fsris, il fut passé eontract par lequel lesdits do eiei^t promirent continuer encor le payement de la susdite somme de treize cens mil livres par n jusques à dix ana coosecutife. Mais, qoaiit aux restes qui estoient deus des années pm^ dentés, le clergé ayant remonstré que par gnce Sa Majesté avoit accordé à plusieurs provioeB et villes, pour le bien de TEstat, la deschar^ desdits restes , et que ceste descharge devoit ttr tre générale, elle leur fut accordée pour les innées 1589, 1590, 1591 et 1592 seulement, SUS qu'ils en poussent estre inquiétez et reefaerdio à l'advenir par lesdlto de THostel de Ville.
Nous avons dit Tan pasèé que M. de Mayenof. sur l'advis que le Pape avoit résolu dfe donnera bénédiction au Roy, avoit fait recherdierSi Majesté d'une trefve générale , laquelle H \^ accorda pour trois mois , et que dès qoe «sic trefve Ait publiée, que Ton jugea que la paix estoit autant que faite de ce costé là : ce qui a^ vint ; car M. de Mayenne ayant advertj cest qui tendent eiicbr en quelques provlnees deli Franée SObS le nom du party de l'union que b cause pourquoy US avoient pris les armes estoit eesl^ée par la réconciliation du Roy avec te Sainet Siège, qu'il n'estoit plus question que de les désintéresser, et qu'en luy envoyant leurs demandes par escHt 11 les presenteroit au Rov et les feroit entrer dans l'accord qu'il csperoit ftiff âvee Sa Majesté comme chef do party de 1> nion , suyvant les mémoires et articles qaeqwl' ques-uns luy envoyèrent, Sa Majesté, cM< audit Folembray au moi^ de janvier, hiy aresrds les articles sulvans, qui firent publiez stm^ nom de Eéiet du Ro^ star les articles aemin à M. te due de Maferme, pour la paix df ^ royuutnsy en ces termes :
« Comme nous avons très-grande oecasioQ à louer Dieu et d'admirer la Providence dirlM.
CHBOnOLOeiB NOVBNAUIB
BD ee qu'il lay a pieu faire que le chemin de nostre salut aye aussi esté celuy qui a esté le plus propre pour gaigner et affermir les cœurs de nos sabjects et les attirer à nous recoguoistre et obeyr ^ comme il s'est veu bleu tost après uostre réunion en TEglise, et tousjours depuis continué; mais ce bon œuvre n'eust esté parfaict, ny la paix entière , si nostre très-cher et très-amé cousin le duc de Mayenne, chef de son party , n'east suivy le mesme chemin , comme il s'est resoin de faire si tost qu'il a yen qtte nostre SainctPere avoit approuvé nostredite réunion, ee qui nous a mieux fait sentir qu'auparavant de ses actions, recevoir et prendre en bonne part ce qu'il nous a remonstré du zèle qu'il a eu en la religion , louer et estimer l'affection qu'il a monstre à conserver le royaume en son entier, duquel il n'a fait ny souffert le démembrement lors que la prospérité de ses affaires sembloit luy en donner quelque moyen , comme il n'a fàict enoores depuis qu'estant affoibly il a mieux aymé se jetter entre nos bras et nous rendre l'obeyssauce que Dieu, nature et les loix luy commandent, que de s'attacher à d'autres remèdes qui pouvoient encores faire durer la guerre longuement , au grand dommage de nosdicts subjects : ce qui nous a fait désirer de recoguoistre sa bonne volonté, Taymer et traicter à l'advenir comme nostre bon parent et ûdele subject; et affinque luy et tous les catholiques qui l'imiteront en ce devoir y soient de plus en plus confirmez, et les autres excitez de prendre un si salutaire conseil, et aussi que personne ne puisse pins feindre cyaprès de douter de la sincérité de nostredite reiinion à l'Eglise catholique , et 80UB ce prétexte faire renaistre de nouvelles semences de dissentions pour séduire nos subjects et les porter à leur ruyne, sçavoir faisons que , comme nous déclarons et protestons nostre resolution estre de vivre et mourir en la foy et religion •catholique, apostolique et romaine, de laquelle nous avons faict profession , moyennant la grâce de Dieu, nostre intention est aussi d'en procurer à l'advenir le bien et advancement de tout nostre pouvoir , et avec le soin et mesme affection que les roys très-chrestiens nos prédécesseurs ont fait, et par l'advis de nos bons et loyaux subjects catholiques , tant de ceux qui nous ont tousjours assisté , que des autres qui se sont depuis remis en nostre obeyssance, en conservant neantmoins la tranquilité publique de nostre royaume.
I. Cependant nous voulons qu'es villes de Chaalons, Seurre et Soissons, lesquelles nous avons laissées pour villes de seureté à nostredit cousin poor six ans , ny an bailliage dudit Ghaa-
DB FÀLllA CAYET. [1696] ^27
Ions dont nous avons accordé le gouvernement à l'un de ses enfons , séparé pour ledit temps de celuy de Bourgongne, et à deux iieuës aux environs de ladite ville de Soissons , il n'y ait autre exercice de religion que de la cathoUque, apostolique et romaine durant lesdits six ans, ny aucunes personnes admises aux charges publiques et offices qui ne facent profession de- ladite religion.
IL Et affin que la réunion sous nostre obeyssance de nostredit cousin et de tous ceux qui l'imiteront en devoir soit parfaicte et accomplie de toutes ses parties , comme il convient, tant pour nostre service et rentier repos de tous nos subjects , que pour l'honneur et seureté de nostredit cousin et des autres qui voudront jouyr du présent edict , nous avons révoqué et révoquons tous edicts , lettres patentes et déclarations faictes et publiées en nostre cour de parlement de Paris , et autres lieux et jurisdictions , depuis les presens troubles et à l'occasion d'iceux , ensemble tous jugemens et arrests donnez contre nostredit cousin le duc de Mayenne et autres princes et seigneurs , gentils-hommes , officiers , communautez et particuliers, de quelque qualité qu'ils soient , qui se voudront ayder du bénéfice dudit edict; voulons et entendons que lesdite edicts , lettres patentes et déclarations soient retirées des registres de nostredicte cour et autres lieux et jurisdictions, pour en estre la mémoire du tout esteinte et abolie.
III . Def fendons à tous nos subjects, dequelque qualité qu'ils soient , de renouveller la mémoire des choses passées durant lesdits troubles , s'attaquer , injurier , ou provoquer l'un l'autre de fait ou de parole , à peine aux contrevenans d'estre punis comme perturbateurs du repos public : à ceste fin nous voulons que toutes marques de dissention qui pourroient encores aigrir nosdits subjects les uns contre les autres, introduites dedans nos villes ou ailleurs depuis les presens troubles et à l'occasion d'iceux , soient ostez et abolis , eiyoignant aux officiers de nos villes, maires, consuls et eschevins, d'y tenir
la main.
IV. Voulons aussi et ordonnons que tous ecclésiastiques , gentils-hommes , officiers et tous autres , de quelque qualité et condition qu'ils soient, qui nous voudront recoguoistre avec nostredit cousin le duc de Mayenne, soient remis en leurs biens , bénéfices , offices , charges et dignitez , nonobstant tous edicts, dons de leurs biens, rentes et debtes et provisions, à d'autres personnes , de leursdites offices saisies , ventes, confiscations et déclarations qui en pourroient avoir esté faites , emologuées et enregistrées ;
CHRONOLOGIB ROVENAIBB DE PALMA GAYBT. [1696]
lesquelles nous avons révoquées et révoquons , entendant que dès à présent, sans autre déclaration, et en vertu du présent edict^ main-levée entière leur en soit faicte , à la charge toutesfois que nostredit cousin et eux nous Jureront toute fidélité et obeyssance, se départiront dès à présent de toutes ligues, practiques, assoclatioBs ou intelligences faictes dedans ou deliors le royaume , et promettront à Tadvenir de n'en faire sous quelque prétexte que ce soit.
V. Ne pourront aussi , tant nostredit cousin que les princes, seigneurs, ecclésiastiques, gentils-hommes , officiers et autres habitans des villes, communautez et bourgades, qui ont, en quelque sorte que ce soit, suivy et favorisé son party I ne nous ayant encores fiedct le serment de fideUté, et voulant venir à la recognoissance de ce devoir avec luy dedans le temps porté par le présent edict , estre recherchez des choses advenues et par eux commises durant les présents troubles , et à l'occasion d'iceux pour quelque cause que ce soit, voulant que les jugements et arrests qui ont esté ou pourroient estre donnez contr'eux pour ce regard , ensemble toutes procédures et informations, demeurent nulles et de nul effect , et soient ostées et tirées des registres, sans que des cas et choses dessusdictes rien soit excepté , fors les crimes et delicts punissables en mesme party , et Tassasslnat du feu Roy, nostre très-honoré seigneur et frère.
VI. Et neantmoins, ayant esté ce faictmis par plusieurs fols en délibération , et eu sur ce l'advis des princes de nostre sang et autres princes , officiers de nostre couronne , et plusieurs seigneurs de nostre conseil estans lez nous , et depuis veuës par nous, séant à nostre conseil, les charges et informations sur ce faictes depuis sept ans en çà , par lesquelles il nous a apparu qu'il n'y a aucune charge contre les princes et princesses nos subjects qui s'estoient séparez de l'obeysssance du feu Boy , nostre très-honoré seigneur et frère , et la nostre , avons déclaré et déclarons par ces présentes que ladite exception ne se pourra estendre envers lesdits princes et princesses qui ont recognu et recognoistront envers nous, suivant le présent edict, ce à quoy le devoir de fidélité les oblige , attendu ce que dessus , plusieurs autres grandes considérations à ce nous mouvans, et le serment par eux faict de n'avoir consenty ny participé audit assassinat ; deffendant à nostre procureur gênerai présent et à venir , et tous autres , d'en faire contre eux aucune recherche ny poursuitte, et à nos cours de parlement , et à tous nos autres justiciers et officiers d'y avoir esgard.