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LUX

Perge. — Les Égyptiens, révoltés sous la conduite d'Inaros, seront soutenus par les Athéniens,

Rome. — Le Capitole, surpris par les Sabins, auxquels plusieurs bannis du parti aristocratique s'étaient peut-être joints, est promptemeut repris.

Judée. — La 7* année de son règne, le roi.de Perse, Artaxerxès Longue-Main, permet à Esdras, descendant d'Aaron, docteur de la loi mosaïque, d'emmener en Judée tous ceux de sa nation qui sont encore éloignés de leur patrie.

(01. un, 4 ; R. 298.)

Grèce. — Guerre entre Athènes et Corinthe. — Expédition des Lacédémoniens en Doride, pour établir leur induence dans la Grèce centrale.

— Les Athéniens veulent leur interdire le retour, en occupant les défilés de l'isthme. Les troupes de Sparte gagnent la victoire de Tanagra, en Béotie, qui leur ouvre le passage vers le Péloponnèse.

Rome. — Dictature du patricien Gincinnatus , que des sénateurs sont allés chercher à sa charrue, sur le champ qu'il cultive de ses propres mains; après seize jours de guerre glorieuse contre les Èques, il abdique et retourne à ses travaux rustkjues.

(01. vxxxt, i )

Grèce. — Après la défaite de Tanagra, le peuple d'Athènes, à la de»

mande même de l'ériclès, rappelle d'exil Cimon. — Les Athéniens, soi* la conduite de Myronidès, sont vainqueurs des Béotiens à OEnophyta, et placent toute la Béotie et la Phocide sous leur influence. — A Tkèbes, après la bataille d'OEnophyla , excès du parti démocratique qui préparent sa ruine. — Les Athéniens achèvent la construction de leurs longues murailles qui unissent la ville au Pirée.

Le poète tragique Kschyle meurt à Géla où il s'était retiré depuis trois ans. — Suivant une tradition malheureusement contestable , les Grecs , réunis aux jeux olympiques, applaudissent Hérodote d'Halicarnasse, qui lit plusieurs livres de ses histoires, et Thucydide, l'Athénien, alors enfant, sent son génie s'éveiller au spectacle de ce triomphe.

(01. mx%t, «.)

drèce. — La Mossénie est pour la troisième fois, après une lutte de dix ans, replacée sous le joug de Sparte.

— Athènes procure aux Messéniens fugitifs un asile dans Naupacte, sur la, côte étolienne du golfe de Corinthe.

Perse. — Les Egyptiens paraissent se résigner à la domination persique, excepté dans la région des marais, où règne un chef national Amyrtéos.

Rome. — Le tribun Icilius fait distribuer au peuple les terres de rAventin , et saisit pour le tribunat le droit de convoquer le sénat.

(01. LXXTIl, 1.)

Athèneg.— Première tragédie du poète athénien Euripide, né en 480.

nome. — Le sénat et les pativ

Ve SIÈCLE AVANT J. C.

ciens acceptent enfin, après dix ans, la proposition Térentilla : dos commissaires doivent recueillir les meilleures lois des Grecs pour faciliter la réforme de la législation romaine.

(01. t***u. 3 ; R. SOS.)

Grèce et ^erae.— Cimon, rappelé de l'exil, décide les Athéniens et les Péloponnésiens à suspendre les guerres intérieures par une trêve de cinq ans, pour tourner toutes les forces des Grecs contre les Perses.

Grèce. — Le philosophe Anaxagoras quitte Athènes où il a vécu pendant trente ans, et où il a eu pour disciples Euripide, Périclès et Archélaos, le premier philosophe athénien qui enseigna à Athènes et un des maîtres de Socrate.

Rome* — Dix magistrats, tous patriciens, sont investis, par élection, d'un pouvoir illimité pour faire la réforme des lois. — Droit d'appel suspendu, vacance du tribunat. — Administration bienveillante et éclairée des premiers décemvirs qui rédigent et publient dix tables de lois.

— Élection pour l'année suivante :

les nouveaux décemvirs, dont quelques-uns sont plébéiens, songent à rester maîtres du pouvoir, surtout Appius Claudius.

(01. ltxïii, 4 ; R. 306.)

Grèce et rerse. — La conquête de Cypre, pendant laquelle meurt Cimon , une double victoire remportée par les Grecs, sur terre et sur mer, près de Salamine, à l'est de l'Ile, mettent fin à la guerre médique. Le grand roi accepte un traité qui interdit à ses flottes l'entrée des mers de la Grèce et à ses armées l'approche des côtes de l'Asie Mineure.

Rome. —Les décemvirs publient deux nouvelles tables remplies de lois iniques. — Le sang de Virginie, la Lucrèce des plébéiens, qui échappe au déshonneur par la mort, soulève

le peuple contre les dix Tarquins. Le décemvirat est aboli; rétablissement du tribunat, lois populaires des nouveaux consuls, Valérius et Horatius. Appius Claudius se soustrait au supplice mérité eu se tuant dans sa prison.

(01. L1XTIU, 1.)

Grèce. — Pendant la trêve de cinq ans entre les Athéniens et les Péloponnésiens, Athènes pour établir son influence dans la Béotie impose une garnison à la ville de Chéronée.

Mais ses troupes sont vaincues dans un combat près de Coronée, au sudouest du lac Copaïs, où périt Cli— nias, le père d'Alcibiade.

(01. LYHItf,

Grèce. — L'Eubéc et Mégarc secouent la tutelle d'Athènes. Les Péloponnésiens à la fin de la trêve de cinq ans envahissent PAtliquc du côté d'tflcusis, sous le roi de Sparte Pléistoanax. Périclès, envoyé d'abord contre les Eubéens, revient pour protéger l'Attique, puis retourne en Eubée qu'il soumet. — Fin de la guerre entre les Grecs : trêve de trente ans, Athènes retire ses garnisons de Trézène,de l'Achaïect des deux ports de Mégare. Influence toute-puissante de Périclès à Athènes.

Judée. — La vingtième année du règne d'Artaxerxès Longue-Main, les Juifs, guidés par leur compatriote Néhémie, échanson du roi, relèvent les murailles et les portes de Jérusalem.— Esdras renouvelle la lecture publique des livres saints. Cependant la masse du peuple , même les plus puissants et les plus riches, pratiquent les mœurs et Ja religion des étrangers. — Le dernier prophète Malachie meurt au milieu du ve siècle.

(01. uxxiy, 1 ; R. 311.)

Grèce. — Le roi Pléistoanax, après quatorze ans de règne, soupçonné par les Spartiates d'avoir reçu,

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dans la dernière guerre, de Pargent des Athéniens pour suspendre l'invasion de l'Attique, est exilé : il ne sera rappelé qu'au bout de dix-huit ans.

Rome. — Le tribun Canuléius et ses collègues obtiennent pour les plébéiens le droit de mariage avec les familles patriciennes, et une partie des fonctions des consuls déguisées sous le nom de tribunal consulaire. La nouvelle charge, proclamée accessible à tous, reste de l'ait patricienne pendant quarante ans, l'élection n'y porte aucun plébéien. Les tribuns consulaires, plus nombreux que les consuls, perdent une des attributions du consulat, par la création d'une magistrature curuïe et patricienne, la censure. Les deux censeurs sont chargés de faire le cens, ou dénombrement qui avait lieu tous les cinq ans (chaque lustre), d'administrer les domaines et les finances de l'État, de former la liste du sénat et des chevaliers, de régler les classes et les centuries. Les mœurs publiques et privées seront aussi sous leur surveillance.—Malgré l'institution du tribunat consulaire, fréquents retours au consulat, qui est encore exclusivement patricien t et même à la dictature.

(01. LXXXlT, S.)

Grande-Grèce. — Les Athéniens envoient dans la Grande-Grèce une colonie à Thurion, pour remplacer Sybaris. détruite depuis l'an 510 parlesCrotoniates. Parmi les colons de Thurion se trouvent l'orateur grec Lysias, et l'historien Hérodote, qui, après avoir affranchi sa patrie, Halicarnasse, du joug d'un tyran, a craint la jalousie de ses concitoyens, et va vivre dans la nouvelle cité.

(01. Lxxxnr. 4.;

Athènes.— Euripide, poëte athénien, remporte le prix de la tragédie.

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