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LXXXV

Grèce. — Insurrection de Samos

contre Athènes. — Le philosophe Mélissos dirige la défense contre les troupes athéniennes que commandent Périclès et le poeHe Sophocle.

— Un décret, qui ne sera en vigueur que trois ans , interdit à Athènes la représentation de comédies.

(01. LXXXY, 4.)

Grèce. — Nouvelle colonie athénienne, sur les côtes de Thrace, à Amphipolis.

(0i. lxxxyi. 1 ; R. 319.)

Athènes. — Le poëte Cratinos remporte à Athènes le prix de la comédie. — Les arts et les lettres font du siècle de Périclès l'âge le plus brillant de la Grèce. — Les trésors des alliés servent à la construction de magnifiques monuments à Athènes : le Parthénon, temple en l'honneur de Minerve, sur les dessins d'ictinos et de Calltcralès ; l'Odéon , consacré aux concours de musique, gymnase des arts ; les Propylés de la citadelle ou de l'acropole, ouvrage de cinq années, commencé par l'architecte Mnésiclès; le temple d'Eleusis, commencé par Corœbos, continué par Métagénès. — L'architecte Callimaque est regardé comme l'inventeur de l'ordre corinthien. — L'or, l'airain, le marbre, l'ivoire, l'ébènc, le bois de cèdre sont employés par les sculpteurs et les architectes.—Grands travaux de Phidias, sa statue colossale de Minerve dans le Parthénon, et son Jupiter à Olynipie en Ëlide. — Le frère de Phidias Panénos , et Polygnote contribuent a orner le Pœcile , à Athènes ; Polygnote traitait les sujets homériques pour décorer les murs des temples et des édifices publics. On doit à Polyclète de Sicyone, contemporain et émule de Phidias, la Junon d'Argos et le Canon (Kavu>v), statue modèle des belles formes humaines, qui est peut-être le même que le Doriphorc ou porte-lance.

Rome. — Le général de la cava*

V SIÈCLE AVANT J. C. 4j

lerie, Cornélius Cossus, qui accompagne le dictateur nommé pour coin- ,~ battre les Véiens , tue leur chëf ^ A foi. ,5 h. Volumnius et, à l'exemple de Ho- r °Pèfc; — APlès l'assemblée des raulus, offre sur l'autel de Jupiter . a Lacédémone, l'attaque dite dépouilles opimes. H ?8ée Par ie* Thébains, alliés de

fcparte, contre Platées, alliée d'Athè-

4 38. «es, commence la guerre du Pélopon-

<oi. mivr, î.) nesci (ll,i s'étendra successivement

«rèce. - La guerre maritime Shm?^ r\ régl°n* co,onisécs

engagée l'année précédente entre sJ?recs, Grèce proprement dite,

Corinthe et sa colonie Corcyrë à ^,a,c'^. Sicile, Asie Mineure!

l'occasion d'Êpidamne , fondée par ^ * pï,l,agcnl entre ,es

Corcyre sur la côte de l'JUyrie grec- pï* S?"?68 r<:publ ^ues rivales« -

que, amènera la guerre du Pélopon- n luï" »ï. de VAliW* ?"

iièsc. soixante mille Péloponnésiens. Ka-

.„ },aÇ€s des Athéniens sur les côtes du

,~ . . Péloponnèse.— A Athènes, éloge fu-

(01. lxxxy», 4.) nèbre des morts, par Périclès.

Créée. — Athènes envole des Borne. — Les fonctions de cen-

nn^r /P°"r, Prolé^r Coreyre seurs, créées d'abord pour cinq ans,

contre les Corinthiens. sont réduites à dix-huit mois! Ces

kwq magistrats ne seront toujours élus

que tous les cinq ans.

(Ol LXXÏVIt, 1.)

Athènes. — Attaques contre 450.

Périclès : le philosophe Anaxagore, f0K L*"V,T» 8 )

revenu à Athènes, est accusé d'im- „ Clpece* — Seconde invasion de

piété ; le sculpteur Phidias, la cour- 1 Au|que. — Prise de Potidée par les

tisane Aspasie, tous deux également Athéniens, après un siège qui a coûté

chers à Périclès , sont mis en juge- ?,la république deux mille talents.—

ment. — Réforme astronomique de lixPéditio» de Périclès dans l'Argo-

lAlhénien Méton : il est l'auteur de ,K,e ct ,a Laconie. — Périclès est

rÈvvEaxa'.Sfixasmpt^cycledcdix.neuf comïamné à une amende. — Peste

ans, qui doit faire concorder l'année d'Athènes. — Traditions contestables

lunaire avec Tannée civile. Le cycle sur ,e S(;j°U1' d'Hippocrate de Cos,

tle Méton est nommé aujourd'hui le Plt,s S'and médecin de l'antiquité,

nombre d'or. dans cette ville, ct sur los offres que

Orècc. — La participation des lui aurait/ai.U's Arlaxcrxès. Hippovaisseaux athéniens au combat livré crale' ûgé a,ors dc t,cmc ans< n'a" au printemps, près dc l'Ile Sybota *ai.1 sa"r lc pas cncore dc répuentre la flotte corinthienne et les tallon' '"ucydide ne le nomme pas Corcyréens, est dénoncée comme une ,!,s 553 description de la peste d'Atiolation de la paix de trente ans lncncs' par les députés de Corinthe, dans 429.

rassemblée générale des Péloponné- (0I "«vu, 4; n. 856 0 siens convoquée a Sparte, l'automne Athènes. — La mort de Périclès T / xI7 PlfmT des Mégariens enlevé par la peste, après vingt-cinq qui ont été exclus de tous les ports ans d'une administration brillante, de la ligue athénienne. - Dans la qui donnait à Athènes la gloire et là Ualcidiquc. Potidée, colonie corin- prospérité par les armes, par les tlilcnne, mais ville sujette des Athé- beaux-arts ct le commerce, laisse mens, s est révoltée contre ces der- l'influence aux flatteurs du peuple u,crs* qui lui apprendront à s'enivrer de

Ve SIÈCLE AVANT J. C.

liberté et à courir au dehors les hasards de folles aventures.

Grèce. — Les Thébains et leurs alliés du Péloponnèse bloquent Platées. — Succès maritimes de l'Athénien Phormion dans le golfe de Corinthe.— Le roi des Odryses, Sitalcès, allié des Athéniens, envahit la Macédoine à la téte de cent cinquante mille hommes, sans grands résultats.

Borne. — Le dictateur romain, A. Tubertus, fait mettre à mort impitoyablement son propre fils, qui a combattu et vaincu les Volsqucs, sans son ordre. Rome seule a donné au inonde de pareils exemples de discipline.

(01. LXXXVIU, i.)

Grèce. — Troisième invasion des Péloponnésiens en Attique. — La révolte de Mitylène, dans l'Ile de Lesbos, menace d'entraîner la défection de tous les alliés maritimes d'Athènes. Ténédos dénonce à Athènes les projets de Mitylène qui est aussitôt assiégée par les Athéniens.

(01. LXXXYllt, î.)

Grèce. — Les Léontins de Sicile envoient en ambassade à Athènes le sophiste Gorgias, pour solliciter des secours contre Syracuse. Une expédition athénienne de vingt galères est dirigée vers la Sicile.

Quatrième invasion de l'Attique par les Péloponnésiens. Athènes sur la proposition de Cléon châtie cruellement les révoltés de Mitylène.

— Prise de Platées par les Péloponnésiens et les Thébains. Les deux cent vingt-cinq défenseurs de cette ville sont égorgés après un simulacre de jugement. Destruction de Platées, dont le territoire consacré par une victoire nationale, l'an 479, avait été mis sous la protection des dieux et de la Grèce entière. — Corcyre éprouve pendant deux ans toutes les horreurs de la guerre civile.

— Aristophane fait jouer sa pre-

mière comédie, les Babyloniens , où il maltraitait fort le démagogue Cléon. Elle est perdue. — Cessation de la peste à Athènes. Elle lui avait enlevé quatre mille trois cents hoplites et trois cents cavaliers. La peste n'était jamais entrée dans le Péloponnèse.

(01. Lxxxvui, 3.)

Grèce. — Purification de l'Ile de Délos par les Athéniens. — Brillants succès du général athénien Démosthène dans l'Acarnanic : sa Yictoire d'Olpées.

(01. LXXXVIU, 4.)

Grèce. — Les Péloponnésiens pour la cinquième fois envahissent l'Attique lorsque la nouvelle de l'occupation de Pylos, sur la côte de Messénie, parDémosthèneet la flotte athénienne, les fait revenir dans leur pays. — Affaire de Sphactérie, Ile en face de Pylos : les Lacédémonlens enfermés dans l'île tombent au pouvoir de l'Athénien Cléon, après soixante-douze jours d'attaque.

perse. — Xerxès H succède à Artaxerxès et tombe, au bout de deux mois, sous le fer de Sogdien, son frère. Sogdien à son tour est immolé, sept mois après, par Darius Nothos, autre fils d'Artaxerxès Longue-Main, qui commence un règne de vingt ans.

Sicile. — Éruption du mont Etna.

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