LXXXIX
Grèce. — Les Athéniens qui ont déjà Pylos, sur la côte de Messénie, prennent l'Ile de Cythère, en face de la côte méridionale de la Laconie.
— Mais le Spartiate Brasidas porte les hostilités en Thrace, où les Athéniens ont leurs plus importantes possessions. Se présentant aux Grecs comme le réparateur de toutes les iniquités commises par les Athéniens , Brasidas entraine plusieurs villes : il prend Amphipolis que
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Thucydide, général athénien, n'est pas venu protéger à temps. — Exil de Thucydide qui se voue à écrire l'histoire de cette guerre. — Les Athéniens s'emparent de Nisée, port de Mégare, mais ne réussissent pas dans leurs efforts pour s'assurer de la Béotie : bataille perdue par eux à Délion. Socrate servait dans l'armée athénienne et sauva le jeune Xénophon, son élève, comme il avait déjà sauvé Alcibiade à Polidée.
Aristophane fait représenter les Chevaliers, comédie dirigée contre Cléon et où le poëtc joue lui-même le rôle du démagogue.
Sicile. — Pacification générale opérée par le Syracusain Hermocrates pour prévenir l'intervention des Athéniens dans les affaires de l'iie.
(01. LXXX1X, î.)
Athèncf*. — Influence croissante d'Alcibiade, fils de Clinias, neveu de Pcriclès et disciple de Socrate. — Aristophane, dans les Nuées, son chef-d'œuvre , met en scène et attaque Socrate, qu'il confond avec les sophistes. 11 n'eut pas le prix , qui fut donné à deux de ses rivaux, dont l'un, le vieux Cratinos, mourut presque aussitôt.
Grèce. — Une trêve d'une année suspend à peine les hostilités entre les Athéniens et les Péloponnésiens. — Révolte de Scionée et de Mendée au sud de la Chalcidique contre Athènes. — Les Thcbains détruisent les murs de Thespics, comme ils ont déjà détruit Platées.
(01. lxxxix, 3.)
Athènes. — Le sophiste Protagoras vient à Athènes. — Aristophane donne à la scène les Guêpes, satire contre les juges et le système Judiciaire des Athéniens. Racine l'a imitée dans ses Plaideurs,
Grèce. — Campagne de Cléon en Thracc contre Brasidas : un combat près d'Amphipolis coûte la vie aux deux généraux, les troupes Spartiates sont victorieuses.
(01. uxxxix, 4.)
Grèce. — Trêve conclue pour cinquante ans entre Athènes et les Péloponnésiens, ou paix de Nlcias, bientôt suivie d'une alliance entre Sparte et Athènes, qui met en liberté les prisonniers de Sphactérie avant d'avoir reçu des Lacédémoniens Amphipolis.
(01. xc, 1 ; R. 3S3.)
Grèce.— Alcibiade, impatient de la paix, pousse Athènes à s'allier aux Argiens pour punir la mauvaise foi des Spartiates qui n'avaient pas restitué Amphipolis.
Rome. — La charge de questeurs du trésor, magistrats qui accompagnaient les consuls à l'armée, est rendue accessible aux plébéiens.
(01. xc, «.)
Athèncft. — La comédie d'Aristophane, la Paix, est une réclame politique du parti modéré à Athènes qui ne veut plus entendre parler de guerre.
Grèce. — Attaque des Argiens, à la sollicitation d'Alcibiade, contre Épidaure que Sparte secourt. Les Athéniens regardent ce secours donné par les Lacédémonlens à leurs alliés comme une rupture de la paix de Nicias.
(01. xc, 8.)
Grèce. — Bataille de Mantinée gagnée par les Lacédémoniens sur les Argiens, les Athéniens et leurs alliés du Péloponnèse. Cette victoire rétablit la réputation des armes de Sparte et sa prépondérance dans le Péloponnèse. — Paix et alliance entre Sparte et Argos.
(01. xc, 4.)
Grèce. — Les discordes d'Argos ne lui permettent pas de diriger la ligue des États secondaires, qui eût peut-être imposé la paix aux deux grandes cités, Sparte et Athènes.
Ve SIÈCLE AVANT J. C.
(01. xci, 1).
Cirècc. — Siège de Mélos, ancienne colonie dorienne, au sudouest des Cyclades,par les Athéniens.
Le Dialogue des Athéniens et des MélienS) singulier formulaire du droit des gens, peint avec fidélité l'esprit d'iniquité et de rigueur inexplicable qui domine les événements de la guerre du Péloponnèse.
L'humanité et la justice , dit l'orateur athénien que Thucydide fait parler, peuvent n'être comptées pour rien par ceux qui ont la force.
(01 xci, î.)
Cirècc et Sicile. — Alcibiade lance les Athéniens dans une entreprise lointaine que leur avait interdite Périclès, la guerre de Sicile. — Les secours promis à Égestc contre Sélinonle, à Léontion contre Syracuse, sont un prétexte pour tenter la conquête de l'Ile.
Au moment du départ de la flotte dont Alcibiade partage le commandement avec Lamachos et avec Nicias, qui était opposé au projet, la mutilation des Hermès ou statues de Mercure cause une profonde terreur dans la ville. Alcibiade accusé d'être l'auteur de celte impiété et de la violation des mystères d'Eleusis, ne peut obtenir d'être jugé avant le départ. Mais il est bientôt rappelé pour être mis en jugement. Il se sauve des mains de ceux qui doivent le ramener a Athènes, et va chercher un asile à Sparte. L'orateur Andocide est inculpé dans la même a (Ta ire.
(01.xci.3jR SU.)
Cirècc et Sicile. — Sparte accuse les Athéniens de la violation de i.i trêve de cinquante ans, quand une flotte athénienne, chargée de protéger le parti démocratique à Argos, ravage les côtes de Laconic. — Les Syracusains, auxquels la lenteur des généraux d'Athènes Nicias et Lamachos a permis de se
mettre en étal de défense, reçoivent a temps des secours de Lacédémone amenés par Gylippos.
i»er»e.— L'Egypte redevient indépendante pour soixante et dix ans.
Rome. — Violation de la discipline, et du respect sacré pour le serment militaire : le tribun consulaire Posthumius, ayant refusé à ses soldats le partage des terres conquises sur les Èques, est lapidé par eux. C'est un des rares exemples d'indiscipline donnés par les légions romaines.
(01. ici, 4)>
Cirècc et Sicile. — Les Lacédémoniens , habilement conseillés par le traître Alcibiade, font une invasion en Attique, sous la conduite d'Agis, fils d'Archidamos, et fortifient la position de Décélie qui garde les passages montueux entre l'Attique et la Béotie. — Le général athénien Démosthène est envoyé au secours de Nicias. Après une double défaite sur terre et sur mer, les Athéniens font une désastreuse retraite, qui se termine par la destruction de l'armée, la mort des généraux et la captivité du petit nombre d'Athéniens qui survivent.
macédoine. — Archélaos, descendant de l'antique Carauos, Iléraclide d'Argos et fondateur de la dynastie macédonienne , commence un règne utile de quatorze ans : il élève des villes, ouvre des routes pour le commerce, se forme une cavalerie, amasse des armes, met le royaume sur un solide pied de guerre , en même temps qu'il encourage les arts de la paix.
(01 xcn, 1.)
Grèce et Peme.- Athènes perd ses alliés d'Asie. Défection de Lesbos, de Chios, d'Erythrée, de Milet, de Rhodes. Alliance des Lacédénmniens et des Perses contre Athènes, par l'intermédiaire d' Alcibiade. — L'urgence du péril oblige les Athénien* de toucher à une réserve de
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mille talents qui étalent comme la 407.
dernière ressource de l'État. (01. «cm, î).
41 i • ©rece et Perac. — Cyrus est
(oi. xcii, î.) envoyé par son père Darius 11 Nothos
Athènen. — Au milieu des pour prendre je commandement des
Mineurs publics, la faction oligar- contrées maritimes de I Asie Mi-
.luque change le gouvernement et genre ; il fournit des secours aux
fait passer toute l'autorité aux mains pliâtes contre les Athéniens pour
de quatre cents citoyens. Les quatre mcttre au P|us v,tc ""terme a cette
cents se rendent indignes du pouvoir ?ucr^c« <l,,e scs prédécesseurs s ef-
par leurs honteuses négociations avec «orçaient au contraire de prolonger.
Sparte; ils ne le gardent que quatre Après ses succès dans la Propon-
mois. — Révolte de l'Eubée contre Jide, Alcibiade rentre à Athènes.
Athènes. — L'armée athénienne qui M P™tége avec son armée a procès-
stationne à Samos rend le comman- *,on 5ju' va d Athènes à Eleusis. -
dément à Alcibiade dont le rappel Sotn "m enant Antiochos ayant été
est prononcé peu de temps après à TalnÇu. dîl,1s les ,Para8e? d'Ephèsc,
Athènes môme. — Victoire des Athé- nar .,e nouveau chef de la flotte la-
cédémonienne Lysandre , Alcibiade est encore une fols privé du cora-
lliens à Sestos.
dn
Thucydide,
laquelle continuent Xénopbon ,
Théonomne n,a,s D n moms habile que Lysan-
dre, succède à ce dernier.
* mhode». — L'importance poll-
' xcu *' tique et commerciale répartie comme
Grèce. — Alcibiade va combattre la population entre les villes de la-
près de Cyzique , en vue de la côte lyssos, de Lindos et de Camiros, se
asiatique de la Pfopontide, le chef de concentre dans une ville nouvelle qui
la flotte lacédémonienne Mindaros, reçoit le nom de Rhodes. La nouvelle
qui est vaincu et tué. — Sparte fait ville effacera les trois anciennes cités, des ouvertures de paix.