AO
405). (01. iciu, S; R. 349.)
(OK *cu* *° Athènc». — Callicratidas perd
Grèce. — Les Mégariens ren- la bataille navale des îles Arginuses,
trent dans Nisée, Sparte dans Pylos, au sud de l'Ile de Lesbos. Les géné-
l'Athénien Tbrasylle échoue contre raux athéniens vainqueurs sont mis
Kphèse. en jugement pour n'avoir pas re-
Sleilc— Le Carthaginois Annibal cueil,i lcs morts et sauvé les équi-
'J^barque en Sicile avec cent mille Pa8es des fialères désemparées. Ils
hommes; il prendra Sélinonte et sont condamnés malgré Socrate. Des
Himera • son successeur Himilcon dix &é"éraux , six , présents à Athè-
s'emparera d'Agrigente. nes» subissent la sentence capitale.
Rome. — Occupation par les Ro-
408* mains d'Anxur, riche cité à l'cxtré-
(oi.xr.iu, i.) m,té des marais Pontins, au sud du
Grèce. — Alcibiade conduit la Pavs des Volsques,
flotte athénienne à l'attaque de Sé- Sicile. — Profitant de l'agitation
lymbrie et de Byzancc, qui sont re- causée par les invasions des Carlha-
r-lacées sous le joug. — Ambassade ginois, qui enlèvent de vive force la
d'Athènes au grand roi. ville d'Agrigente, Denys l'Ancien,
Ve SIÊCLB AVANT J. C.
aidé par Philistos, futur historien de la Sicile , s'empare de la tyrannie à Syracuse.
(01. ictn, * ; R. 850.)
Grèce. — Les Péloponnésiens , commandés par Lysandre, surprennent la flotte athénienne à Égos- Potamos , en vue de la Chersonèse de Thrace, dans l'Hellespont. Conon s'échappe seul avec huit galères et s'enfuit en Cypre auprès d'Evagoras.
Trois mille prisonniers athéniens sont froidement égorgés.
Perse. — Mort de Darius H.
Avènement d'Artaxerxès Mnémon , frère aîné de Cyrus qui commande en Asie Mineure.
Rome. — Établissement de la solde , d'abord pour l'infanterie , bientôt aussi pour les cavaliers. — Jusque-là l'obligation du service militaire gratuit était pour la niasse du peuple une aggravation de misère, et rendait impossibles les campagnes lointaines et de longue durée.
Commencement du siège de Véies, grande cité étrusque, à quinze milles au nord-est de Rome. — C'est la plus grande entreprise que les Homains aient encore formée. Pour la première fois les hostilités seront continuées pendant l'hiver; le siège durera dix ans.
miellé. — L'armée carthaginoise qui marchait sur Syracuse est décimée par la peste.
(01. xciv, 1.)
Grèce. — Athènes, enveloppée du côté de la terre par l'armée péloponnésienne et bloquée par la flotte victorieuse , tombe , après une héroïque résistance, au pouvoir de Lysandre. Ses murs sont renversés, les fortifications du Pirée démolies. Plusieurs peuples grecs saluent le jour de sa ruine comme l'aurore de la liberté, selon l'expression de l'Athénien Xénophon , admirateur passionné du gouvernement aristocratique de Sparte.— L'administration des
Trente , imposée par les vainqueurs»
tient Athènes huit mois dans l'effroi et le sang. Les Lacédémoniens, ou plutôt le jeune Cyrus , font tuer Alcibiade, âgé seulement de quarante-six ans.
Les principaux orateurs d'Athènes , Lysias, Andocide, sont exilés. Thrasybule, avec quelques Athéniens fugitifs, prend possession de Phylé et bientôt du Pirée. Bataille de Munychie , où les soldats des Trente sont vaincus. — Aucun État grec ne peut contester à Lacédémone la suprématie. Elle établit partout à son image des gouvernements aristocratiques , sur lesquels Lysandre espère étendre son influence personnelle. Tyrannie des harmostes lacèdémoniens dans toutes les villes.
Sicile.— Fin de la première guerre de Denys l'Ancien contre les Carthaginois. — Traité de paix : Carthage garde Sélinonte, Agrigente et Himéra; Géla et Camarine lui payent tribut. — Denys est reconnu comme tyran de Syracuse.
(01. xciv. S.)
Athènes. — Les Trente sont remplacés par les Dix que Thrasybule oblige bientôt à se retirer. — Il rétablit un gouvernement national :
décret d'amnistie; rappel des bannis; retour de l'historien Thucydide, des orateurs Andocide et Lysias; rétablissement de la constitution de Solon. Mais Athènes est sans armée, sans flotte, sans trésor.
Sicile. — Denys, qui veut soumettre toute la partie orientale de l'Ile à Syracuse, transporte dans cette ville les Léontins.
(01. xciv, *.)
Athène». — La tragédie de Sophocle : Œdipe à Colone, est mise à la scène par son neveu.
Grèce et Peraei — Expédition du jeune Cyrus avec des auxiliaires grecs, contre le roi Artaxerxès, son frère, qu'il veut détrôner. Elle sera racontée par r Athénien Xénophon ,
V SIÈCLE AVANT J. C
qui y prend part. Depuis Sardes , qui est le rendez-vous de l'armée grecque % marche rapide a travers l'Asie Mineure et au delà de l'Eu»
phrate , pour livrer eu automne le combat de £unaxa , près de Baby- Icme. Cyrus est tué. Pénible et héroïque retraite des dix mille Grecs, constamment harcelés par les Perses au milieu de pays inconnus. Ils remontent le bassin du Tigre, font de longs circuits dans les montagnes de l'Arménie et arrivent enfin au Pont- Euxin, au nord-est de l'Asie Mineure.
i^acétlé moue — Le roi Agis
combat les Kléens qui n'acceptaient pas la suprématie lacédémonienne*
(01. xcv, 1.)
Cirèce et Perae. — Les Grecs
de l'expédition de Cyrus, après avoir côtoyé le Pont-Euxin, quittent la terre d'Asie à Chrysopolis, en face de Byzance ; ils passent le Bosphore et, pendant deux mois, servent comme mercenaires le prince thrace Seuthès.
IV SIECLE AVANT J. C
APERÇU GÉNÉRAL
Cette époque est dans l'antiquité Tune de celles où les philosophes se sont le plus occupés des principes de l'organisation sociale.
Beaucoup de talents, nés dans le siècle de Périclès, se développèrent dans celui d'Alexandre. Il suffit de nommer parmi les orateurs, Eschine et Démosthène; parmi les historiens, Xénophon, habile guerrier dans l'autre siècle , écrivain distingué dans celui-ci ; parmi les philosophes, Cebès, Platon, Théophraste, surtout Aristote, vaste *énie dont les analyses profondes méritaient d'être mieux écrites; Epicure, dont la morale , plus rigoureuse qu'on ne l'a cru , ne dispensait en effet d'aucun des devoirs que la nature et la société prescrivent ; le sceptique Pyrrhon ; Zénon, le chef des stoïciens. L'aveugle sort, qui distribue les réputations, en a fait une aussi à Diogènele cynique, qui n'est pourtant connu que par quelques saillies, presque toutes grossières. La gloire des arts, que des architectes et des sculpteurs avaient donnée au siècle de Périclès, ne manque pas , grâce aux peintres, au siècle d'Alexandre.
Dans la carrière politique, au milieu des nouvelles guerres entre les cités grecques, Agésilas soutient l'honneur de Sparte. Un Thébain, le héros de Leuctres et de Mantinée, le vertueux Épaminondas, est le plus grand des hommes publics de cette époque. Sa haute et solide gloire domine toutes les gloires contemporaines , sans en excepter assurément celle du Macédonien Philippe, ni peut-être
48 IVe SIÈCLE AVANT J. C.
même celle de son fils Alexandre, qui fondent leur domination sur les ruines de l'indépendance hellénique et de la puissance des Perses. Alexandre lègue au monde ravagé les sanglantes discordes de ses successeurs.
Les deux Denys , à Syracuse , laissent comme tyrans une mémoire odieuse.
Rome offrait aux peuples libres d'honorables exemples : la prise de la ville par le brenn, ou chef des Gaulois, et une longue guerre contre les Samnites, interrompaient les dissensions intestines et préparaient les Romains par l'exercice des vertus héroïques à l'empire de la terre. Des Camille et des Fabius , en de courtes dictatures, rendaient des services immortels et n'en cherchaient d'autres récompenses qu'une prompte et tranquille retraite, au sein de leurs agrestes foyers. Le partage, librement consenti, de toutes les magistratures, réconciliait les deux ordres du peuple et des patriciens, qui reconnaissaient une même patrie dans la communauté de dangers et de gloire.
Une importante révolution religieuse s'opérait alors dans l'Inde. Càkyamouni y fondait, en opposition au brahmanisme, le bouddhisme, qui, à son origine, avait une haute élévation morale, et qui est encore une des grandes religions qui se partagent la terre.
399. Dercyllidas, digne élève de Lysandrc (oi. sev, 2.) par son génie artificieux. Athènes. — Socrate , après un I.acédémone. — Mort du roi jugement public, est condamné à Agis; avènement de son frère Agéboire la ciguë. Grandeur de ses der- silas , à l'exclusion de son fils, par niers moments. Son. disciple Platon l'influence de Lysandre. Conjuration quitte Athènes pour quatre ans, il de Cinadon contre la constitution, n'y reviendra qu'après avoir visité punie cruellement par les éphores^ l'Italie, Cyrène et l'Egypte. qui ont peu à peu usurpé un pou- Grèce. — L'Élide est forcée de voir presque absolu, laisser libres la Triphylie et la Pisa- no tide et de subir l'alliance de Lacédé-
mone. (oi. xcv, 3.)
Grèce et Perse. — Prévenant «rèee et Perse. — Trêve de la vengeance du roi de Perse, qu'ils Dercyllidas avec le satrape d'Ëolie ont irrité par leur alliance avec Cyrus, Piiarnabaze. ]| protège les Grecs de les Spartiates prennent l'offensive la Ghersonèse de Th race par la conçu Asie Mineure contre les satrapes struction de murailles qui s'étendent Tissapherne et Piiarnabaze. Expédi- d'une mer à l'autre, tion sous la conduite de ïliymbron , V Histoire des Perses, de Ctéslas, qui reçoit h sa solde les restes des médecin d'Artaxerxès Mnémon.Groc dix mille Grecs; puis sous celle de de Guide, s'arrête à l'année 398.
IVe SIÈCLE AVANT J. C.
(01. xcv, 4.)
Créée et Perse. — Dercyllidas envahit la Carie , au sud de la satrapie de Tissapherne. H rencontre dans les plaines du Méandre l'année de Tissapherne et de Pharnabaze, et signe une trêve avec eux.
Judée* — A Jérusalem , deux frères se disputent à main armée la souveraine sacrificature , la plus haute fonction nationale chez un peuple qui n'a pas d'existence politique indépendante.
«telle. — Première tentative de Denys sur la Grande-Grèce.
(01. icvi, 1 ; R. 839.)
Grèce et Perse. — Le roi 1a-
cédémonien Agésilas part de l'Aulide, sur la côte de Béotie (comme autrefois les princes grecs confédérés contre Troie), pour faire activement la guerre en Asie. Il est accompagné d'abord de Lysandre qu'il éconduit bientôt et renvoie en Grèce. Il ravage ensuite la Phrygie et emploie l'hiver en préparatifs militaires. Éphèse est comme un vaste atelier de guerre; organisation d'une cavalerie grecque, etc.
Rome. — Véies est prise par Camille, dictateur; il entre en triomphe à Home sur un char traîné par quatre chevaux blancs. La soumission d'une partie de l'Étruric porte la frontière romaine, au nordouest, jusqu'à la forêt Ciminienne.
«telle. — Seconde guerre de Denys, tyran de Syracuse, contre les Carthaginois.
(01. XCTI, t.)
Grèce et Perse. — Agésilas déconcerte par ses marches rapides Tissapherne et bat son armée dans la plaine de Sardes. Tissapherne, soupçonné de trahison par le roi, est mis à mort. Tithrauste , son meurtrier et son successeur, envoie en Europe Timocrate, le Rhodien, pour
soudoyer avec l'or de la Perse une ligue contre Sparte. Cependant Agésilas pénètre dans la Phrygie et la Paphlagonie.
Grèce. — Athènes et Argos, ennemies de Sparte, mettent la Grèce en mouvement pour détruire la suprématie lacédéiiionieune. Traité entre Thèbes et Athènes. — Lysandre, qui méditait de grands desseins, se fait envoyer pour soutenir les Locriens en guerre contre les Phocidiens ; il est vaincu et tué à Haliarte. Le roi Pausanias , rendu responsable de ce malheur, est banni de Sparte.
(01. xcti, 3.)
Argon , A thème* 9 I.neédémone et Perse. — Sparte est forcée, pour se défendre, de rappeler le roi Agésilas. La conquête de l'Asie est ajournée. Agésilas revient par la Thrace; à Amphipolis, il apprend le combat gagné par les Spartiates sur les confédérés, à Néniée, un peu au sud de Corinthe. Mais en Béotie la nouvelle lui arrive d'une grande défaite maritime essuyée par les Spartiates près de Cnide , à la côte sudouest d'Asie Mineure , où Conon l'Athénien et Pliarnabaze , satrape perse , commandaient la flotte du grand roi. — Bataille , sans résultat , entre Agésilas et les confédérés , en Béotie à Coronée.
L'histoire de Théopompe, continuateur de Thucydide , s'arrête à la bataille de Cnide , et n'embrasse ainsi que dix - sept ans de l'histoire grecque.
Sicile. — Denys de Syracuse attaque les villes grecques de l'Italie.
(01. xcvt, 4.)
Athènes. — L'argent des Perses et les bras des Grecs , autrefois conjurés contre Athènes, aident Conon à reconstruire les longues murailles d'Athènes a la mer, cl à fortifier le Pirée. — Aristophane fait jouer sa comédie intitulée VAssemblée des
IVe SIÈCLE AVANT J. C
Femmes, où les femmes athéniennes somment leurs maris de rendre enfin la paix à la Grèce. Un décret de 404 ayant défendu aux poètes comiques de traduire des personnages réels sur la scène , la vieille comédie renonce à la parabase, partie de la pièce qui avait plus que toutes les autres le caractère d'une satire politique personnelle.
Corlnthe, Lacédémone, etc.
— Affreux excès de la démagogie à Corinlhe , pendant ia guerre contre les Spartiates.
Tous les efforts des deux partis belligérants semblent concentrés antour de l'isthme. Corinthe et son port de Cenchrées sont la place d'armes et l'arsenal des ennemis de Sparte.
Les Spartiates sont postés au port corinthien de Léchéon et à Sicyone.
(01. xcvn, 1.)
Athènes, X-océdémoiie , etc.
— L'habileté stratégique d'Iphicratc, général athénien, fait avorter tous les projets d'Agésilas contre Athènes et les villes alliées.
Ciré ce et Perse. — Conon, depuis la résurrection maritime d'Athènes , à laquelle ont cependant contribué les Perses, fait ombrage au roi ; il est chargé de fers par Tiribaze, lieutenant d'Artaxerxès. 11 meurt peu après de maladie dans l'Ile de Cypre.
macédoine. — Impuissance du roi Amyntas II contre les lllyrienset contre les Grecs d'Olynthe, ville commerçante de la Chalcidique.
Sicile. — La seconde guerre de Denys contre Cartilage se termine par l'acquisition de Tauroménion pour le tyran de Syracuse.
(01. XCVM, S.)
Athènes. — L'orateur athénien Andocide ayant engagé ses concitoyens à se réconcilier avec Lacédémone, est condamné à l'exil.
(01, xcvii, 3 ; R. 365.)
Argos ^ Athènes, JLacéclémone. — Le roi Agésipolis attaque sans succès les Argiens , alliés d'Athènes. Thrasybule, commandant de la flotte athénienne , meurt en aventurier sur les côtes de l'Asie Mineure.
Athènes. — Aristophane fait jouer sa dernière comédie, Plutus, qu'il avait déjà donnée, mais sans succès, en 409.
Rome et Gaulois. — Pendant que
Camille, frappé d'une sentence d'exil, est retiré à Ardée chez les Volsques, trente mille Gaulois Sénons quittent le sud-est de la Gaule cisalpine , entrent en Étrurie du côté de Clusium, et bientôt, en suivant le Tibre jusqu'à la rivière Allia, rencontrent et dispersent une armée romaine. — Prise de Rome ; elle est saccagée par le fer et par le feu. Meurtre des vieux sénateurs. La forteresse du Capitolc se défend sept mois. Courage de Cominius et de Manlius.
(01. xcvii, 4 ; R. 366.)
Athènes. — Utile campagne maritime et continentale d'Iphicrate, dans l'Hellespont.
Rome. — Les Gaulois ne s'éloignent qu'en emportant la rançon du Capitole. Camille, rappelé et nommé dictateur, se met à la poursuite des barbares. Ils connaissent maintenant ia route du Lalium ; en quarante-cinq ans ils renouvelleront cinq fois leurs invasions. — Sous les ruines faites par l'incendie on retrouve le bâton augurai de Romulus, les Douze Tables, des fragments des lois royales et quelques traités. Reconstruction de la ville au hasard et sans plan. — Tous les peuples soumis se révoltent : l'œuvre de la conquête romaine , encore peu considérable , il est vrai , est à recommencer comme après l'expulsion des rois. — Rien n'est changé à la constitution.
Bielle.— Le séjour du philosophe
IVe SIÈCLE AVANT J. C.
aton à Syracuse semble un hommage rendu à la puissance et à l'administration brillante de Denys.
(Ol. xcvin, 1.)
Athènes, Laeedémone, ï»er-
se. Antalcidas commande les flottes de Sparte dans les mers de l'Asie Mineure. Une armée athénienne avec Chabrias va soutenir Evagoras , roi de Saiamine en Cypre, contre le roi de Perse.
(Ol. xcvui, t.)
Athènes , I<acédémone et perfse. — Le traité de paix qu'Antaicidas, général lacédémonien , obtient du lieutenant d'Artaxerxès et que Sparte imposera aux Grecs, livre les villes grecques de l'Asie à la domination des Perses, et en proclamant l'indépendance de chaque cité de la Grèce, grande ou petite, laisse la Grèce à la merci de Sparte.
Le roi de Saiamine, Évagoras, n'est pas compris dans le traité.
créée* — Guerre de Sparte avec Mantinée qui na pas renoncé à la suprématie sur les villes d'Arcadie.
Sicile* — Denys s'empare de Rliégion après onze mois de siège.
(01. xctiii, 8.)
Laeédémone et Thèfoea.— En
vertu du traité d' Antalcidas , les Thébains sont sommés de rendre l'indépendance à Platées. Les menaces d'Agésilas qui approche avec une armée font exécuter le traité.
perse* — Artaxerxès veut recouvrer l'Égypte sur le roi Acoris.
(01. xcviu, *.)
laeédémone. — Excès des Spartiates; ils oppriment Mantinée : les habitants de cette ville sont dispersés dans quatre bourgades.
(01. xux, 1).
Orèee. — Naissance d'Aristote à Stajçirc , colonie grecque dans la Chalcidique.
(01. xcix, î; R. 37î.)
laeédémone. — Intervention des Spartiates à Phlionte.
Rome. — Manlius Capilolinus, un des défenseurs du Capitolc contre les Gaulois, soupçonné d'aspirer à la tyrannie en cherchant la popularité, est jugé et condamné à mort.
Sicile. — Denys , d'abord vainqueur, est vaincu par les Carthaginois. Le fleuve Halycos devient la limite des deux États.
(01. xcix, 3.)
— Naissance de Dé-
AthèlK
mosthène.
laeédémone, Olynthe et Thè-
bes. — Première entreprise des Spartiates contre Olynthe qui domine sur les villes grecques de la Chalcidique et menace la Macédoine. Les Spartiates sont aidés par le roi de Macédoine Amyntas 11. — Phébidas qui conduisait des troupes vers la Thrace, enlève par surprise la Cadinée de Thèbes : les Spartiates la gardent deux ans.
(01. xcix, 4.)
Lacédénione et Olynthe. —
Seconde campagne de Téleutias, frère du roi de Sparte Agésilas, contre Olynthe; il est tué.
Ijacédcmone 9 Olynthe. —
Troisième campagne des Spartiates, contre Olynthe ; mort du roi Agésipolis. — Siège de Phlionte par les Spartiates. <
Perse. — Évagoras, dans l'Ile de Cypre, résiste encore quatre ans aux Perses.
IV* SIÈCLE AVANT J. C
Lacédémonc. Olynthe et Thèoes.— Lcgénéral Spartiate Polybia«lc force enfin Olynthe à demander la paix. — Phliontc, à l'entrée de l'Achale, assiégée vingt mois par les Spartiates, se livre à leur merci. — Mais la Cadmée est reprise par les exilés thébains— L'orateur Céphalos fait décréter par les Athéniens un envoi de secours à Tlièbes redevenue libre.— La guerre commence aussitôt entre Tlièbes et Lacédémone. — La fortune de Tlièbes sera entre les mains de Pélopidas et d'Ëpaminondas.
Athènes, I.acédétuone, Thè-
— Expéditions de Cléombrote puis d'Agésilas, en ttéotie. Les Spartiates feront ainsi pendant plusieurs années des incursions dans cette contrée; les armées thébaincs, en défendant leur territoire, apprendront à combattre et à vaincre.
Tentative du Spartiate Sphodrias sur le Pirée. Athènes, indignée de celte perfidie , déclare la guerre à Sparte et donne une nouvelle impulsion à sa marine.
I<acédémonc et Tlièbes. — Seconde expédition d'Agésilas en Béotie. — Formation à Tlièbes du bataillon sacré.
Perse. — L'Athénien Iphicrate est chargé de diriger les opérations de l'armée persique contre l'Ëgypte.
(01. ci.l ; n. 379.)
Athènes et Lacédémone.
Victoire de l'Athénien Chabrias à Naxos sur la flotte lacédémonienne.
Expédition de Timothée à 1 ouest du Péloponnèse.
Perse. — Évagoras de Cypre fait enfin la paix avec le grand roi. * Rome. — Les tribuns C. Licinius
Stolon et L. Sextius présentent trots propositions inséparables : \° loi consulaire : un des consuls sera toujours plébéien : 2° loi agraire : aucun citoyen no pourra posséder plus <lc cinq cents jugera ( 120 hectares 42 ares) du domaine public, ni envoyer dans les pâturages de l'État plus de cent têtes de gros bétail et plus de cinq cents de petit. L'excédant des cinq cents jugera servira à donner des possessions aux pauvres. Un droit sera acquitté pour la jouissance du domaine public et des pAturages; 3° loi sur les dettes : les intérêts payés seront déduits du capital de la dette, trois années seront laissées pour le remboursement du reste. — Dix années de débats pleins de passion et de violence avant l'acceptation de ces lois.
(01. ci, t.)
Athènes. — Eubulos , poète comique dans le genre de la comédie moyenne.
Lacédémone et Thèbes. — A
la rencontre de Tégyre en Béotie le bataillon sacré des Thébains décide la victoire sur les Spartiates.
(01. ci, 3.)
Athènes , Lacédémone et Tlièbes.— Expédition du roi Cléombrote en Béotie. — Les Thébains détruisent Platées de fond en comble.
— Les Athéniens, jaloux du développement de la puissance thébaine, envoient des députés à Sparte et font cesser la .guerre maritime que leur général Timothée dirigeait du côté de Leucade et de Corcyre, Au retour, Timothée s'arrête dans Plie de Zacynthe qui est en face du Pélopoi> nèse, pour y établir les bannis : c'esi une nouvelle cause de guerre entre les Athéniens et les Spartiates.
Thessalle. — Le tyran Jason, tout-puissant en Thessalie, avec une armée de mercenaires disciplinés, surveille , sans y prendre part , les événements de la Grèce. Il contraint
IVe SIÈCLE AVANT J. C.
Polydamas à lui livrer la ville importune de Pharsale.
(Ol. ci, *.)
Aenaïe. — Un tremblement de terre engloutit les villes d'Hélice et de Boura.
Atbènea et I^aeédcmanc. — Les flottes lacédémoniennes ont à combattre dans les parages de Corcyre Ipliicrate, auquel sont associés bientôt Callistrate et Chabrias.— Timothée, malheureux dans la dernière campagne, est traduit en jugement devant le peuple d'Athènes par Callistrate et Ipliicrate.
(01. eu, t.)
Athènes, Laccdémone et
Thèbes. — Une assemblée de tous les peuples grecs est convoquée à Sparte pour décider de la paix. Les Spartiates, qui dominent dans le Péloponnèse, ne veulent pas reconnaître à Thèbes la suprématie dans la Béotie : la guerre est solennellement engagée entre les deux Etats.
— Épaminondas et Pélopidas battent et tuent le toi Cléombrote sur le territoire de Leuctres, en Béotic.
Ferme attitude de Sparte, malgré cette défaite désastreuse. Elle est mise en état de défense par Agésilas.
—Médiation de Jason. — Dépit d'Athènes qui se déclarera pour les Spartiates. — Reconstruction de Manlinée. Organisation nouvelle de l'Arcadie ; Mégalopolis , fondée sous l'influence des Thébains, devient un centre pour les populations dispersées de cette région.
(01. eu, S.)
I^acédémone. — Expédition d'Agésilas en Arcadie, pour relever le courage abattu des Spartiates.
Thessalle. — Jason qui avait étendu son influence sur une partie de la Macédoine, de l'illyrie, de l'Epire, et dont la puissance était une menace pour la Grèce même, meurt assassiné.
(01. en,*.)