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dans son cinquième consulat, vient

(oi.ttxn, 8; r. 6«s.) se joindre à Catulus. Destruction des

B«ne. — Seconde guerre des Teutons dans la bataille de Verceil,

«laves en Sicile, parce que le pré- au nord-ouest de la Gaule transpa-

teur romain n'accueille pas à son dane- Svlla Y a pris part comme lieu-

■ntonal tous ceux qui viennent prou- tenant de Catulus. ter leur origine libre. — Leurs chefs «* SalTius, et Athénion le Cllicien. i 00.

Rome et Teuton*. — Mari us , (oi. cu«, i ; b. es».)

nsul pour la quatrième fois, tient „™« i , .

*c en Gaule aux Teutons et aux Borne — La guerre des esclaves

*ons, qui se sont séparés des [^^î^.t ^l^"^^- Apuléius Sares après une course commune q",c p v,olence a Porté 311

^spagne.Un double combat, près !î ■ na ' flte Bome p*r ^ Pr0P°- ^Jeur coûte deux cent quatre- ^jSSS1!?' °PP?si,Uo» d«

«Mi mille hommes, tués ou pris. Ius ^ ; il s'exile à

- Marins absent est encore élu Rhodes- Role honteux de Manus ,

^ « aDsent est encore élu C0QSul pour u sixleme fols^ qu| n.ose

.A pas s'avouer le complice du tribun,

sa créature. Mort sanglante de Sa-

(0Lo>», 4; r. eu.) turninus et d'un autre héros de dé-

et Clmbrei.- Les Cim- magogie, le préteur Glaucia. — Nais-

qui, en se séparant des Teutons, sance de C. J. César. — Métellus est

? lourné les Alpes par le nord, accompagné dans son exil par jElius,

k»t Jes passages mal gardés par grammairien , philosophe stoïcien %

' proconsul Q, Lutatius Catulus, et orateur distingué ; il composait des

"weot dans la vallée du Pô. Mari us, discours pour les nobles de Rome.

I* SIÈCLE AVANT J. C

APERÇU GÉNÉRAL

Que d'hommes et d'événements se pressent dans le court inter* jatte de cent ans avant l'ère vulgaire et souvent dans l'enceinte ^ ane seule ville I Car il n'est plus question que des Romains, chez "^«défaites du roi de Pont, Mithridate, achèvent de fixer la puisai l'opulence, la corruption, la discorde ; la liberté est devenue :iC*>ûciliable avec les vices des grands et la dégradation du peuple. Proscrit après six consulats , Marius, septuagénaire, ne rapporte •an$ Rome, lorsqu'il y est rappelé, que la soif de la vengeance ; il honore par son ambition et par ses violences le parti populaire a»jM il feint de s'attacher.

populace de Rome accueille comme auxiliaires les divers peu-

$de l'Italie qui forcent les portes de la cité et conquièrent des ^illusoires.

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Sylla, tout couvert du sang des proscriptions, abdique impunément une horrible dictature. Il n'est pas mort que sa constitution tout aristocratique est déjà menacée et bientôt détruite par la grandeur précoce de Pompée qui a vaincu en Espagne Perpenna , lieutenant et meurtrier de Sertorius, en Italie les dernières bandes de Spartacus que Crassus avait terrassé, sur les mers les pirates , en Orient Mithridale et l'Arménien Ti^rane.

La liberté romaine qui ne couvre plus de son beau nom que la licence des grands et la servilité du peuple, trouve encore , dans Caton d'Utique et dans Cicéron , des défenseurs dignes d un meilleur siècle et d'une meilleure cause. Elle triomphe au moins de l'audacieux Catilina. La richesse, l'ambition, la gloire, se liguent contre elle dans le triumvirat de Crassus, de Jules César et de Pompée : alliance éphémère, mal assortie, funeste dès sa naissance, funeste même par sa rupture. La guerre civile éclate : César, vainqueur des Gaules , va l'être de Rome. C'est la loi qu'il viole en passant le Rubicon; c'est la république autant que Pompée qu'il défait à Pharsale. Trop sûr de l'asservissement public, Caton se soustrait à la servitude en mourant : Brulus et Cassius ont conservé plus d espoir. En vain le dictateur gouverne avec sagesse et les comble eux-mêmes de bienfaits : César règne, ils l'immolent. Inutile attentat: ils n'ont frappé qu'une victime digne encore de leurs regrets; un ambitieux est tombé aux ides de mars, la tyrannie demeure. Antoine, qu'ils ont épargné, forme avec Lépide et le jeune Octave un sanguinaire triumvirat. De nouvelles proscriptions dévorent ce qui reste do Romains dans Rome. Hors de ses murs, le fer des assassins poursuit de toutes parts les talents et les vertus : la tête de Cicéron tombe, les triumvirs l'ont trouvé digne de ne pas survivre à la liberté, et les derniers débris de la république, rassemblés en Macédoine par Brutus et Cassius, sont ensevelis' dans les champs de Philippes. Tandis qu'Antoine, épris des charmes de Cléôpatre, s'endort en Égypte au sein des voluptés, Octave reçoit à Rome les hommages du peuple et du sénat même. Les triumvirs ne sont plus d'accord qu'une fois pour écraser Sextus, fils de Pompée. Lépide est exilé et couvert d'opprobre par Octave qui conquiert sur Antoine, dans la journée d'Actium, le pouvoir suprême. Octave seul maître du monde prend ce magique nom d'Auguste qui, aujourd'hui encore , affaiblit ou même efface le souvenir de ses crimes et ne rappelle que l'éclat pacifique et la gloire littéraire de son principal

Une vaste part de cette gloire littéraire appartient à l'un des derniers amis de la république, bienfaiteur et victime d'Octave même à Uceron, le précepteur et le modèle des grands écrivains, philosophe

Ier SliCLK AYANT J. C. 109

illustre, le premier des orateurs, et qui, dans ses Jettres à Quintus, son frère, à Brutus et surtout à Atticus, nous a laissé les plus instructifs mémoires sur les événements de ce siècle. L'éloquence, éteinte dans la Grèce asservie, avait dû renaître au seiu de la république romaine : cependant les deux Grecques, lesScipions, Caton le censeur, sont à peu près les seuls noms à citer avant ce siècle qui donna Antoine et Crassus, Sulpicius et Cotta, Brutus et César, Messala, Hortensius et Cicéron; Cicéron est le seul dont nous ayons les discours; ils suffisent à la gloire immortelle de l'éloquence romaine.

Des historiens célèbres qu'a produits le même siècle, César, Salluste, Varron, Trogue Pompée , Tite Live, il n'y a que les deux derniers qui aient écrit du temps d'Auguste.

Avant ce règne aussi , la poésie latine s'était montrée pittoresque, forte et précise dans les chants philosophiques de Lucrèce : souvent élégante et à la fois énergique dans les productions de Catulle, de Tibulle et de Properce; mais, sous Auguste enfin, il le faut avouer, Ovide la sut rendre plus féconde et plus flexible; Horace et Virgile plus pure et plus puissante, plus riche d'harmonie, de pensées et d'images.

La littérature grecque ne donne pas un nom illustre pour la poésie : dans la prose, des chroniqueurs, des romanciers, des grammairiens obscurs font ressortir les historiens Denys D'Halicarnasse etDiodore de Sicile qui restent pourtant à un rang secondaire.

A défaut d'autre gloire , la Grèce avait gardé les traditions de renseignement littéraire et oratoire; elle était l'école des conquérants: les Romains les plus distingués allaient encore étudier chez les Athéniens ou à Rhodes la philosophie et la littérature , qui étaient cultivées aussi avec amour par les Grecs d'Alexandrie.

(01. cm, t ; R. 686.)

Home» — La guerre des esclaves &t terminée par le proconsul M.

Aquilius. — Le retour de Métellus le Numidique est un triomphe pour les bons citoyens , en dépit de Marius.

(01. eu», S ; R. 657.)

Home. — Le vainqueur des esclaws, Aquilius, échappe, par l'habileté

du grand orateur Antoine, à une accusation de concussion.

(01. eut, 4 ; n. 659.)

Judée. — Le roi Alexandre Jannée, détesté déjà pour ses cruautés»

étouffe dans le sang de six mille pharisiens une Insurrection armée de cette secte.

Rome. — Un sénatus -consulte interdit l'immolation de victimes hu maines.

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