‹ ChrysippeChapitre 108 sur 166 · De faio, ch · texte numérisé non relu

De faio, ch

DESTIN ET DIALECTIOUK. 187

Il semblerait que c'est surtout la démonstration de ce principe qui ait occupé Chrysippe, et que la thèse du destin s'ensuivait d'une façon tout à fait évidente. Pourtant la conséquence n'était pas admise comme évidente par les adversaires : « (Contagionem rerum; ego non tollo; vis est nulla fatalis, » dit Cicérone et Ctirysippc avait sans doute pour passer de l'un à l'autre une argumentation qui nous est restée inconnue.

3° Le Destin et la dialectique. — Depuis longtemps, les philosophes s'étaient aperçus que le principe dialectique : « Toute proposition est vraie ou fausse », avait des conséquences importantes dans la question de la nécessité ou de la contingence des événements, et en particulier des actes humains. Aristote- expose avec force les raisons d admettre avec le sophiste Diodore, que Ton peut en conclure la nécessité des événements futurs; car qu'il s'agisse du futur, ou bien du présent ou du passé, la nécessité est la même d'admettre comme vraie une de ces deux propositions : A sera {ou est ou a été), ou A ne sera pas {ou est ou a été); celle des deux qui est vraie (et il y en a nécessairement une) énonce par conséquent un

'. Cic, réfutant la même idéechezPosidonius, De falo,t.\x. 3; peat-étre eâl-ce l'idée qu'il développe au cb. 4, eu inonlrant que la contagio reruin explique les faits dans leur généralité, non dans leur détail.

Page 1