‹ ChrysippeChapitre 121 sur 166 · Cic, De leg., I, 7, 22 (Arn., UI, n · texte numérisé non relu

Cic, De leg., I, 7, 22 (Arn., UI, n

3. Jambl., De anima (Arn., II, n" 1128) : la raison, l'intelligence, les rerlus des individus et du tout sont identiques.

familiarité avec les dieux, qui isole définitivement l'homme des autres êtres en lui donnant un cachet divin ^ Cette apothéose de l'homme et surtout du sage se rattache au culte populaire des héros et des démons ■^; mais elle rentre surtout dans un courant général d'idées qui s'était manifesté, dès l'époque cynique, par la croyance à la mission divine du sage ^, et qui, dans les grands empires hellénistiques de l'époque, est à la base de la conception du pouvoir royal ^.

Ces relations avec la divinité restent, on le voit, extérieures. Pourtant il existait en germe, dans la doctrine stoïcienne, une autre façon de concevoir ces rapports. La raison humaine est engendrée par la raison divine ; l'âme humaine subit l'action propre du Dieu. La raison est un don de Dieu, et Dieu est le sauveur de l'humanité, le Père. Ces idées, que l'on trouve en germe dans l'hvTnne à Zeus de Cléanthe ^, étaient destinées, à

1. DiOG. Lx.. VII, 119(ARîf.,III, n° 606):eetou; eîvai(Toy;OTrou8a:oy«).

2. CHRvsipPKop. Plut., De Iside, 23 (Arn., 11,320, 1103); et Philod., De pietate, H (cf. Aiui., II, 315, 24 : cf. Cic, De nat. rf., 1, 41; Awi., 516, 4) : Kal àvQjxdiïou; ei; Oeoû; p)ai (ifTaëàXXEiv.

3. Le sage cynique xoriaxentoç (cf. Dioc. La., VI, 43; Epict., Diss., I, 23, 6 expliqué par Norden, Beitr. zur Gesch. der griech. PhiL, Neue Jahrb., 1893, p. 368 sq.).

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