D. L., VII, 87 (III
6. Arn., I, 122, 29 : àvôpwitou; [làv puou àitetpoffûvïiç àîib Xuyp^ç. Cf. l'égalité du sage avec les dieux, d'après Chrysippe (III, 141, 21).
les fautes des méchants; tous les péchés impliquent une égale corruption, et le malheur est ég^l chez tous ' . Le péché apparaît comme une erreur commune à presque toute Ihumanité-.
C'est dans les fameux paradoxes, avoués comme tels par les Stoïciens eux-mêmes 3, que se montre le mieux ce trait particulier de la sagesse stoïcienne qui la met en dehors de ce que l'on entend habituellement sous le nom de morale. Ces paradoxes accordent libéralement au sage non pas seulement toutes les vertus, mais avant tout toutes les qualités et dons, extérieurs ou intérieurs, qui, aux yeux d'un Grec, pouvaient constituer le bonheur. Le sage est entièrement libre et c'est le méchant qui est esclave ; non seulement il fait bien tout ce qu'il fait et la sagesse pénètre, pour ainsi dire, ses moindres actes et les plus insignifiants, mais encore, il est incapable de se tromper; lui seul a la beauté et la richesse; lui seul est magistrat, législateur, poète, roi*.
1. Ari».. III, n°* 671-676. Sur l'égalité des péchés, malgré les progrès qae l'on peut faire en sagesse : Chrys. (?) ap. Pllt., De Comm. not.. 10 (Abîi.. IU, 143-39). D après S. Rei^ach, Cultes, mythes, II. p. 7, il faudrait j Toir une survivance des antiques codes religieux.