‹ ChrysippeChapitre 127 sur 166 · Le sage est éducateur et législateur (Arn., III · texte numérisé non relu

Le sage est éducateur et législateur (Arn., III

2. Des académiciens, comme Speusippe et ce Polémon dont Zenon avait suiTiladirection(D. L., VII, 1 ; Arn.,1,3, 14et Cic, Z>e^H., IV, 45), considéraient la nature comme le principe du bien (Clém., Slrom., 418 d; Cic.,Z)e^H.,lI, ll,33):cf. Byroff, Archiv. f. Gesch d. Phil., XIl, p. 55.

3. D. L., VII, 87. La fin, d'après Zenon, est de rivre ôiioXoYoyjiivw; x^ çûffei (Cic, De fin., IV, 14; LACT.,/ni< div., III, 7); Cléanthe (Arn., 1, n° 552); Chrysippe (Arn., III, n° 4). Hirzel (Untersuch., p. 105 sq.) pense, d'après un témoignage de Stobée (Ed., Arn., III, 5, 16), que la tin des biens était seulement pour Zenon : îrjv diioXoyoujiivto;, et que t^ çycst fut ajouté d'abord par Cléanthe. Zenon aurait compris la fin dans le sens d'une harmonie intérieure entre les pensées, Chrysippe dans le sens d'une harmonie de l'âme humaine avec la nature universelle. Mais cette interprétation est inconciliable avec un passage de Cicéron (De fin., IV, 14; Arn., III, n° 13) qui rattache directement la formule de Zenon à celle de Polémon qui était son maître. II est poss'ible que l'auteur de Stobée ail

sait que, dans presque toutes les morales antiques, la nature d'un être définit son bien et sa perfection, et que sa « vertu » n'est que le développement complet de la nature ^ . Dire que le bien est dans la conformité à la nature n'avait donc rien d'original. Pourtant, il y avait dans cette théorie deux idées neuves : c'était d'abord la double interprétation de la conformité à la nature; Chrysippe, en eli'et, dépasse singulièrement l'interprétation platonicienne (le bien est dans la oIxEioTcpayta, c'est-à-dire dans l'harmonie de nos actes avec notre nature particulière) ^ lorsqu'il pose que la nature dont il s'agit, c'est la nature universelle dont la nôtre n'est qu'un fragment 3. Et la deuxième idée neuve, c'est que la sagesse, considérée comme identique à l'honnêteté, soit précisément cette vie conforme à la nature ''. La théorie conciliatrice de Zenon devait rencontrer

confondu la formule concernant la fin des biens avec celle qui concerne la vertu : la vertu est toujours en effet définie par une harmonie interne (Arn., III, n»' 198, 199, 200).

1. Cf. Chrysippe (Alex., De anima; Arn., III, n* 571j utilisant cette méthode : c'est la seule vertu de l'âme qui nous fait vivre comme il faut (comp. SÉN.,i?pisf., 76, 9, Arn., III, n" 200 a), et Cic, De fin., IV, 11,

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