‹ ChrysippeChapitre 128 sur 166 · Plat., Rép., 434 c · texte numérisé non relu

Plat., Rép., 434 c

3. D. L., VII, 87 (Arn., III, 4, 1). Cf. l'importance de la xoivï) çOctc; oomme point de départ : Plut., De Stoic. repugn., 9 (Arn., III, 17, 6).

4. Pour Polémon, la vie conforme à la nature est purement et simplement le bien (Cic, De fin., IV, 14); c'est ici qu'intervient le fameux raisonnement composé par lequel Chrysippe s'eflTorce de démontrer que ce bien est identique à l'honnête (Plut., De Stoic. repugn. 13; Arn., III, n° 29).

deux adversaires ; d'abord les Académiciens et les Péripatéticiens, qui l'accusaient de mutiler la nature : car la vertu se rapportant à Tàme seule ne peut être l'unique bien, puisque notre nature se compose de l'àme et du corps'. Le second adversaire est Ariston qui, au fond, part du même principe que les Académiciens. Le principe de la conformité à la nature, prétend-il, met Zenon en contradiction avec la théorie de la sagesse. En effet, il est évident qu'il y a des choses conformes à la nature : santé ou richesse, et qui ne sont pas des vertus; dans la thèse de Zenon, ce seront des biens qui s'imposent à la poursuite de la volonté. Or la vertu implique évidemment ou même consiste dans l'indifférence ; elle ne choisit l'un ou l'autre des prétendus biens que par un pouvoir contingent et sans raison d'aucune sorte-. Ainsi les Stoïciens étaient invités à choisir entre le naturalisme et la théorie de la sagesse. Mais le naturalisme leur imposait la renonciation à l'identité du bien et de la vertu ; et la thèse d'Ariston leur prenait encore beaucoup plus, puisqu'elle impliquait la contin-

1. C'est la doctrine des trois genres de biens, citée par Cbrysippe comme une des trois morales qui se partagent les faveurs du public IArs.. III, 124, 37; cf. 125, 4). C'est celle qu'Antiocbus devait développer plus tard contre le stoïcisme (Cic, De fin., IV, 16, 18}.

2. Ar?c., I, 83, 11: 85, II; Pllt.. De Sloic. repugn., II. 282, 1. Le pouvoir contingent vient de la nécessité de ne pas tomber dans les conséquences tirées par Pyrrbon de l'indifférence; sans lui le sage serait iaactif.

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gence de la volonté qui ruinait leur physique, et qu'il aboutissait à une espèce de quiétisme qui rendait impossible toute espèce d'action morale sur les hommes, de conseils et de direction pratique^.

C'est contre de pareils adversaires que Chrysippe a eu la lourde tâche de lutter, en reprenant dans le détail des notions déjà utilisées par Zenon.

D'abord en quoi consiste la notion naturelle, commune du bien 2? Quelles sont d'abord les fins qui s'offrent à l'homme en vertu de sa nature 3? Tout être animé a par nature une tendance à sa propre conservation. Il recherche primitivement non pas son plaisir (comme le prétendent les Épicuriens), mais ce qui peut être utile à son entretien : les aliments, la santé, l'abri, etc. '^. Mais chez l'être animé raisonnable, l'homme, cette impulsion est éclairée par le jugement; la représentation des choses utiles devient objet d'assentiment, et l'inclination naturelle se transforme en volonté réfléchie. La volonté choisit avec réflexion les biens vers lesquels

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