‹ ChrysippeChapitre 135 sur 166 · Pllt., De Virtut. mor., 2 (Abx · texte numérisé non relu

Pllt., De Virtut. mor., 2 (Abx

Selon Aristote, la prudence, « vertu dianoétique », se distinguait d'une part des vertus qui ont leur principe dans la volonté, le courage, la grandeur d'àme, et, d'autre part, en tant qu'elle se rapporte à la pratique, à ce qui est à faire, de l'intelligence théorique dont les objets sont immuables ^

Or, selon Zenon, la prudence tient lieu de toutes ces qualités; d'abord, elle est un état de la volonté-. Zenon suit ici ses maîtres cyniques ; d'autre part, elle est un savoir 3.

Cléanthe parait avoir fait prédominer le point de vue cynique sur le point de vue intellectualiste. Il insiste sur l'effort moral comme caractéristique essentielle de la vertu : « La tension, lorsqu'elle est assez forte pour atteindre ce qui convient, s'appelle force et puissance; lorsqu'elle s'exerce à persévérer, elle s'appelle continence, etc.*. » Le savoir est entièrement expulsé de la vertu.

L'attitude de Chrysippe est un retour à l'intellectualisme extrême. Il se manifeste 1° par sa conception de l'origine de la vertu et des vices ; 2** par sa thèse sur l'unité et la multiplicité des vertus.

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