Arist., Elh. Nie, III, 6 ; VI, 1 et
2. Toy ^Y^{jLovixoû ira ^Myrii ôtàôeat!;. Arn., I, 50, 1. Cf. CiC, Tusc, IV, 34 (sur les Stoïciens en général) : adfeclio animi constans.
3. C'est ainsi du moins que l'on interprète Zenon (Arn., III, 60, 2).
4. Plut., De Sto. repugn., 1 (Arn., I, 128, 31). Le tôvo; dans l'âme constitue les vertus diverses en s'appliquant à divers objets.
l'origine de la vertu. 2il
C'était, à l'époque de Chrysippe, une question déjà classique de chercher si la vertu était naturelle ou acquise, et, dans ce dernier cas, si elle était acquise par l'exercice [jzxr^siz] ou par l'éducation intellectuelle'. La première thèse qui était (partiellement tout au moins) celle de Platon et d'Aristote est, dès l'abord, rejetée. Le fait qu'il existe une amélioration morale montre que la vertu n'est pas le résultat de la spontanéité naturelle*; l'état dïnnocence existe également chez tous : « la nature nous a donné des inclinations droites ^ ». Mais, de plus, la vertu est acquise par des moyens intellectuels. Chrysippe accepte sans doute qu'il y a à côté des vertus « théorématiques » , telles que la prudence et le courage, des vertus « non théorématiques » comme la beauté ou la santé de l'àme, qui dépendent avant tout de l'état de tension du hégémonikon*; mais ces vertus qui ne sont que des puissances, des efiForts, ne peuventêtre identifiées, comme l'avait cru Cléanthe, avec les vertus fondamentales, prudence ou courage ;