‹ ChrysippeChapitre 137 sur 166 · I. Cf. Arist. ap. DiOG. La., V · texte numérisé non relu

I. Cf. Arist. ap. DiOG. La., V

•->. Chrïs. ap. Dio<:. La., VII, 91 (.\r7i.. III, n" 223). Cf. poortant Cléaktbb (Arn., I, n* 566\

3. D. L.. VII. 89 (Ark., III, 53, 10). Non spoalanea esse delicta (ib., 11).

•i. La distinction est faite par D. L., VII, 90 (Arpc., III, n» 197), expliquée par Stobée, Ed. [a" 278). Elle Tient de Chrysippe comme le montrent les comparaisons de ce passage avec les fragments du De Affectibus; corop. 120, 31 et 68, 25; 121, 19 et 68, 27-32; 121, 27 et 68, 30; 123, 24 et Cic, Tusc 68, 44.

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2ii.2 LA VERTU.

elles n'en sont que des accompagnements S et comme des aspects qui s'ajoutent à celles-ci, sans les constituer au fond.

Si la vertu est, en son principe, de nature intellectuelle, il s'ensuit plusieurs conséquences : d'abord tout ce qui atteint l'intelligence 2, atteint la vertu ellemême, et la vertu peut se perdre; ceci est contraire à l'opinion de Cléanthe ; si la vertu est en effet résultat d'un effort, elle existe une fois pour toutes. Il en résulte également que c'est exclusivement pour des raisons intellectuelles, par des convictions irraisonnées (TuiôavoTYîTc;), ou par l'influence des opinions d'autrui que la vertu ne peut se développer chez l'enfant^, Chrysippe a rencontré ici une des difficultés les plus grandes de toute théorie intellectualiste, Torigine du vice; on ne peut recourir pour l'expliquer, ni à la mauvaise nature, ni aux mauvaises habitudes. Le vice vient d'abord des choses mêmes (ex rebus ipsis) : l'enfant, dès le début de sa vie, confond le plaisir avec le bien, à cause de tous les soins que l'on prend pour lui éviter les douleurs ;

1. Stob., loc. cit. : éuiytveijOai TaOtaiç, oùx è'ti xé/vaç oûaa;, àXXà Suvâ|i.Ei; Tivà;. La véritable raison est donc qu'elles ne sont pas des arts (cf. en opposition la distinction faite par Aristole entre la vertu et l'art, Eth. Nie, II, 3).

2. Par exemple l'ivresse et la mélancolie (D. L., VII, 127; Arn., III, n 237).

3. Pour ce qui suit, cf. Chalcid. Ad Tint., 165 (Arn., III, n° 229), qui contient bien la doctrine de Chrysippe comme le prouve la comparaison avec Gal., De Hipp. et Plat, decr., V, 5 (Arn., III, 55, 1).

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puis, plus avancé en âge, il en tire le principe que tout plaisir est un bien, et s'attache, comme à des biens, à tout ce qui peut procurer des plaisirs, la richesse, le pouvoir, etc. Le vice vient ensuite de tout le bruit que font les opinions de la multitude; les mères et les nourrices sont les premières coupables en faisant envisager comme désirable tout ce qui peut être agréable. A cette thèse sur l'origine du vice, se lie la très grande importance que Chrysippe attachait à l'éducation au berceau'.

La seconde question est celle de l'unité et de la multiplicité des vertus. Zenon et Cléanthe, contrairement aux thèses de l'école de Platon et d'Aristote, avaient pensé que toutes les vertus n'étaient que des aspects d'une vertu unique-. Cette unité de la vertu semble d'ailleurs découler tout naturellement de l'unité de l'àme réduite au logos ; car inversement chez Platon, la multiplicité des vertus vient de celle des parties de l'âme^. Cette doctrine de l'unité absolue de la vertu va très loin ; les vertus diWnes et humaines, masculines et féminines sont les mêmes*.

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