Sext., Adv. Math., XI, 22 (Arn., III
4. Cf. l'objection de Galien : Comment peut-il y avoir plusieurs Tertus si la puissance de l'àme est une? (Arn., III, 61, 34j.
vant les autres ^ De même que la force divine est présente tout entière en chaque dieu, seulement de façon différente, de même, dans chaque vertu, le droit log-os est présent tout entier avec sa rectitude 2; puisque toutes les actions vertueuses sont des actions droites (xaTopew[AaTa), toutes s'équivalent.
Si les vertus sont qualitativement différentes, l'éducateur peut de diverses manières et également fécondes, arriver jusqu'à l'âme du disciple. D'ailleurs, si les vertus sont des sciences, la dialectique ou la physique, dont la distinction est incontestable, sont également des vertus^.
t. DiOG. La., VII, 125 (Arn., III, 72, 31). Plut., De Stolc. repugn. ; Arn., II, 73, 13.
2. Cf. surtout Olympiod. In Plat. Alcib. pr. (Arn., III, 7 4, 23) qui rattache nettement la solution de ce problème moral à celui du polythéisme. Ce problème ne peut se résoudre qu'avec l'ensemble de la physique : la vertu agit (p. 75, 1. 20) ; donc, doit conclure Chrysippe, elle n'est pas manière d'être, ni relation, mais un quale; étant un quale (III, 60, 4), elle est suivant la définition de la qualité (II, 126, 27) un souffle qui s'étend jusqu'à la périphérie du corps (III, 49, 35) . Mais le mot quale a plusieurs sens (II, n» 590); il désigne tantôt la marque- distinclive en général, tantôt la marque permanente, enfin des caractéristiques permanentes, mais qui doivent se compléter par d'autres ; ces dernières sont les qualités proprement dites ou manières d'être du quale. Le vertueux (l'homme prudent) appartient à la seconde espèce (II, 128, 38), et la vertu à la troisième; elle est « manière d'être du vertueux » (III, 58, 19, comparé avec II, 129, 6). Il ne s'agit donc pas de faire de la vertu un être substantiel; cette théorie affirme leur lien au hégémonikon; mais elles sont liées en outre entre elles non moins par un lien logique de conséquence réciproque (àvTaxoXoyôîa) que, comme le montre le texte d'Olympiodore, par une compénétration physique.
3. Cf. rénumération des arts ou sciences comme vertus; l'art du roi,