LA PASSION EST CN JUGEMENT
pas en n'importe quel jusrement, mais en celui qui produit une impulsion violente et exagérée ' » ; ce passage aurait un sens par trop insignifiant s'il voulait dire seulement que pour qu'il y ait passion, l'opinion doit s'accompagner d'une impulsion; il s'agit plutôt de distinguer le jugement sur le bien qui ne provoquerait pas encore l'impulsion, du jugement de convenance qui la produit. Enfin, nous en avons la preuve la plus décisive, dans le soin que Chrysippc met à discerner le jugement-passion de Terreur -. A vrai dire, s'il s'agissait de l'opinion sur le bien et sur le mal, cette distinction serait impossible; une telle opinion est bien.
en eflet, une erreur, dans laquelle on prend ce qui n'est
■pas à rechercher ou à fuir pour ce qui est à rechercher
ou à fuir; il y a donc là un « assentiment à une reprc-
^sentation non compréhensive ^ ». Aussi est-il étonnant
lue Stobée nous déclare que le jugement sur le bien et le mal est une opinion, non pas au premier sens d' « as- [sentiment à une chose non compréhensive », mais au îcond sens de « croyance faible * ». Nous ne pouvons