‹ ChrysippeChapitre 145 sur 166 · A»., III, n · texte numérisé non relu

A»., III, n

2. Cette distioclion n'a pas été faite par Zenon qui appelle les passions des jugements erronés (Themistics, Arîi., I, 51, 17).

3. « Déraisonnable lorsqu'il s'agit de la raison ne signifie pas le mau- Tais raisonnement, mais la déviation de la raison. » (Ark., 111, 126, 29: Id., 113, 30; 114, 33]. Comp. Stob., Ed., III, 94, 35 sq.

4. Pour la distinction de ces deux espèces d'opinions, cf. Stobée, Ed. (kBH., III, 147, 4). Elles se rapportent à deox qualités différentes do sa^e (0. L., YII, 46: Arm., II, 39, 22, ài^pomcoata qui consiste i

2oG LA PASSION.

expliquer cette difficulté que par une confusion entre la oô^a sur le bien ou le mal, qui est une opinion dans le premier sens, et la -/.pfciç sur la convenance de la passion; celle-ci est, en effet, une opinion dans le second sens, c'est-à-dire une croyance qui manifeste non pas l'ignorance, mais bien la faiblesse de l'âme et son incapacité de ne pas céder. Il est vraisemblable que c'est pour sa théorie des passions que ces deux espèces de cô^a ont été distinguées par Chrysippe. C'est là le premier sens de l'intellectualisme de Chrysippe : et il est singulièrement plus profond que celui de ses prédécesseurs, et permet, tout en étant plus rigoureux, de mettre dans le jugement lui-même l'impuissance et l'absence de résistance aux représentations.

2° La deuxième différence porte sur les rapports entre les faits, et d'abord sur le rapport entre le premier fait et le second. Quel est le fait primitif? La faiblesse maladive de l'âme ou le jugement faux? On sait que lorsqu'il s'agit de la vertu, Cléanthe fait prévaloir les qualités d'énergie sur celles du jugement *; aussi peut-on s'attendre à ce qu'il voie la racine de la passion

donner son assentiment comme il faut, àveixaiôxT); qui consiste à ne pas céder au vraisemblable. (D'après la première définition on doit dans le texte de Stobée, 1. 6, supprimer le xaî ajouté par Saumaise, et prendre Ttçto xataXrnj^sw; ffUYxaxarîSetTÔai pour une glose destinée à expliquer TtpojtÎTCTEtv). Stobée [Ed., Arn., III, 92, 22) dit que, dans le cas de la passion, l'opinion est prise au second sens àdOevri; uTtoXirnî^iç. 1. Cf. chapitre ci-dessus, p. 240.

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