sq
3. I] emploie (I. 28) le mot 6p|i,r„ qui, puisqu'il s'agit d'un être raisonnable, signifie ici l'inclination, accompagnant le jugement, ordinairement désignée par ôçe|i:. Mais le terme générique opjiT) est sonrent employé pour le terme spécifique ôpe;i; (An?»., III, 40, ?0; 42, 5).
i. De rirtute mor., 10 (Arx., III, 119, 28).
Bref, et ce résultat assez inattendu est conforme à tous les textes cités par Galien, Chrysippe a donné un certain jeu au développement de la passion, par rapport au jugement ^ Pour cette raison, dès qu'on veut identifier le jugement ou décision qui produit la passion avec l'opinion fausse sur le bien ou le mal, la doctrine de Chrysippe paraît remplie de contradictions, dont on ne peut sortir qu'en supposant une cause productrice des passions différente du jugement et par suite irrationnelle. C'est dans ce sens que, par un retour à Platon, se développa la théorie stoïcienne avec Posidonius.
En tout cas, le but de Chrysippe, au milieu de toutes ces distinctions, apparaît clairement. « On définit ainsi (à savoir par le jugement) les passions pour faire comprendre non seulement combien elles sont vicieuses, mais à quel point elles sont en notre pouvoir^. » Cette théorie est à la base d'une thérapeutique : en corrigeant le jugement, on extirpera la passion. Cicéron reproche à Chrysippe d'avoir développé trop brièvement la partie du traité concernant ces remèdes 3.
Chrysippe paraît avoir pris pour principe précisément le contre-pied de l'opinion de son maître Cléanthe : celui-ci, pour remédier à la passion, enseigne la sagesse^.