Républ, IV, 434 b. c
3. Cf. les idées de Chrysippe sur la noblesse et l'esclavage ; il n'a rien à dire sur la noblesse et l'esclavage, considérés comme institutions sociales; il esta cet égard conservateur comme l'on pouvait s'y attendre. Pourtant au sujet de l'esclavage, il y a un grand progrès sur Aristote; bien que l'esclave reste différent du mercenaire salarié, en ce qu'il est esclave pour toujours et qu'il ne peut pas posséder, le fondement moral de l'esclavage et du salariat est le même : c'est un échange de service entre le maître et le serviteur ( « l'esclave... peut être un bienfait pour le maître, autant que le maître pour l'esclave ») (Sén., De ben., III, 22 ; Athén., Deipnos., VI, 267 b ; Abn., III, n°^ 351-353). Mais sur la prétendue noblesse de naissance, ou l'esclavage naturel, il partage l'opinion des cyniques (Ps.-PnjT., De nobil, 12; Arn., III, n° 350).