‹ ChrysippeChapitre 156 sur 166 · Dioo. U., VII. 128 Ahx.. 111. n · texte numérisé non relu

Dioo. U., VII. 128 Ahx.. 111. n

n'est pas encore arrivé à cette largeur de vues; et nous allons voir, chez lui, la cité divine devenir le privilège de quelques sages.

La justice comme vertu du sage, — L'idéal individualiste de la sagesse et de l'ataraxie est presque universel à l'époque stoïcienne; mais, dans les autres écoles, les relations avec les autres hommes peuvent bien s'ajouter à ce développement individuel, mais ils ne s'y ajoutent pas nécessairement, et, même alors, c'est l'intérêt de l'individu qui est seul en jeu ^. Ce qui distingue le stoïcisme de toutes les autres écoles, c'est d'avoir conçu les relations de justice avec les aulres hommes comme inséparables de la sagesse. De plus, Ghrysippe attache beaucoup d'importance à démontrer, contre Platon, que la justice est une vertu tout entière relative à autrui ~.

Ghrysippe démontrait par un raisonnement composé, que l'acte moral impliquait la justice. Le nerf de la démonstration consiste à considérer l'aspect particulier que prend l'acte moral, comme obéissance à une loi,

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